* Hun Sen, d’abord un brave troufion (1). Ensuite, une aventure militaire extraordinaire (2).

Attention, cet article 1 demande une suite qu’il vous faut consulter 2 (* NOEL)

Rappel / La dictature des Khmers Rouges (KR) et leur génocide (contre le peuple khmer), c’est : 1975-1979.

En 1976, commencent des purges au sein de l’armée dirigée pat Pol Pot et ses acolytes. En 1977, les dirigeants ne sont pas satisfaits des résultats de leurs actions et sentent des résistances au sein même de l’Organisation appelée ANGKAR. Les purges internes apparaissent et commencent à toucher des cadres mêmes de l’organisation.

Au début de l’année 1978, pour échapper aux purges qui se multipliaient dans la hiérarchie de l’Angkar, en particulier envers ceux qui pouvaient avoir du sang vietnamien dans leurs veines ou dans leur famille, l’un des officiers Khmers Rouges, le Commandant Hun Sen, décida de rejoindre les forces Vietnamiennes à l’Est de la province de Kompong Cham.

Le Vietnam avait gagné la guerre contre les Etats-Unis mais les Cambodgiens avaient été souvent victimes collatérales. Ceux des provinces de l’Est haïssaient les bombardements américains qui avaient si longtemps et si durement pilonné le Cambodge, pourtant pays non aligné.

Le jeune Capitaine Hun Sen, engagé militairement dans la jungle à l’âge de 15 ans, originaire de la province de Kompong Cham, blessé au combat, celui qui n’avait que 20 ans lorsqu’il « prit » Phnom Penh avec sa brigade de gamins, en 1975, était devenu Commandant au sein de l’armée du Kampuchéa Démocratique.  Conscient deux ans plus tard de l’échec des leaders et du drame qui se jouait pour la population décimée, il décida de fuir dans le pays voisin, espérant sans doute sauver sa propre peau mais aussi se sentant prêt à combattre en militaire aux côtés des Vietnamiens.

Après de longues journées de marche à travers le Cambodge, traversant les plantations, parfois caché le soir dans la jungle, évitant les pièges et quelques mines, il parvint à franchir la frontière au sud de Memot mais il fut alors immédiatement refoulé au-delà de la frontière cambodgienne.

Seul ou pas ? Il se dit qu’il avait alors une poignée d’amis avec lui puisque d’autres, notamment des militaires, tentaient la même chose durant ces semaines-là, avant les fortes chaleurs de l’été cambodgien.

Obstiné, Hun Sen tenta une seconde fois (seul cette fois ?) de passer la frontière et il réussit à pénétrer au Vietnam. Il fut arrêté quelques centaines de mètres après avoir franchi la frontière. Et puis jeté immédiatement en prison et interrogé. Là, il subit des interrogatoires durant des jours et des semaines, soupçonné d’être, non pas un militaire en fuite mais un espion envoyé par les KR.

A la longue, toujours de sa prison, il réussit à convaincre les Vietnamiens que son objectif n’était pas d’espionner le pays voisin mais de pouvoir se mettre à lutter contre les Khmers Rouges, ses anciens amis. Comme un résistant.

Les mois suivants, d’autres cadres de l’Armée Khmère Rouge rejoignirent le Vietnam. Tous se retrouvèrent dans un camp de rééducation. Des cours de communisme leur furent donnés et ils obtinrent alors le droit de créer une organisation politique et même militaire contre-révolutionnaire ayant pour but de reconquérir leur pays.

Ensemble, ils eurent l’accord du Général Veng Tïèngtïam Dung pour constituer le Front Uni National pour le Salut du peuple Khmer (FUNSK), pour renverser Pol Pot. Henh Samrin, originaire lui aussi de Kompong Cham en était déjà un des leaders !

Deux mois après son arrestation, HUN Sen et quelques amis (Penn Sovann, Chea Sim, Heng Samrin ?) sont autorisés à s’infilter sans armes (?) au Cambodge pour une mission d’observation des forces en place alors que la famine règne partout ….

Le but des Vietnamiens est de vérifier qu’on peut compter sur ces gens-là et de pouvoir mettre sur pied une possible réflexion militaire, voire une stratégie. Pour le FUNSK, cette mission est aussi l’occasion d’encourager des compatriotes à fuir le régime et à les rejoindre. La résistance apparait alors à ce moment.

À son retour, le Commando espion expliqua la situation au gouvernement vietnamien qui accepta d’envisager une future attaque commune. Six mois plus tard, les forces contre-révolutionnaires cambodgiennes représentaient environ 10 000 Khmers. Ils étaient rassemblées dans la ville de Dông Nai et peu à peu équipés par les Vietnamiens pour un éventuel combat.

Les KR semblaient inconscients que l’armée vietnamienne était maintenant libre des Américains rentrés chez eux. Attaquer un poste frontière VN, ou une île, ce qui fut le cas, dans ces conditions, c’était ignorer la puissance de feu disponible derrière lui. Et des troupes bien « aguerries ». C’est pourtant ce qui se produisit. Le communisme maoïste soutenu par la Chine contre le communisme pro-russe commit cette stupide faute !

Les Vietnamiens étaient exaspérés par la situation cambodgienne et les attaques génocidaires contre des Cambodgiens d’origine vietnamienne. Dans le même temps, le monde occidental (les KR siègeaient à l’ONU !) commençait à s’interroger sur ce qui se passait réellement à PP mais personne ne bougeait. Les gens mouraient de faim. Les Vietnamiens, eux, grâce justement aux infiltrés, connaissaient. Les Chinois essayaient de modérer les uns et les autres, mais …

HUN Sen et ses amis militaires khmers,  (dé-) formés à l’idéologie communiste vietnamienne (et russes, après les rêves maoïstes des KR), attendirent pendant des mois le moment que les Vietnamiens de Hanoï choisiraient pour intervenir ensemble.

Sûrement après la fin de la saison des pluies, se disaient-il !

JMDF  /  A suivre … NOËL 1978. Ne manquez pas la suite  !

Jours fériés pour nouvel an chinois ?

Au Cambodge, le Ministère de l’industrie et de l’artisanat s’active depuis un an à essayer de supprimer des jours fériés, afin de rendre l’économie cambodgienne plus compétitive.

Or, voici que le Nouvel An Chinois se pointe cette année dès le 24  janvier et va durer au moins trois jours. Un arrêt total et la fête trois semaines après les grandes fêtes du Nouvel An international 2020. Evènement que ne connaissait même pas le Cambodge il y a 30 ans mais maintenant tellement populaire que bien des entreprises sont contraintes de baisser pavillon.

Le Cambodge compte 27 jours fériés, tandis que son voisin vietnamien octroie une dizaine de jours seulement. Alors que le Ministre voudrait réduire d’une semaine le mois de congés pris de fait par les employés cambodgiens, l’élan pro-Chinois que connait le Cambodge remet à plat cette idée. Trois jours pour le Têt, le nouvel an Vietnamien concomittant du Chinois ?

Au moins d’avril prochain, le Nouvel An Khmer ce sera du lundi 13 au jeudi 16. Autant dire que les deux week-ends seront des temps de grande transhumance et … des vacances. Qu’importe, le croissance cambodgienne « croît » et les salaires des « petits » sont stables.

La productivité des usines est en question mais comme les investissements chinois sont très nombreux dans l’industrie textile, bien des ateliers de production ferment en cette fin de semaine. D’ailleurs, les écoliers ce vendredi sont déjà tous rentrés chez leur parents …

On ferme !

Ceci dit, bonne année du Rat à vous tous …

JMDF

U-Tapao capital de Siam

Trois aéroports pour la Capitale Thailandaise ?

Le plus ancien des aéroports de Bangkok, aussi le plus proche, est celui de Don Muang. Il est très utilisé encore aujourd’hui mais uniquement pour l’ensemble des compagnies à bas coûts et pour certaines lignes domestiques.

C’est l’ancien Premier Ministre Taksin qui créa le second aéroport il y a près de vingt ans avec une ambition qui semblait démesurée : Suvarnabhumi. Il est lui aussi fonctionnant à sa pleine capacité actuellement. Moderne et fonctionnel, relié par une voie expresse à péage, c’est un outil remarquable à moins de 30 km du centre de Bangkok et il attire autour de lui des entreprises et des pôles logistiques.

C’est maintenant une troisème étape dans la vie des voies aériennes de communication du pays qui se met en place avec le projet de développer l’aéroport provincial de U-Tapao, une base aérienne américaine de la deuxième guerre d’Indochine, actuellement de plus en plus utilisée pour les vols charters. U-Tapao est situé à plus de 150 km au Sud de la Capitale, au delà de la ville de Rayong, elle-même située au-delà de la station balnéaire si courue de Pattaya.

Un troisième aéroport international va donc voir le jour et, en même temps, la création d’une ligne moderne de « train express » est prévue pour relier les trois centres aériens.

Ce chemin de fer à grande vitesse devrait permettre aux passagers de parcourir une distance entre les trois plate-formes aériennes d’environ 220 kilomètres et ceci en moins d’une heure chrono.

Le projet d’aménagement du territoire est ambitieux pour permettre de désengorger les activités de Bangkok. Diverses industries seront encouragées financièrement à se rapprocher du nouvel aéroport et tout ce qui est lié à l’aviation et à l’aéronautique serait promu dans ce nouveau périmètre.

Les autorités cherchaient autrefois à déplacer la Capitale qui s’enfonce dans les eaux au fil des ans. Le déplacement sera donc aérien !

JMDF

Réchauffement au Cambodge !

Niveau historiquement inquiétant de l’hiver cambodgien !

Cette année 2019- 2020, ce qui est souvent un « hiver doux » au Royaume du Cambodge – décembre et janvier – deux mois où le thermomètre peut descendre en-dessous de 20° la nuit, il n’y a quasiment pas eu de froidure… du tout !

La nuit à moto, les années précédentes, il fallait toujours prévoir un blouson pour « couper » l’air froid. D’ailleurs, pas mal de Cambodgiens fin novembre ont sorti le leur de bon matin pour aller au travail. Le mien est resté au clou tout ce temps. A peine une écharpe certaines nuits. Les journées à 30° c’est anormal en cette saison et cela promet un été très rude dans les tous prochains mois …

L’Australie fait peur actuellement et n’est pas si loin ! Nos 40° de forte chaleur risquent fort de grandir aux mois d’avril et de mai.

D’ailleurs, il suffit de regarder l’état des rivières… Le manque d’eau fait réfléchir. Et puis …

Le Mékong a atteint un niveau historiquement bas en pleine saison des pluies de juillet à octobre dernier et le cours du Tonle Sap s’est inversé avec trois mois de retard d’après les relevés de la « Mékong River Commission » (MRC) alors qu’en novembre la Fête des eaux est le point de réjouissance de ces hautes eaux.

Mi-juillet, au cœur de la première partie de la mousson, à la confluence du Tonle Sap et du Mékong, les niveaux relevés étaient inférieurs de 2,5 mètres à la moyenne habituelle. C’est réellement inquiètant.

Plusieurs chercheurs prédisent pour cette année la pire des sécheresses sur le bassin inférieur du Mékong, c’est-à-dire principalement le Cambodge et le Delta vietnamien. Les forêts de bordures du lac inondées par le Tonle Sap grossissant pendant plusieurs mois, sont un habitat favorable pour la reproduction des poissons migrateurs venus du Mékong lorsque celui-ci se déverse dans la rivière et le Grand Lac. Cette année, le niveau de l’eau est notoirement insuffisant et cela ne peut qu’affecter la reproduction de certaines espèces et avoir des conséquences terribles pour les pêcheurs.

Les marais dans les campagnes sont presque partout déjà asséchés en janvier 2020. Les habitants ramassent les poissons à la main…

Plus dur sera demain.

JMDF

Jurons ensemble

Jurer, insulter, s’exclamer,
Rien que de plus habituel dans certaines circonstances de la vie qui vous poussent à sortir un mot face à une surprise ou la découverte d’une situation, cocace ou franchement désagréable ! Le juron peut aider à évacuer quelque chose. C’est une respiration…

« Merde », et « Merdum » plus sobre, sont les plus usités en France depuis le Général Cambronne.

Pour ma part, je pratique surtout « Bon sang » car je ne n’aime pas le juron si répandu « putain », encore moins le blasphématoire « Bon dieu ». Mais il faut reconnaitre que varier ceux-là avec : « Bigre », « Parbleu », Fichtre », est chouette mais moins classe qu’avec : « Dame », « Diantre » ou le populaire et féminin « Mazette ».

Pour faire dans le populaire, certains jurons signifient seulement la surprise désagréable comme : « Saperlotte », « Saperlipopette », « Sacrebleu », « Morbleu », « Scrogneugneu »… D’autres l’insulte sur la base du mot « sale » : Saleté, Salaud, Salopard !

Pourquoi donc revient-elle souvent la couleur bleue ? Jarnibleu, Morbleu, Vertubleu, Parbleu. En fait, « bleu remplace « dieu » pour ne pas blasphémer, tout simplement au fil du temps.

Car ils sont multiples ces jurons-là liés à la religion : Cordieu, Mordieu, Tudieu, Ventredieu, Pardieu… et le joli juron phonétique « Dédiou », (au lieu de « nom de dieu »).

Mais les plus jolis prennent le temps de s’exprimer sans vraiment nommer la cible. Des expressions : Nom de diousse, Nom d’un petit bonhomme, Nom d’une pipe, Nom d’une pipe en bois du japon, Jarnicoton, Purée, Passencore, Ventre-saint-gris, Charogne, Péloponèse, Kesako…

Plus communes, des insultes grossières : Enfoiré, Con, Connard, Cornecul, Crétin, Cornichon, Malotru, Moncul, Enculé, Branleur, Foutre, Genfoutre.

Ou tendentieux : Scélérat, Malfrat, Mafieu, Communard, Vendu, Jaune, Mal baisé…

Jurons animaliers : Chien ! Pie, Corbeau, Charognard, Morpion, Vache, Chèvre, Guenon, Pisse d’âne !

Plus culturel : Bachibouzouk ! Ectoplasme, Malabar, Bigleu, Baltazar, Chinawatra, … K.R., Polepottamerd.

Enfin, faites-vous plaisir et soyez créatifs avec des jurons imagés plus que des insultes : Trumpette, Macaron, Depardieuva, Du-tronc, Sansévérinocéros, France2minutes, Hors Scène, Sanmanche, Lloriskezépéril, Gardien de putes, et même : Mandandamêmeplus, Pas vu Pas pin, espèce d’O.M. !

ou encore : Banane, Pisse-froid, Enfumeur, Carpette, Espèce 2,

Journaleus !

Pistecyclap !

Toussepourris !

« JM2F » 2020