Dans le monde des « droits humains » où l’on aborde avec lucidité les droits de l’Enfant, il est d’actualité de se poser la question des outrages physiques irréversibles opérés sur des enfants à la naissance, ou peu après, pour différents motifs, la plupart du temps pour motif religieux, sinon pour un motif d’hygiène qui avait sa raison d’être au Moyen Age.
La mère qui a mis au monde un enfant, quel que soit son genre, porte une responsabilité de respect sur son intégrité physique et ne…
La Thaïlande envahit à nouveau son voisin. Le Cambodge habitué à plier un genou.
Les Thaïs, depuis des lustres, n’apprennent pas leur propre Histoire. D’où viennent-ils ?
Pas un chercheur universitaire n’oserait tirer un tableau exact de l’asservissement des Khmers par les rois thaïlandais. Sous peine de « lèse-majesté » il serait vite décapité.
Or, cela fait deux siècles que le discours officiel siamois tente, et réussi, de créer un narratif nationaliste expliquant la perception thaïe de l’Histoire d’un pays qui se serait fait tout seul depuis toujours.
Pour raison de « thaïtude » les khmers vaincus depuis cinq siècles doivent être ignorés asservis, méprisés. Ce sont des empêcheurs de thaïtude car ils voudraient dire aux Siamois que leurs temples sont khmers, de même que leur langue, leur process d’administration religieuse et royale, leur art de la danse apsaresque er même leur boxe dite thaïe sont des éléments tangibles de la civilisation khmère que les Siamois ne cessent de nier.
Les dirigeants thaïs font la même chose aujourd’hui face à un peuple bien « thaïitudisé » depuis que le sol a donné au pays son changement de nom. Un peuple qui a asservi les Khmers-Issans jusqu’à bannir leur langue et leurs lignées. Comme si Buriram et Surin n’avaient jamais été khmers.
Un peuple (également servile ?) à qui ses dirigeants et ses professeurs complices ont enseigné le mensonge, qui méprise les Khmers et qui pense que ce sont les voisins qui attaquent leur pays pour leur voler des territoires.
C’est une erreur historique, actuellement dénoncée au Cambodge. Et pas seulement…
La culture siamoise thaïe vit dans une sorte de mensonge depuis des siècles pour créer sa propre histoire civilisationnelle et le résultat est plutôt satisfaisant, il faut le reconnaître, au niveau mondial.
Mais la culture erronée est entrée en politique et dans l’éducation de plusieurs générations avec le changement de nom que bien peu de chercheurs ont expliqué. La terre, la lande, est devenue un plus clairement un enjeu. Destin nationaliste bien évidemment de fait et de par l’éducation.
La modernité des médias de ce siècle, les échanges, le tourisme ont contribué à occulter l’attitude siamoise et partant, la culture asservie du voisin kh.
Les Khmers avaient baissé un genou lorsque le seigneur thaï exigeait sa visite docile à Bangkok, les bras chargés de cadeaux. Un siècle durant. Jusqu’à ce que les Cambodgiens baissent le second genou devant les Français en les suppliant de les sortir du joug thaï !
Ce fut fait. Et Français et Siamois signèrent un traité en 1907 pour mettre fin à cette période de l’Histoire. La frontière existe et est reconnue par les deux pays. Elle existait et elle existera.
Que se passe-t-il aujourd’hui ? Les politiques et les militaires ont besoin d’un nouvel épisode de « thaïitude » et le grand patron pilote de la Royal Air Force en premier, probablement.
Un Français en vient à se dire que la France qui est présente dans le Pacifique, prête donc un seul chasseur Rafale au Premier Ministre Hun Manet, et un pilote éventuellement, sur le tarmac du nouvel aéroport de Phnom Penh, et la guerre risquerait de se reporter, enfin, sur le plan diplomatique.
Et la frontière posée calmement sur les cartes de 1907.
Que chacun rentre chez soi et respecte son voisin. Au moins sur la frontière. Les rivalités de familles, les casinos, les arnaques en ligne, … sont d’autres sujets.
Le conflit entre les deux royaumes, Thaïlande et Cambodge, ne s’est pas endormi avec le cessez-le-feu, bien au contraire. Il ne se passe pas un jour sans que des nouvelles nous parviennent de la frontière. Ou plutôt des frontières ! Tant il reste de difficultés de rapprochement des lignes et des bornes depuis que les militaires les plus puissants ont amené des rouleaux de barbelés qui atteignent, vu d’ici, la souveraineté du territoire khmer en isolant certaines familles dont les maisons sont maintenant en territoire… ennemi !
La détention de soldats khmers « enlevés » sans armes dans la province essentielle de Preah Vehear ne cesse, de part et d’autre, d’alimenter les « fake news » dans un contexte de guerre de la presse qui ne retombe pas. En bonne santé, dit la Croix-Rouge…
Il est vrai que, vu du Cambodge, personne ne peut comprendre ce marchandage humain dans un conflit qui concerne certes quelques centaines de mètres carrés de terre et de vieux sites archéologiques, mais surtout des millions de dollars et divers intérêts de pouvoirs, financiers et politiques, de part et d’autre, de casinos et probablement de diverses nébuleuses holdings aux passeports douteux !
Un quelconque traité de paix dans le contexte actuel pourrait survenir et régler durablement le conflit entre les deux pays ?
Certainement pas. Sauf pour satisfaire le président américain. Impossible au regard de la dimension profonde et large prise par le conflit, tant dans les relations diplomatiques, commerciales et humaines.
Sur le plan humain, les choses se sont un peu décantées depuis trois mois. Il faudrait sans doute ajouter, hélas… En effet, les Thaïs sont considérés dans toute la région comme racistes et belliqueux, les Khmers sont primaires, statiques et hypocrites. Cette guerre ne fait qu’exacerber l’esprit national siamois qui méprise tous les étrangers et particulièrement le peuple khmer. Chacun sait désormais – y compris apparemment aux USA – que le conflit frontalier a été manipulé par les militaires thaïs pour des raisons de politique intérieure. N’est-ce pas d’ailleurs le clan des Premiers et Premières ministres ?
Quant à la possible brutalité khmère du premier jour de conflit armé, elle s’explique par le fait que le pays, sorti de la guerre civile et revenu à un développement économique de bon aloi et séduisant, n’avait pas prévu :
D’une part, les débordements de divers résidents mafieux et d’entreprises mafieuses plus ou moins khmères ;
D’autre part, que se développait « au vu et non su ! » probablement de certaines autorités, les « games » actuellement dénoncées sur le plan international. Un laxisme pour le moins coupable.
La seule chose certaine aujourd’hui, c’est que la haine du Siamois, enfouie dans les soubresauts de l’histoire khmère depuis deux siècles, est ressortie ravivée pour longtemps et qu’une nouvelle jeunesse, rassemblée autour de ses leaders militaires, sait désormais dans quel sens… se passe l’invasion militaire.
À charge en ce moment des tentatives diplomatiques pour la Thaïlande et ses dirigeants politiques de retrouver les élans disparus de fraternité, ceux observés après les Accords de Paris d’octobre 1991 et qui conduisaient si bien au passage des touristes d’un pays à l’autre et à la croissance économique de voisins aux intérêts communs.
Heureusement, les parties se parlent. Et Donald se pointe. Au risque de futures désillusions de paix durable.
Vu du Cambodge, l’accord signé par les autorités politiques et militaires de la Thaïlande et du Cambodge, ce 7 août 2025, était fortement attendu depuis trois jours à Phnom Penh où la tension de la guerre marquait à la fois les esprits et de grandes parties de la population khmère laborieuse. Les négociations allaient-elles aboutir ? C’est donc une satisfaction et un soulagement.
Les manifestations nationalistes, notamment de la jeunesse cambodgienne, s’estompent. La visite des blessés dans les hôpitaux commence alors que les milliers de déplacés tardent à rentrer chez eux et à reprendre le travail des rizières.
Le Président du Sénat, Hun Sen, se réjouit publiquement d’entendre les jeunes chanter l’hymne de l’indépendance pour répondre à cette période de tension et d’affirmation de souveraineté.
Cependant, si la rue pense la paix acquise à Kuala Lumpur, d’autres savent que la route sera encore longue avant de retrouver la stabilité aux frontières et surtout le rétablissement de relations diplomatiques. Préalable à tout, puis des relations commerciales puis la réouverture des points de passage. Les autorités elles-mêmes le savent mais restent silencieuses.
En fait, cet accord n’est qu’un simple “cessez-le-feu”, confirmé cette fois, avec des obligations dans chaque camp, et hautement surveillé, à la fois par des observateurs et par l’assistance technique et matérielle de la Malaisie et des États-Unis. Sous le regard de la Chine. Rien d’autre. On est loin d’un traité de paix.
Les discussions n’ont porté que sur les zones contestées ayant donné lieu à des affrontements mais rien n’est réglé sur les causes concrètes des incidents. Quid de la pose d’un commun accord de marques et bornes frontalières ? Ce qui signifie que rien n’est aujourd’hui négocié sur le chemin d’une paix durable. Vu du Cambodge, les positions restent les mêmes. Les craintes également.
Sans doute faut-il du temps pour que le calme l’emporte sur la haine et la colère. Mais comment deviner où est le chemin et quelle est la prochaine étape. La confiance a été brisée. Difficile à Phnom Penh de voir aujourd’hui clairement l’échéance de son retour. Alors on reste confiant mais sur la défensive.
Tel est le projet du gouvernement royal du Cambodge
Le Cambodge est encore un pays rural. 70% de la population vit dans les campagnes.
Depuis des décennies, voire des siècles, les paysans cambodgiens vivent sans eau courante ni électricité. La tradition des vendeurs d’eau a heureusement quasi disparue alors que les entreprises de forages de puits se sont multipliées dans les petites villes et que les analyses de la qualité de ces eaux n’apparait pas satisfaisante. Il n’en reste pas moins que les jarres sont « la source » d’eau du quotidien de la plupart des gens dans les zones éloignées. L’eau manque encore un peu partout lorsque les jarres de l’eau de pluie sont vides.
Le gouvernement a donné l’impulsion à force de directives et de financement vers les provinces pour que les gouverneurs fassent évoluer dans les toutes prochaines années cette situation (plan 2024 – 2027).
A la merci du choix des gouverneurs provinciaux, la disparité entre les zones risque de perdurer un certain temps. L’éloignement d’une ville reste encore un frein à l’entreprise d’adduction d’un village aux ressources limitées.
En revanche, pour « l’électricité pour tous les Khmers », le développement de politiques volontaristes du nouveau Premier Ministre HUN MANET avancent plus vite depuis deux ans. Contrairement à l’eau, une Société publique, EDC (Electricité du Cambodge), présente à la fois des moyens et de l’expérience pour participer à un maillage plus grand et sûrement plus rapide sur l’ensemble du territoire.
A l’heure où Donald Trump veut annexer le Canada !
Le nom, « Canada », vient du mot Iroquois, »Kanata », ce qui signifie « terre » ou » village ».
En 1534, le navigateur breton, Jacques Cartier, à été guidé par les habitants indiens de l’actuel Québec jusqu’au village de Stadacone.
On dit aussi que les Espagnols n’ayant rien trouvé sur place l’aurait nommé : » il capo de nada » qui, contracté devient « Ca nada »… La France, au XVI ième siècle, consacra le nom CANADA sur ses cartes de la vallée du Saint-Laurent.
Les Britanniques et les Français vont en découdre plusieurs fois et en 1763, la France cède la totalité de ses colonies à ses « ennemis intimes ». Les nouveaux américains tenteront en 1812 de coloniser ce Canada d’alors et provoquent une deuxième guerre d’Indépendance contre les « british » qui se soldera par un statu quo territorial.
Dès 1867, la Confédération se crée et c’est le début de l’unification. Il en résultera un immense territoire, le deuxième plus grand pays du Monde, dernière la Russie, l’actuel Canada.
Bordé par 3 océans et 3 frontières, Groenland ( Danemaeque), Française ( St Pierre et Miquelon), USA (la plus grande du Monde, près de 9000 km).
Resté attaché à l’Empire Britannique et au Commonwealth, le Canada a un Roi, Charles III, mais est dirigé par un Premier Ministre élu.
C’est une monarchie constitutionnelle qui dispose de deux chambres, du même type que le Sénat et l’Assemblée Nationale, en France.
BZ
Voilà la réponse à Trump : DE NADA !
Publié JM 25 05 25
mais 01 09 24 par Bernard ZIEGLER, le grand cyclotourist européen
Un soubresaut économique au Cambodge ? Pas certain que tout soit rose.
Le Cambodge vient de connaître 25 ans de croissance soutenue avec plus de 7 % en moyenne de 1995 à 2020.
Et même 8,3 % avant le Covid 2019 !
Et badaboum ! La crise liée au Covid a tout anéanti ou presque sur le plan de la croissance, même si la pandémie avait été bien gérée sur le plan sociétal, voire social. Depuis lors, l’économie du Cambodge vit une succession de soubresauts. J’en dénombre ici trois dont le dernier est incertain.
Le premier fut un sacré soubresaut, marquant le redémarrage post-pandémie en 2021, avec un PIB corrigé de deux points pour atteindre 3 %, tandis que l’industrie touristique, premier moteur de la création de richesses au Cambodge, peinait à retrouver un niveau stable et suffisant. Le gouvernement modifiait alors la Loi sur les Investissements pour attirer plus de projets d’activité en multipliant les « Incentives » ! La construction d’un port touristique à Kampot, l’inauguration d’une méga ferme-solaire, de nouveaux équipements routiers suivaient la rénovation urbaine très réussie de la Ville de Siem Reap.
Le second soubresaut a suivi le changement politique voulu par l’ancien premier ministre Hun Sen qui a confié les rênes du pouvoir à son fils et choisi de mettre une nouvelle génération à la tête de la plupart des ministères. Un projet de canal détournant le cours du Mékong pour rejoindre la mer a déclenché une mobilisation générale des acteurs économiques et de la population. Le PIB des années 2022 et 23 a rebondi à 5% et l’optimisme régnait, notamment sur une reprise des exportations puisque la balance commerciale du pays est toujours légèrement déficitaire…
Cependant la population reste à plus de 70% rurale, une urbanisation rapide est certes en cours mais l’agriculture représente plus que le quart du PIB. Elle recule mais au fur et à mesure naissent des soucis nouveaux liés à l’éducation et aux emplois. L’insécurité grandit dans la Capitale alors qu’à Sihanoukville des bandes de Chinois sont arrêtés et renvoyés chez eux menottés.
Heureusement, les banques se multiplient et recrutent… Mais d’où vient cet afflux d’argent ? Des investisseurs chinois certes mais la Chine en crise économique traîne cependant des pieds en 2024 pour seconder le petit Royaume qui souffre avec un taux de croissance qui s’effrite. La balance commerciale suscite des inquiétudes : 55 % des exportations du Cambodge sont destinées aux États-Unis et à l’Union européenne, tandis que les importations en provenance de ces mêmes régions ne représentent que 5 %.
Porté par les secteurs des services (tourisme, banques, transport), le Cambodge repose également sur le textile, largement dominé par des investissements chinois destinés à l’exportation, ainsi que sur la construction, elle aussi largement influencée par la Chine, mais qui contribue à la fois à l’activité économique et à la création d’emplois. Dans le même temps, la part de l’agriculture dans l’économie recule, bien que la production de riz continue de progresser tant en qualité qu’en quantité. Malheureusement, le tourisme reste limité à une fréquentation saisonnière, avec des séjours souvent brefs.
2024 fut une année morose pour l’économie cambodgienne. La vente de produits électriques, de fruits et légumes et du caoutchouc progresse mais ne parvient pas à compenser la baisse du textile et des services touristiques. La chute de 7% de l’importation des hydrocarbures traduit l’essoufflement de plusieurs secteurs. Déjà, une tension sur les exportations de panneaux solaires qui baissent.
La venue récente du Président Xi Jinping à Phnom Penh a remis les pendules à l’heure. Sans doute va t-il aider pour la construction du projet gigantesque de Canal Techo et annoncer des hordes de nouveaux touristes ? Certes, la saison touristique est assez bonne et le nouvel an khmer se passe dans l’euphorie avec une population de classe moyenne qui a fait son apparition depuis une décennie et se déplace maintenant dans tout le pays pour rendre honneur aux temples d’Angkor.
Ainsi, dans le royaume l’optimisme revenait le 15 avril au soir (Songkran se dit Choulchnam en khmer) jusqu’à cette annonce le 21 avril des tarifs douaniers par Donald Trump et, en particulier les panneaux solaires photovoltaïques soumis à… 651% de droits pour entrer aux USA ! Certes c’est un dossier de plusieurs années qui avait alerté les Américains de Jo Biden sur les panneaux solaires fabriqués au Cambodge par des entreprises chinoises. Le Cambodge n’était pas le seul pays concerné puisque la Thaïlande, la Malaisie et le Vietnam connaissaient des investissements identiques.
Pourquoi ces taux visant à anéantir un quart des exportations du Cambodge et pourquoi ces différences de traitement avec les pays voisins ? Les panneaux exportés de Malaisie, Thaïlande et Vietnam subiront des droits respectivement de 34,41 %, 375,19 % et 395,85 %.
Ces taux de droit sont de nature à bloquer toute exportation, exception faite pour la Malaisie. Le risque est donc que Kuala Lumpur prenne ces prochains mois les parts de marché de Phnom Penh. Décidément le dernier soubresaut attendu à toutes chances de ne pas avoir lieu.
Au contraire, le retour au 7% de croissance semble, en l’état, très difficile à imaginer et encore plus à réaliser dans ces conditions de guerre globale des tarifs. Atteindre 5% de croissance économique serait déjà une performance sur l’ensemble de l’année 2025.
Le lotus sacré ou lotus d’Orient, connu par les botanistes sous le nom binomial de Nelumbo nucifera, est une plante aquatique répandue dans toute l’Asie
C’est aussi la fleur nationale de l’Inde et du celle Vietnam. Les Cambodgiens l’appellent « chhuk » (ឈូក), les Chinois le connaissent sous le nom de « lian » (莲 [lián]).
On connaît bien le lotus pris comme symbole de pureté dans l’hindouisme et le bouddhisme, ou comme symbole de rectitude dans la Chine ancienne (voir par exemple le fameux éloge du lotus du lettré chinois Zhou Dunyi).
L’utilisation décorative des fleurs de lotus est aussi répandue. Les Cambodgiens aiment en plier les pétales pour créer des effets très esthétiques (voir l’article traitant de ce sujet).
En Birmanie et, plus récemment, au Cambodge, des fibres extraites de la tige du lotus servent à filer des fils utilisés pour tisser des étoffes recherchées et luxueuses.
Cependant, l’utilisation alimentaire du lotus n’est pas à négliger non plus : presque toutes les parties de la plante peuvent être consommées.
Procédons dans l’ordre, « de bas en haut ».
La partie visible du lotus qui émerge au-dessus de la surface de l’eau est portée par un rhizome qui se sent à son aise dans les fonds vaseux des lacs et des étangs. La forme de ce rhizome, une fois qu’il été dégagé de la vase et nettoyé, évoque pour les Chinois le bras et l’avant-bras d’une jolie jeune fille potelée. Le rhizome est percé dans sa longueur de sept à neuf orifices. La peau du rhizome est de couleur crème, la chair est d’une blancheur immaculée.
Le rhizome peut se consommer de multiples façons : cuit ou cru, salé ou sucré, coupé en rondelles ou détaillé en bâtonnets, sauté, frit, en soupe, farci de riz glutineux et longuement cuit à l’eau… Dans la région de Suzhou, en Chine, on confectionne des beignets de tranches de lotus farcies à la viande de porc, que l’on appelle « boîtes de rhizomes de lotus » (耦盒 [ǒuhé] ou 藕夹 [ǒujiá]). Au Cambodge, le rhizome de lotus débité en tranches épaisses est souvent cuit dans une soupe avec des travers de porc.
La chair du rhizome de lotus peut également être transformée en farine alimentaire qui s’utilise en Chine comme ingrédient dans de nombreux desserts. La médecine chinoise traditionnelle prête à cette farine de nombreuses vertus, notamment pour le système digestif.
A partir des rhizomes poussent les tiges, ou pédoncules, qui porteront les fleurs au-dessus de l’eau. Les jeunes tiges tendres, qui sont également percées de nombreux trous qui les parcourent sur toute leur longueur, sont appréciées par les Cambodgiens pour leur texture croquante, dans des salades, des plats sautés, des soupes. Lorsque la tige est sortie de l’eau et que la fleur se forme, elle n’est plus comestible : elle est trop dure et comporte de nombreux filaments indigestes. (Ce sont ces filaments qui serviront à filer le fil évoqué au début de cet article).
Les feuilles de lotus sont la matière première d’une boisson théiforme réputée bonne pour la santé.
Ces feuilles sont traitées industriellement : elles sont d’abord chauffées, puis mises à sécher, et enfin broyées. On trouve en vente des sachets de thé de feuilles de lotus. Les jeunes feuilles de lotus servent encore à emballer un « dim-sum » (bouchée à la vapeur cantonaise), composé de petits morceaux de poulet accompagnés d’autres ingrédients ; elles apportent un parfum apprécié à cet en-cas. D’autre part, le pouvoir hydrofuge des feuilles de lotus est bien connu : les feuilles servent souvent à emballer des aliments qui doivent rester hydratés, comme les nouilles de riz fraîches (នំបញ្ចុក [num banh-chok]) très appréciées des Cambodgiens.
Les pétales des fleurs sont également comestibles. Ils sont un peu coriaces, mais peuvent servir à emballer du « prahok au lait de coco » (ប្រហុកខ្ទិះ [prâ-hok khtih]), du porc haché agrémenté d’épices et du redoutable prahok, ingrédient indispensable de la cuisine cambodgienne, fabriqué à partir de poisson mis à fermenter.
Les pétales flétris et séchés sont parfois recueillis et mis à infuser pour produire une boisson théiforme à laquelle on attribue de nombreux bienfaits pour la santé : réduction du stress, régulation de la pression artérielle, contrôle du niveau de sucre dans le sang… Au Vietnam, les étamines de la fleur sont également utilisées pour parfumer certains thés.
Les faux-fruits, enfin, qui ressemblent à une pomme d’arrosoir, lorsqu’ils sont secs, sont appréciés des fleuristes qui les utilisent volontiers dans leurs compositions florales.
Mais surtout, les graines (des akènes) qu’ils abritent présentent un intérêt gastronomique certain. Elles peuvent être consommées crues, en guise de friandise. Il faut alors les débarrasser de leur peau verte et coriace. Elles peuvent aussi être mangées cuites, entières, sans autre accompagnement ; il faut toutefois bien veiller à enlever le germe vert niché au centre de la graine, qui est très amer.
Au Cambodge, débarrassées de leur peau, elles sont torréfiées pour être transformées en graines croquantes (appelées គ្រលីងឈូក [krô-ling chhuk]).
Ces graines sont aussi utilisées dans des soupes, des plats sautés, et de nombreux desserts, notamment dans le fameux « riz aux huit trésors » (八宝饭 [bābǎofàn]) chinois. A partir de ces graines, on confectionne également une pâte, qui entre dans la composition de divers desserts, notamment dans celle des « gâteaux de lune » (en chinois 月饼 [yuèbǐng], en khmer នំព្រះខែ [num preah khae]), offerts et dégustés dans toute l’Asie orientale à l’occasion du dixième jour du dixième mois du calendrier luni-solaire chinois.
Pascal Madeville cité par Le Petit Journal Cambodge Janvier 2025
« Suis-je un descendant de Froissart ou de Carpeaux » ? Comme je le suis Morel de mon père et Caron de ma mère ?
Jean-Baptiste CARPEAUX, né comme moi à Valenciennes, dans les Hauts-de-France, avait un fils prénommé Charles. Celui-ci n’avait que cinq ans quand son père devenu très célèbre est mort.
Charles CARPEAUX est né à Paris en 1870 la où son père travaillait sur de multiples commandes publiques de sculptures. Ce fils, le seul, est mort à 34 ans dans la ville de Saïgon au Vietnam, en 1904 (donc en Indochine !) ?
il aurait été atteint d’une maladie tropicale.. Rapatrié à cause de sa maladie, il y serait retourné tellement passionné par les temples et l’architecture.
CHARLES était architecte et photographe. Passionné par les temples khmers, il était revenu en Indochine, au Cambodge, pour y faire des photos !
Ayant travaillé au Musée Indochinois du Trocadéro (aujourd’hui Musée GUIMET) , il s’était initié aux sculptures khmères. Il avait ensuite intégré l’Ecole Française d’Extrême-Orient.
Dans ce cadre, en 1901-1902, il est parti visiter le Kampouchii, le nom d’alors du Cambodge, pour atteindre les nombreux temples d’Angkor. En Annam, aujourd’hui Vietnam il séjourne à Duong Duong et dans le sanctuaire de My Son (Vietnam ? ) .
Il est ensuite retourné à Angkor pour une mission consistant à faire des photos complètes du Bayon d’Angkor. Et c’est là où il est tombé malade.
Il serait considéré, à son époque, comme un pionnier de l’architecture des sites khmers et un spécialiste de la statuaire khmère.
Après la mort de Charles, sa mère – soucieuse de son image – a récupéré ses croquis, photos, carnets de voyage, etc. et les a conservés et publiés ?
En 2019, le Musée des Beaux-Arts de Valenciennes lui a consacré une exposition sous l’angle : « Pour un voyage à travers le Cambodge et le Vietnam » !
Etrange, ce lien tarabiscoté entre l’oeuvre légendaire « Ugolin » de Jean-Baptiste CARPEAUX, son père, que je ,entionne dans mon roman paru en 2024 et qui s’intitule « PARTIR… » et publié aux Editions du Mékong à deux pas de SAIGON -et le Cambodge où je vis depuis trente ans !
En effet, à Phnom Penh, les archives de l’EFEO tiennent la réponse et surtout un livre !
Croissance revue à la baisse par la Banque mondialeEn décembre 2024, la Banque mondiale a révisé sa projection de la croissance économique du Cambodge à 5,3 % cette année ; contre 5,8 % précédemment. Elle pourrait atteindre 5,5 % en 2025 et 2026, toujours inférieure à la période pré-Covid (8,3 % entre 2000 et 2019). Malgré un rebond du commerce extérieur, du tourisme et des IDE, le pays est toujours confronté à une reprise mondiale plus faible que prévu (notamment en Chine), à un secteur immobilier morose et à une augmentation rapide des créances douteuses (actuellement estimées à environ 7 % en moyenne). Dans le même temps, l’inflation devrait s’établir autour de 2,2 % en 2024, comme en 2025 et 2026. De plus, le déficit du compte courant devrait atteindre 1 % du PIB en 2024, mais sera couvert par l’entrée continue d’IDE. Pour renforcer sa résilience et sa compétitivité à long terme, le Cambodge devrait promouvoir davantage les réformes structurelles (diversification des exportations & amélioration du climat des affaires), fiscales (mobilisation des recettes intérieures), et poursuivre sa consolidation budgétaire.Source: Brèves de l’ASEAN