L’Inde des paradoxes

L’Inde commencerait-elle à devenir un problème mondial ?

A quelques semaines de la COP 21 à Paris, comment ce pays, souvent appelé le « continent indien », tant il est grand et surpeuplé d’une population colorée, unique, hétérogène, dispersée, mais liée par un pouvoir central fort et par des traditions, des rites et des usages, parfois respectés, sinon respectables ou bien peu respectables, par des routes bancales et des aéroports surchargés, … comment ce pays va pouvoir … réagir aux besoins de la planète ?

Tiraillée la modernité et l’archaïsme social, la société indienne, organisée par castes, oublie depuis longtemps et pour longtemps les Droits de l’Homme et surtout ceux de la Femme et de l’Enfant, du Pauvre, du Handicapé et de l’eunuque … les droits à respirer, à aimer la vie et à vivre libre ! Pourtant dans ce fatras social, certains y voient … la liberté des paradoxes !

L’Inde maîtrise en effet dans le même temps toute la chaîne spatiale. Oui, aujourd’hui, c’est l’heure des fusées indiennes. Depuis les lanceurs spatiaux jusqu’aux satellites les plus sophistiqués. Mieux même, l’Inde est capable d’envoyer des sondes spatiales et de créer une base indienne géostationnaire, ce qui en fait le seul pays, avec les États-Unis, à avoir réussi une mission martienne réussie.

Sur le plan informatique, l’Inde s’est dotée des moyens d’être en avance sur tous les pays du monde et le pays crée sans cesse dans ce domaine des emplois modernes de services utiles à toute la planète. Mais entre les textiles, les piments, les curry, les rivières et les diamants, les couleurs sont trop paradoxales pour créer une nation unie au monde.

Car… l’Inde est un monde à part. La pollution est endémique. Les villes sont surchargées. La circulation y est folle, et participe, comme les usines, à la production non maîtrisée de parties fines et de gaz à effet de serre… L’Inde bouddhiste respire les extrêmes et trouve cela fatal. On voit mal comment elle pourrait réagir rapidement à la COP 21 sans sacrifier – encore – les populations les plus pauvres.

Ce n’est que l’un des paradoxes ! Invraisemblable.

Ah ah Ah oui ,vraiment, la planète est, et sera, mal gérée.

L’impasse n’est jamais un cul-de-sac !

La Thaïlande se cherche une Constitution !

Le National Reform Council (l’Assemblée nationale désignée par les militaires) vient de refuser le 6 septembre dernier le projet de nouvelle constitution (pourtant suivi et inspiré par le gouvernement militaire réformiste). Il se pourrait même que ce soit des militaires qui auraient fait basculer le projet de Constitution rédigé par des civils après des mois de discussion plus ou moins stériles des intellectuels de tous bords !

Mais que se passe t’il donc ? Est-ce grave ?

Les Thais ne sont jamais d’accord sur rien. C’est leur côté français ? Non, depuis des années il y a une incompréhension croissante entre les groupes sociaux. Dans le genre « querelle des Anciens et des Modernes » où chaque partie explique : les modernes et les démocrates c’est nous ! Une pointe de latente xénophobie crée un nuage entre eux que personne ne veut voir …

A croire que la langue thaïe pourtant riche, ne parvient pas à exprimer des concepts qui soient compris par tous. Sans doute est-elle trop poétique, mélodieuse, ambiguë, douce, polie, ou trop peu concrète…? Dans le genre dire oui quand on pense non ?

Rédiger un tel texte serait-il la solution pour régler les différents entre les Rouges, les Bleus et les Jaunes ? Certains le pensent. Alors que c’est impossible dans un contexte d’hypocrisie autant que de « crisis …

… impossible sans d’importantes réformes et des changements culturels, voire de langage. Sans probablement un changement fondamental du système éducatif qui prendrait 20 ans…

A croire que ce serait une Constitution qui changerait le pays et le ferait sortir de son impasse. L’idée même de démocratie n’est jamais comprise autrement que par le mot élections. Comme si rien ne changeait… !

Même le mot « liberté » devrait se décliner … Personne n’y entend la même chose. Au moins avec ce mot c’est clair : c’est un cul-de-sac.

P.S. : certaines mauvaises langues pensent que « quelqu’un » cherche à gagner du temps par ce report … Mais qui donc et pour quoi ?

Des Thaïs de quel genre ?

Septembre 2015 est une date importante pour l’évolution de la société thaïe.

En effet, le Parlement venait de voter un peu plus tôt le Thai Gender Equality Act.

Le Journal Officiel – la « Royal Gazette » – a maintenant officialisé une loi qui condamne les discriminations entre les sexes et dont la grande nouveauté tant attendue par la communauté LGTB est de considérer qu’il y a les sexes masculin et féminin mais aussi les autres qui ne se reconnaissent pas dans les deux premiers !

Un grand pas est donc fait dans une société où le « gap », comme ils disent, est énorme entre … le dit et le non-dit, l’autorité de l’homme (visible mais relative) et celle de la femme (relative mais puissante), entre la tolérance (liberté sexuelle) et la non tolérance (tout ça n’existe pas !), entre le pragmatisme (le Bouddhiste accepte) et le bandeau sur les yeux (Ce ne sont pas des Thaïs) …

Le droit vise à renforcer une réalité sociale et sociétale et entame un changement culturel, celui l’acceptation d’une Nation unie mais diverse, ou plutôt celui d’un discours possible qui mettra du temps à unifier la diversité dans un nationalisme trop souvent exacerbé…

La Thaïlande est sans doute, avec le Brésil, une des sociétés les plus tolérantes en matière de genre, d’épanouissement personnel hors-contraintes, et où les communautés trans-genres sont les plus nombreuses, les plus installées, voire les plus … épanouies ?

Désormais une évolution dans le droit va contraindre la population à non seulement respecter l’égalité des hommes et des femmes, mais aussi à reconnaître … qu’il en existe d’autres personnes qui ont les mêmes droits.

Bref, c’est la fin d’un négationnisme.

Le Cambodge prépare son budget 2016

Au Cambodge, comme ailleurs, la fin d’année économique et parlementaire est marquée par la préparation du Projet de Loi de Finances pour l’année 2016. Quel sera le Budget du Cambodge l’an prochain et sur quel point les efforts de développement seront-ils portés ? Les informations filtrent peu mais la communication laisse percevoir des perspectives de continuité.

2015 s’avère une bonne année dans tous les domaines, comment sera 2016 ?. L’Éducation continue d’être une priorité et d’investir sur l’avenir de façon prometteuse, avec sans doute un peu plus de moyens. Ensuite vient l’Industrie. On se demandait pourquoi l’important homme d’influence était passé du poste de Ministre du Commerce au portefeuille de l’Industrie et de l’Artisanat qui semblait a priori moins important ! Que nenni : le Gouvernement Royal vient le mois dernier de présenter aux acteurs économiques un ambitieux plan décennal de développement industriel du pays.

L’Agriculture commence sensiblement à bouger dans toutes les provinces. C’est heureux. Il y a un tel retard … La mécanisation fait son apparition. Des collectivités villageoises participent à un investissement trop longtemps absent dans les domaines traditionnels. L’élevage reste un peu à la traîne tant en quantité qu’en qualité. La consommation progresse mais les produits importés hélas aussi.

Néanmoins, pas de véritable changement fondamental de cap à espérer : la gouvernance est bien en place, l’économie parallèle reste florissante, les businessmen n’ont pas trop de soucis à se faire pour s’implanter ou s’enrichir. L’important est de savoir s’y prendre et d’accepter le pays comme il est !

L’industrie touristique continue sa progression et la prochaine saison touristique qui commencera en novembre se présente bien pour la fin de cette année comme pour le début de l’an prochain. L’attraction balnéaire fait une percée autour de Sihanoukville et de son aéroport. Les marges de progression sont encore très grandes, avec Kep et Kampot. Sans oublier les projets énormes qui se construisent dans les îles. La formation aux métiers de l’Hôtellerie souvent dans les esprits reste cependant à la traîne, c’est le moins qu’on puisse dire.

Les rentrées fiscales sont en constante progression. Pourtant il ne semble pas que l’égalité devant la loi fiscale soit universelle. La formation des fonctionnaires de contrôle non plus. Il est vrai que l’intégrité est la seule valeur qui ne progresse pas. La gestion douanière apparait cependant plus saisissable qu’auparavant. Des progrès de l’Etat de Droit sont parfois perceptibles.

La stabilité financière est à l’image de la monnaie locale. Elle confirme sa petite place au quotidien du marché et sa parité avec le dollar se maintient sans problème.

N’en doutons pas, la Chine, très présente au niveau des investissements publics jouera encore un rôle essentiel, notamment dans les domaines de l’énergie et des Mines, de l’Industrie et du commerce des matières premières. La liaison Phnom Penh / Siem Reap se terminera après trois ans de travaux. Un nouveau pont… un nouvel autopont … mais toujours le même … P… ?

… le même embouteillage pour rejoindre l’aéroport agrandi de Pochentong ? – Temps de trajet doublé depuis cinq ans. La Chine risque bien d’investir prochainement sur une ligne aérienne !?

… et le même lac urbain de Boeung Kok, comblé de sable ? – Les tractations vont bon train derrière la gare … !

… et Manhattan-sur-Mékong ? – Toujours en projet dans la tête de certains. Les richissimes aux quatre bras…

Bref … Avec un PIB en progression de plus de 7 % en 2015 (Notez bien que la Thaïlande fait dans le même temps difficilement : 2 % !) , l’estimation budgétaire repartira sans doute sur une prévision de au moins 7 % pour 2016. Ceci apparait des plus logiques et des plus réalistes.

Le gouvernement royal du Cambodge (GRC) compte sur un meilleur système de taxation et son élargissement pour se donner les moyens d’agir. Il semble réellement bloquer les ventes de bois. Mais il faut dire qu’il ne reste plus autant de forêts primaires qu’il y a vingt ans … Il compte aussi sur le maintien de l’aide internationale et des grandes banques (les petites banques cambodgiennes se multiplient. Bizarre ?). Socialement, le leadership du GRC recherche le calme et négocie avec les entreprises textiles des hausses salariales mesurées. Ce qui ne veut pas dire que tous les salaires deviennent décents. Mais le textile se porte bien et crée encore des emplois. La croissance de la consommation étant perceptible, l’exemple du textile devrait faire des émules en 2016 dans le tissu social des petits services, principalement celui du commerce et de la restauration (hausse des salaires de 5 à 10 % ou rattrapage de la hausse des prix ?)..

C’est une année en principe calme et sans bataille électorale. Le petit dragon maintien une progression constante. C’est bien et plutôt rassurant dans cette région ASEAN où le marché doit s’ouvrir.

Au Cambodge, on peut s’attendre à tout ; mais le premier ministre garantit en personne la stabilité, alors croissons !

Migration sauve qui peut

Un ami en vacances dans les îles grecques me communique ce témoignage telle une photographie instantanée et remet ainsi en cause certaines de mes pensées :
 *
« Une réalité des migrants syriens‎ dans les îles grecques.
L‎esbos est une des îles du nord de la mer Egée, une des plus grandes îles de Grèce. Très verte, 11 millions d’oliviers, elle est entourée de belles plages et compte environ 90 000 habitants.
‎Sa particularité est aussi de disposer d’une longue côte, facile d’accès par la mer, orientée au nord et à l’est  à moins de 4 km des côtes turques.
‎On découvre ainsi des kilomètres et des kilomètres de plages, le plus souvent de galets, entièrement recouvertes de canots pneumatiques éventrés, de vêtements, de chaussures et de milliers de gilets de sauvetage ! On y voit aussi des bouées encore gonflées, des brassards, des flotteurs pour enfant, à l’effigie des héros de bande dessinée.
‎Une atmosphère lugubre règne ici.
 On retrouve ceux qui ont tout quitté sur les routes. Ils doivent parcourir 60 km à pied, sous un soleil de plomb, portant parfois les plus jeunes enfants dans leurs bras. Dans un petit sac à dos, qui tient lieu de tout bagage, ils ont emporté tout ce qu’ils pouvaient. De longues files s’étirent et on découvre, à chaque virage, un nouveau groupe. Ils rejoignent Mytilène où ils tenteront d’embarquer sur un ferry pour rejoindre la Grèce continentale. Ils ne savent pas encore le chaos qui les attend sur le port.
Ils sont des milliers. Une petite escouade de policiers harnachés contre les émeutes tente, vainement, de maintenir un semblant d’ordre. Des échauffourées éclatent ici et là entre migrants, l’épuisement se fait sentir, les regards sont apeurés.
‎La solidarité est présente, chacun tente un geste, une parole, une grappe de raisins ou l’accès à un jet d’eau. Mais c’est surtout le sentiment d’être démuni qui l’emporte, impuissants face à l’ampleur du drame qui se déroule ici.
Les migrants ne sont ni des mendiants, ni des délinquants, ils fuient et ils marchent. »
*
Comme en Palestine, que fait-on pour arrêter ces guerres, ces drames, ces situations inhumaines ? Où est le gendarme du monde ?

remerciements aux lecteurs

jardin froissartAnniversaire de ce Blog !

Voilà : un an depuis le 31 août 2014,

50 articles, 55 commentaires et 4 001 lecteurs provenant de 15 pays différents dont 5 en Extrême-Orient !

Ce n’est pas énorme mais c’est satisfaisant.

En vivant en Asie, avec une écriture responsable, il est difficile d’aborder tous les sujets et de dévoiler la profondeur d’une pensée pour traiter chacun d’eux en quelques lignes. A charge pour le lecteur de prendre plaisir aux doubles sens de certains questionnements.

Merci à vous. Au plaisir. A bientôt.

JMDF

N.B. : Depuis l’ouverture du blog et sa structuration approximative, je ne peux plus insérer de nouvelles images. Dommage, il est bloqué le blog.

K R

Ieng Thirith, la femme de (feu) Ieng Sary, est décédée !

Alors que les sieurs Khieu Samphan et Nuon Chea, chefs Khmers Rouges, condamnés par le Tribunal exceptionnel international de jugement « Khmer Rouge », sont en prison à vie et font des recours …, la khmère rouge Thirit, femme du plus haut rang, ayant connu jadis son idéologie, son mari et ses complices dans les couloirs de la Sorbonne, quitte la morne plaine alors que son fils occupe encore un poste officiel dans la même région ex-KR.

Peu à peu, la situation s’éclaircit.

Ah l’hévéa !

Allez, aller à l’hévéa !   un chant ?   un champ ?      –   En fait, c’est une question.

La tentation est grande dans des pays pauvres comme le Cambodge de « vendre », par concession sur 70 ans, des pans entiers de forêt vierge à des compagnies internationales sur des projets de plantations d’hévéas. Ainsi, on se donne une vraie bonne conscience avec l’idée qu’on arrache utilement un arbre (primaire certes et sois-disant statique) et qu’on le remplace par un autre (actif lui) qui va produire de la richesse avec le latex naturel qui donnera le caoutchouc nécessaire aux puissants producteurs de pneus… et du travail aux indigènes.

Richesse pour qui ?

Un tel projet tue la forêt primaire en place depuis des millénaires et que l’on ne retrouvera jamais, ni nous, ni les animaux sauvages qui y vivent ! Et le monde pense qu’on évite ainsi de la déforestation (!) en remplaçant la jungle par une plantation bien ordonnée de petits arbres qu’on supprimera au bout de trente ou quarante ans pour faire du bois à brûler !?

Ensuite, on oublie qu’entre le moment où l’on sort de pépinière une petit hévéa greffé et qu’on le plante avec les engrais qui « enrichissent » le sol, et le moment où il produira du latex, il se passera sept années. Sept ans pendant lesquels le réchauffement climatique de la planète continue sans souci des « Petits poussés » et sept ans pendant lesquels la consommation de dioxyde de carbone d’un petit arbre ne compensera en rien celle de l’espace naturel détruit à jamais, et de l’érosion qui commencera aussitôt.

Enfin, n’y a t’il pas un peu de tromperie de promettre la création d’emplois. Certes, les plantations ne vivent que grâce à une main d’œuvre non qualifiée ou vite formée. Mais on sait que ce sont, avec les plantations de coton, parmi les pires emplois agricoles au monde qui maintiennent des populations dans la pauvreté. Qui vivent de leur mains et de la maîtrise de la taille de l’écorce… Pas de mécanisation possible.

Ras le bol  (de latex) !

C’est un travail forcément quotidien pour un salaire serré et qui n’évoluera pas comme les marchés mondiaux des Géants et les cours du caoutchouc que scruteront les patrons. Créer de tels emplois, c’est assurer 40 ans de pauvreté à une population locale qui attendait des perspectives en même temps que du travail. Ces emplois sont tombés du ciel avec des « étrangers » envahissants comme leurs rouleaux compresseurs qui écrasent l’existant naturel. Population courageuse et soumise qui ne sait pas ce qui l’attend… Pauvres « saigneurs » qui ne pourront sans doute rien faire d’autre, tôt chaque matin, que de faire couler l’or blanc pour les autres et souriront quand même aux dieux sous les frondaisons d’hévéas.

Pour se donner encore bonne conscience, se créent des écoles, des dispensaires, des terrains de volley ou de basket dans les plantations, comme au siècle dernier. Bientôt des « jardins ouvriers » ? Les « colons » sont de retour ; aujourd’hui ce sont des compagnies internationales bien pensantes avec des sociétés-écrans. Personne ne dit rien et ne connait personne. On concède … Les grands y trouvent leur compte (… bancaire ?).

Faire du fric dans les pays pauvres en rasant les forêts primaires et en condamnant les populations fatalistes à travailler sans espoir, voilà ce qui se fait sans vergogne aujourd’hui. Et parfois avec l’aide financière de nos États et surtout de leurs banques de développement. Aussi avec la complicité de nos amis agronomes !?

Froiss’art

Sang, la couleur du temps

Les religions comme les partis politiques ont-elles de couleurs ? Les roses, les vertes, les grises, … et les sombres ?

Quand on pense à nos cathédrales occidentales colorées au Moyen Age, ce sont les couleurs des vitraux flamboyants qui restent gravés dans nos esprits comme les rosaces de Paris, l’ensemble magnifique de Chartres, Reims, Amiens, voire les vitraux plus modernes de Chagall …

Pour les mosquées, ce sont les céramiques qui s’ajoutent dans nos images clichées liées à la chaleur et au sable chaud… Des couleurs blanches assez vertes et des formes souvent voilées. Daesh cependant est noir de sang.

Pour l’hindouisme, les couleurs deviennent extravagantes, en Inde, au Népal et ailleurs, flammes multicolores et ici le « doré » l’emporte comme si l’or du don des croyants rejoignait vraiment les pierres enluminées. De même à l’Est, pour le Confucianisme et le Taoïsme, rigueur, stoïcisme et extravagance … Fumées prenantes et insensées (encensées) et sons soufflés ou battus qui ne trompent pas.

Aujourd’hui pour le bouddhisme, en Thaïlande ou au Myanmar, on achète de très fines feuilles d’or comme du papier fin fort cher que l’on va apposer sur une statue de Bouddha et qui restera plus longtemps que la bougie ou le cierge qui se consume dans nos églises (au fait, il y encore des cierges ou seulement des … chauffe-plats ridicules ?).

Les pagodes brillamment kitchs ne sont pas l’apanage du Bouddhisme thaï. Bien des pays asiatiques rivalisent maintenant de formes et  de couleurs multicolores (arc-en-ciel !) qui ne semblent pas aussi zen que la philosophie qu’elles introduisent ou qu’elle prétendent.

Mais ce qui caractérise Bangkok aujourd’hui, c’est le rouge-sang funeste à l’ombre d’un temple Indu à la statue brahmane. Le noir, c’est noir.

Les « Verts » au pouvoir sont en fait des « Jaunes » déguisés et ils ont tout de suite vu dans le funeste attentat d’un bouddha doré … une patte un peu « Rouges ». A moins qu’il y ait des Kakis qui ne soient pas tout blancs, mais un peu rouges à l’intérieur… et des Oranges (safrans) qui se partagent selon les quartiers !?

Ah ah ah, Ah oui vraiment, quelle est la couleur du temps ?

 – Réponse : en fait, dans le doute sans doute, le noir et blanc de la mort s’est installé pour un petit bout de temps dans ce pays … !? Sang le dire.