Le Jute est indien

La fibre naturelle de « jute » (Corchorus) est un des espoirs du textile dans ce nouveau siècle. Le jute, en effet, connaît aujourd’hui une étonnante image positive dans le monde.

En sac biodégradable, ou sur les podiums des défilés parisiens de haute-couture, cette matière éco-responsable a su se présenter comme une alternative durable aux matières plastiques à supprimer progressivement, et dont la culture serait surtout plus respectueuse de l’environnement que les autres matières textiles (le coton et le chanvre).

La fibre de jute est une plante haute de deux mètres qui pousse comme un arbuste avec des racines en terre et un climat chaud et humide de type tropical. Il existe deux plantes légèrement différente, le jute blanc et le jute rouge. Elles ne supportent ni la sécheresse ni l’inondation (contrairement à certaines autres cultures comme le riz).

La production mondiale actuelle est de plus de trois millions de tonnes. Des efforts sont entrepris depuis vingt ans pour son développement et la diversification de ce produit très marqué par la production séculaires de simples « sacs de jute » ; mais se trouvent souvent freinés par la non-rentabilité des investissements (exemple de la tentative des Philippines). La France essaie de développer la fabrication de « toile de jute » à partir de fibres importées.

Grâce à son climat humide, l’Inde en est historiquement le premier producteur mondial (environ 40 % est du jute indien). Aujourd’hui, on peut même parler du développement de l’industrie indienne du jute. Elle connaît un certain essor (toile de jute et nombreux produits dérivés) et fait de cette fibre naturelle un atout pour le pays, tant pour la consommation locale que pour les exportations.

Le Bangladesh, le voisin au Nord de l’Inde offre un climat équivalent chaud et humide et une main d’oeuvre bon marché qui en fait le second producteur mondial.

Ensuite la Chine dans les zones où le climat le permet, et aussi le Myanmar sont producteurs… Le Cambodge tente actuellement de réintroduire la culture du coton et du jute.

JMDF

Le Khmer, un peu black ?

Oui, les Khmers, plus exactement les Khmers-Mons, sont les descendants du peuple Munda, originaires du sud de l’Inde, avant que de nouvelles civilisations viennent envahir et repousser les autochtones.

Les Khmers-Mons refusèrent de se soumettre aux nouveaux arrivants et préférèrent l’exode plutôt que de perdre leur culture et leurs traditions, dont l’une des routes les conduisit vers le nord-est. Originaires du sud de l’Inde, ils ont progressivement migré vers la Thaïlande, le Cambodge, jusqu’à la mer de Chine, intégrant le bas Mékong ; ils ont bâti un Empire, ont construit des villes grandioses, des temples majestueux et des capitales. Aujourd’hui, on les appelle tout simplement : Les Khmers.

On sait aujourd’hui que les plus anciens vestiges de l’architecture khmère, découverts à ce jour, datent du VIe siècle après J.-C., et que les monuments constitutifs de l’ensemble d’Angkor se sont succédé sans interruption de la fin du IXe siècle au début du XIIIe.

jmdf, Copie texte de Jean-Claude Kroussar

La Chine avance ses pions commerciaux

Le Partenariat économique régional global, qui réunit 15 pays asiatiques, est entré en vigueur le 1er janvier 2022. Ses membres dont, et pas des moindres ! le Japon et la Korée du Sud, espèrent que cette initiative, menée par la Chine et qui englobe environ un tiers du commerce mondial, les aidera à se remettre de la pandémie. 

Il s’agirait de la plus grande zone de libre échange au monde en-dehors de l’Europe, des USA et … de l’Inde !

Un texte très ambitieux dont on parle peu dans une Europe refermée sur-elle-même ; et pourtant avec déjà beaucoup de difficultés. Suppression de droits de douanes, commerce électronique et même … marchés publics, sont concernés.

JMDF