Une nuit à l’Oriental ?

Si vous rêvez de passer une nuit dans ce célèbre et historique hôtel ORIENTAL de Bangkok, ne vous gênez surtout pas car il vaut le déplacement en toute saison. L’accueil exceptionnellement raffiné vous séduira d’entrée. L’Extrême Orient dans vos mains c’est ici !

La vue de votre chambre à la fois sur le fleuve et sur la mégalopole s’éclairera à la nuit tombée avec un gros soupçon de romantisme pas du tout dépassé. Avec un peu de chance même la vue plongeante sur le jardin de l’Ambassadeur de France dont la Résidence est voisine… aidera votre esprit à s’envoler du côté d’Hemingway… et de tant d’écrivains et artistes passés par là.

Quant au restaurant, il faut y être passé le jour du buffet pour comprendre pourquoi cette réputation très « brunchée »… n’est pas usurpée.

Il n’en est pas vraiment de même d’une petit hôtel qui vient juste de s’ouvrir non loin de là et qui cependant offre le meilleur des conforts pour au moins dix fois moins cher la nuitée. Il est bien nommé ORIENTAL HERITAGE Residence et sa décoration à la chinoise dans cette rue agitée du quartier Charoeun Krung Road est tout-à-fait de bon goût, ce qui est rare à Bangkok.

Demandez la rue 30 (Soi sam sip) sur cette importante artère incontournable parallèle au fleuve Chao Praya. Située à l’opposé du grand ORIENTAL, par rapport à l’Ambassade de France, rue de BREST. Vous y serez ravis du design sobre et moderne, du confort, de la blancheur turquoise des lieux, de la propreté des chambres et de sanitaires assez originaux ; et au calme près de l’ancienne grande Poste de Bangkok transformée en lieu de conférences et de fêtes… derrière laquelle se cache plus ou moins le non moins célèbre restaurant VATEL au pied de la CAT TOWER, la tour des télécoms.

Restaurant d’application, à VATEL vous y serez servis par des étudiants en Hôtellerie, bien stylés à la française, et d’une gentillesse souriante qui fait oublier Paris, même si vous contentez d’un éclair ou d’un opéra au café qui le jouxte…

Seul bémol à Bangkok, un peu partout, si vous commandez un « Moka » (la ville de Mocca au Moyen Orient a vu naître le café !), vous risquez que l’on vous serve un … chocolat chaud ! Un sourire alors … les petits matins de Bangkok sont ceux de la Cité des Anges souriants, profitez-en dès l’aube.

JMDB

Cornes de rhinocéros saisies à Bangkok

Ce mardi 10 octobre à 18h30, à Bangkok, les autorités douanières et aéroportuaires thailandaises ont contrôlé le bagage à main d’un passager – probablement sino-khmer – s’apprêtant à monter dans l’avion du vol TH 584 pour Phnom Penh.

Une quinzaine de cornes, apparemment de rhinocéros, s’y trouvaient soigneusement emballées. Ainsi l’horrible trafic africain d’espèces protégées ou en voie de disparition passerait par le Royaume cambodgien, il est vrai de plus en plus ouvert au commerce chinois.

Pauvre trafiquant qui doit être fortement interrogé sur ses fournisseurs sans doute bangkokiens, au coeur d’une filière internationale, et devrait porter rapidement des chaines aux pieds … et pour un certain temps, les Siamois étant dans le domaine de la protection des animaux bien plus intransigeants que dans d’autres domaines.

JMDF

Rohingas pour chassés

L’image du Bouddha est celle de la Paix et de la plénitude. L’image du bouddhisme est celle de la méditation et de la recherche individuelle vers la voie sacrée du Nirvana…

Le Dalaï Lama tibétain incarne dans le monde d’aujourd’hui une présence conciliante pour aider chacun à comprendre et à agir sur son destin personnel. Homme de paix et de tolérance dans ce monde du renouveau des nationalismes.

Or les choses peuvent parfois changer lorsque le collectif prend en charge le religieux, ne laissant pas vraiment de place à la liberté de conscience, au même titre que les religions déistes que sont l’Islam et la Chrétienté… Les États deviennent responsables de la propagation des « canons » de la … religion d’État ! Les politiques (et les militaires !) encouragent alors le code et les pratiques religieuses parce qu’elles sont unificatrices d’un groupe de citoyens, d’une Nation.

Longtemps, le Bouddhisme ne fut pas considéré comme une religion et personne n’avait pensé à s’inquiéter de ce qu’un État se dise officiellement bouddhiste et défenseur du bouddhisme dans sa Constitution ! Or, il se passe des choses dans ce nouveau siècle qui interpellent !

Ce sont des bouddhistes qui dans la province d’Arakane font la chasse aux Rohingas au Myanmar. Une trentaine de moines seraient responsables des persécutions et de la destruction de villages Rohingas. Des moines assassins ? Des bouddhistes ?

De même, le 5 janvier dernier (2017), au Nord-Ouest du Sri Lanka, un centre de prière chrétien de Kithu Sevana a été attaqué par une foule menée par un moine bouddhiste. Ce n’est pas la première fois que ces lieux faisaient l’objet d’attaques. Cette fois le lieu de culte construit il y a 15 ans, a été complètement détruit.

Le sort des musulmans n’est guère meilleur dans ce pays. Un groupe radical bouddhiste, le « Bodu Bala Sena » (la force bouddhiste !) encourage le boycott organisé des commerces de la  minorité musulmane. Celle-ci a été contrainte d’abandonner le label « halal » !

C’est une spirale de violence qui envahit les pays bouddhistes sans doute exhorté par les dérives de l’Etat Islamique : des moines en robe safran demandent la démolition d’une mosquée datant du 10ème siècle dans la région de Kuragala (Sri Lanka) et viennent de tuer plusieurs musulmans de leurs propres mains (juin 2016) !

Le prix Nobel de la paix, Aung San Suu Kyi, adulée dans le monde entier mais aussi sur place au Myanmar, reste silencieuse devant l’extermination de musulmans par des moines bouddhistes birmans protégés par l’armée !

Seul le Dalaï-lama semble actuellement conscient des dérives répétées dans ces pays et il s’inquiète en dénonçant le silence, depuis plus de quatre ans. Le fanatisme n’est pas bouddhiste, dit-il. Mais alors ? Que se passe t-il ? Cette « philosophie » qui n’était pas une religion serait-elle en passe d’en devenir une ?

Mandalay, la deuxième plus grande ville du Myanmar vient de connaître aussi des scènes de violence lors du dernier Ramadan. Des hordes de moines brandissant des couteaux ont tout saccagé, magasins, domiciles, et fait de nombreux blessés parmi les Musulmans pétrifiés. Où ceci s’arrêtera t-il ? Les moines bouddhistes assassins se multiplient…

Alors que l’on sent de plus en fort l’odeur immonde d’un « génocide » lié à la religion dans des pays bouddhistes, voici que le plus proche conseiller « musulman » de la Dame de Yangon (puissante préchi-précha de la paix, de l’amour et de la compassion, de la conciliation et de la … diplomatie…) vient d’être brutalement assassiné en fin janvier 2017.

Il suffit d’ailleurs de se rendre à Yangon pour s’apercevoir que les moines sortent des pagodes pour exhorter les foules mettant en avant leurs portraits à tous les coins de rue, comme feraient les politiques, pour rassembler et fanatiser les croyants.

Peu à peu contre d’autres croyants ?

Le nucléaire au Cambodge ?

Le Royaume du Cambodge est le pays de l’ASEAN ayant le plus de besoin d’importer l’essentiel de son électricité.

Avec un développement tous azimuts de son économie, des investisseurs nombreux et un nombre de touristes sans cesse croissant, les besoins sont criants et il n’est pas rare 25 ans après la fin de la guerre de trouver des coupures passagères de courant dans certaines villes. Les campagnes, elles, ne sont pas prêtes d’être toutes pourvues.

Certains observateurs avaient souri lorsqu’il y a deux ans l’idée d’une centrale nucléaire au Cambodge avait surgi, avec la Russie en ligne de mire, parmi les solutions envisagées au sommet pour le plan décennal de développement des énergies. L’erreur semblait manifeste et le projet une … illusion.

Mais non, les Français qui ont transmis aux Chinois leur technologie de pointe ne savaient pas qu’un jour cet avantage pourrait atteindre comme une boule de billard son ancien Protectorat en train de se siniser partiellement !

En effet, la Chine et le Cambodge, nouveaux grands amis dans la région, viennent de finaliser un pré-accord sur le thème de l’énergie nucléaire. Certes, on est très loin de l’implantation d’une Centrale mais l’accord porterait sur la recherche et la formation et sa signature définitive représenterait un premier pas dans le sens de ce qui commence à ne plus être considéré comme un rêve de production d’électricité cambodgienne.

Il est de plus en plus vrai que le Cambodge regarde vers le futur et que l’ambition grandit de devenir un réel petit dragon. Le dragon thaï, lui, semble à l’arrêt, et ses projets de train électrique à grande vitesse ne décollent pas encore.

Pas besoin de s’enflammer sur ce projet cambodgien encore trop lointain et un peu fumeux. Mais le gouvernement ne cesse de marquer des points de Petit Poucet sur le chemin d’un développement durable et de distiller de l’optimisme.

Après tout, dans dix ans de développement de l’énergie solaire, ou dans vingt ans d’évolution politique, bien des choses auront changées.

 

 

 

 

Et l’accord avec les Russes sera oublié …

 

JMDF

 

 

 

 

Injuste Justice.

Dans la plupart les pays de l’ASEAN, si pas tous, le problème de la Justice reste une question essentielle pour les peuples soumis à l’arbitraire.

Pas de justice sans liberté pour les Juges d’appliquer impartialement le droit. Et surtout pas de Justice sans séparation des pouvoirs. Or, où les systèmes judiciaires de ces États sont-ils non-dépendants du pouvoir exécutif ? Comment pourraient-ils l’être ?

Déjà que, dans bien de ces pays, le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif sont tellement proches, et sans réelle « surveillance » de contre-pouvoirs libres, des médias qui sont eux bien surveillés, qu’il est plus que probables d’y voir des travers possibles. Confusion des genres. Là est la source des premières formes de despotisme. A laquelle il faut ajouter la présence de militaires parmi les députés à la Chambre, tout comme au sein du gouvernement. Le droit devient alors raide.

Reste à savoir si les juges finalement ne portent pas un uniforme, eux-aussi, pas une robe, non, un(e) uni forme un peu bas mais très éloquent lorsqu’ils sont alors tous plus ou moins, comme on dit … « à la botte » ! Le sourire asiatique de circonstance. Celui qui dit oui en pensant non.

Et quid des avocats ? La même forme, tout va bien ?

JMDF

« Le Building » de Phnom Penh

Le « Building » à Phnom Penh c’est dans le fond un mot français !

Quatre cents familles y vivent là depuis l’Indépendance puis l’évacuation de la Capitale par les Khmers Rouges et leur retour avec l’Occupation vietnamienne. Sans jamais avoir évidemment le moindre titre de propriété. Du précaire durable. Entre 3 et 4000 personnes concernées… Quatre générations parfois.

Avec le temps cet immeuble blanc devenait de moins en moins blanc. Les terrasses devaient souffir d’infiltrations à chaque saison des pluies.

Après la guerre, cet immeuble très bien situé en ville, non loin des jardins bordant le fleuve Mékong, à un carrefour d’Ambassades et de grands hôtels est resté en l’état du fait qu’il abritait des familles nombreuses tellement pauvres que leur seule richesse était ce toit délabré. Cinq niveaux de pauvreté, d’humidité et de saleté parmi les petits artisans, les détritus et les rats…

Certes, avec le temps les familles s’étaient organisées pour faire vivre cet endroit et quelques chambres rénovées pouvaient encore sembler accueillantes. Mais la  rénovation guettait ces dernières années. Elle arrive. Les familles quittent leur appartement avec un dédommagement satisfaisant, un peu moins révoltant que dans d’autres quartiers comme le Lac de Boeung Kak. Sans doute un projet japonais (Arakawa) derrière cela y est-il pour quelquechose… sur les compensation accordées par le Ministère de l’Aménagement du Territoire.

D’ici la fin de la saison des pluies l’ensemble immobilier devrait être détruit et en  commencera la construction d’un immeuble de 21  étages.

Il est vrai qu’un étage serait alors réservé pour les familles qui voudraient revenir … !

Un beau geste pour un bel immeuble qui s’éteint

En même temps que s’estompent plein d’histoires de vies …

Dont la mienne lorsque je fus évacué vite fait par deux amis cambodgiens à la famille de qui je rendais visite en 1993 par un escalier de secours tout noir parce qu’ils me savaient soudain en grand danger.

JMDF

 

Ça croît au Vietnam ! Et ça roule …

La croissance économique du Vietnam (6% cette année ?) est de plus en plus visible.

A l’œil nu, les visiteurs, particulièrement à Saïgon, se rendent compte que tout change très rapidement. La population croît, le nombre de véhicules aussi mais la circulation est assez bien gérée à travers un urbanisme en plein boum.

Dans ce pays encore communiste où cependant la liberté d’entreprendre et de gagner de l’argent est possible depuis plus d’une décennie, non seulement le « Plan » est bien conçu puisque les infrastructures suivent assez la croissance économique. Quant aux initiatives privées, elles florissent. Les vieux bâtiments sont rénovés. Les grands immeubles se multiplient. Les boutiques de luxe arrivent.

Ainsi une classe moyenne est vraiment en train d’apparaître même si elle laisse sur le bord de la route des pauvres qui essaient de gagner trois sous sur les trottoirs… Ce qui fait la force de cette croissance c’est la bosse commerciale des Vietnamiens. Peuple souvent apparenté à son ennemi du Nord, les Vietnamiens ont en commun avec les Chinois de ne pas être rétif au travail, aux efforts, au courage de prendre des risques. Ils « veulent » réussir. Et pas que dans l’agriculture et dans l’industrie touristique.

Le pays est trop bien situé pour ne pas profiter des flux commerciaux de l’ASEAN. Il en profite pour développer ses ports, en particulier celui de Da Nang, par où passent des containers de plus en plus nombreux qui accompagnent le développement industriel et la logistique de tous les types de transport.

Les investisseurs étrangers ne s’y trompent pas. Ils sont maintenant plus présents tels ceux de la construction automobile. Certes, 90% des pièces détachées sont importées et bien des voitures restent chères aux yeux de la population (celle de la main d’oeuvre bon marché !) qui roule partout en grand nombre sur des motos japonaises, mais aussi vietnamiennes. Cependant la voie est tracée pour le développement futur.

Reste à savoir si le gouvernement dirigeant une administration toujours super centralisée parviendra à adapter sa politique économique de croissance vigoureuse, de même rythme ou presque qu’en Chine ! (Laos et Cambodge sont à 7% de croissance) alors la Thailande dépasse à peine les 3%), avec des mesures fiscales moins protectionnistes alors que ce mot dans le monde apparaît un peu moins tabou.

En attendant, ça roule …

Le Vietnam s’est éveillé, c’est évident !

JMDF

 

 

Les mangroves en ASEAN

L’Indonésie est le pays le plus riche en mangroves de tous les membres de l’Anastase (ASEAN), avec 4 251 000 hectares, loin devant la Malaise – 630 000 ha – et la Birmanie – 517 000 ha, et aussi plus loin des autres comme le Vietnam, les Philippines et le petit Cambodge (qui compte, lui, des mangroves originelles jamais dégradées).

La mangrove est un marais maritime regroupant des végétaux spécifiques principalement ligneux, comme les palétuviers, installés sur des côtes basses dans les régions tropicales. Ce milieu très particulier, souvent hostile au développement du tourisme (des racines-échasses gênent la circulation et la vue) est d’une richesse incroyable pour la survie de la planète.

C’est d’abord un écosystème. Non seulement les mangroves fournissent une production halieutique importante, nécessaire aux populations côtières (seule nourriture le plus souvent) et aussi forestières, à certains endroits exploitables avec parcimonie, mais elles représentent le meilleur « fournisseur » de biomasse de la planète. Elle peuvent donc participer à lutter contre le réchauffement climatique.

Ce qui ne cesse d’inquiéter les observateurs et les écologistes c’est que bien souvent ces endroits longtemps méprisés deviennent exploités et se dégradent sur l’ensemble de la planète … autant que les forêts.

Alors que les mangroves peuvent non seulement protéger les côtes, freiner les possibles tsunami, résister aux cyclones, mais aussi représenter un espoir face au risque de dérèglement climatique et de la montée des eaux,

celles des océans et aussi de l’embouchure des rivières… !

JMDF