* NOËL 1978 – Vietnamiens et Khmers Jaunes à l’attaque (suite 1 + 2) !

 

Notez bien SUITE: ne pas lire cet article si vous n’avez pas lu le précédent. Le 1 !

 

NOËL 1978

Les Khmers du FUNSK sont les infiltrés au Vietnam (voir impérativement l’article précédent sur HUN Sen mais appelons-les Jaunes, par opposition aux Rouges communistes). Ils venaient de traverser les quatre saisons en exil, passant de diverses prisons en camp de rééducation et puis, peu à peu, en espoir de reconquête. Quand soudain ils prirent conscience que quelque chose se préparait à Hanoï.

Des attaques Khmers Rouges se poursuivaient  le long de la frontière par simple xénophobie maladive. Haïne séculaire des voisins. Elles ne touchaient pas vraiment les Vietnamiens mais leur donnaient des raisons de passer à l’attaque contre leurs ennemis, persuadés d’ailleurs que le monde entier ne réagirait pas forcément à une offensive majeure de ceux qui avaient réussi à chasser les Américains. Offensive entre Rouges communistes !

En décembre 1978, le général Võ Nguyên Giáp, le vainqueur de la seconde guerre du Vietnam, décida cette offensive.  Convaincu du recours à des forces énormes pour écraser vraiment l’ennemi cambodgien.

D’abord le 21 décembre,  des bombardements massifs furent engagés par l’armée de l’air vietnamienne. Les jours suivants ce sont 150000 soldats vietnamiens qui déferlaient sur le Cambodge, avec le petit groupe de militaires du FUNSK qui leur étaient associés (n’est-ce pas sans rappeler les « Forces de Londres » de 1940 ? La France libre …).

Les colonnes vietnamiennes se dirigèrent vers les provinces de Kratïè et de Stoeng Treng. La province de Kompong Cham accueillit ses propres enfants avec enthousiasme et ces Vietnamiens, plus libérateurs qu’envahisseurs dans cette province qui avait été si meurtrie par les KR, avec des villages incendiés et rayés de la carte et des centaines d’enseignants et d’intellectuels décapités.

Les combats se déroulaient le Jour de NOËL 1978, notamment à Kompong Siem,  défendue par une série de collines (dont les Phnoms Pros et Serey) à 7 kilomètres après la ville de Kompong Cham, pour le contrôle de la route nationale 6 qui ouvrait alors sur Phnom Penh.

Les KR ne pouvaient que céder face au déferlement bien organisé et le 26 décembre, tout le nord-est du Cambodge était déjà sous le contrôle des troupes vietnamiennes.

Les Khmers Rouges, redoutables combattants certes, mais surtout entraînés pour la guérilla, étaient capables de rester tapis et de défendre des sites mais ils manquaient de mobilité et ne furent pas de grands stratèges sur un champ de bataille ouvert fait de rizières. Ils firent l’erreur stratégique d’immobiliser leurs troupes sur des positions avancées et fixes, au lieu d’adopter une tactique de mobilité. Ils devinrent des cibles idéales, qui furent encerclées et démantelées en moins d’une semaine.

Les troupes libératrices marchèrent ensuite vers la ville de Skun qui résista mais peu de temps, puis vers la capitale jusqu’à la Saint-Sylvestre. Pendant que l’Occident festoyait… Giscard d’Estaing aux abonnés absents ou en Afrique … Madame Thatcher buvait du thé avec la Reine …

Dès le 1er janvier 1979, le bruit des tirs d’artillerie fut audible à Phnom Penh. Les KR avaient supprimé la monarchie, et quelques princes, mais gardé le Roi dans son palais. Le Roi redevenu « Prince Sihanouk » qui se trouvait en résidence surveillée depuis quatre ans au Palais Royal était furieux contre les envahisseurs. Il entendit ces tirs. Les voeux 1979 des Vietnamiens, sonnèrent fort mal à ses oreilles…

Le jour suivant, un commando vietnamien tenta de franchir le Mékong avec des canots pneumatiques dans l’intention de se rapprocher du Palais Royal où le Prince enfermé soutenait les KR dans ce combat. Sans succès. Tous périrent.

Le 4 janvier, Phnom Penh vide d’habitants mais pleine de militaires KR, était quasiment encerclée alors que, juste à temps, de l’aéroport un petit bimoteur chinois  décolait, le 6 janvier, avec à son bord le Prince Norodom Sihanouk et sa famille qui fuyaient vers la Chine. La débandade…

Le lendemain, le 7 janvier 1979, Phnom Penh rendit les armes. Les Vietnamiens tenaient leur victoire et se présentaient comme des libérateurs plus que comme des envahisseurs, ce qu’ils étaient forcément pour les Cambodgiens qui ne pouvaient se réjouir. Pour la deuxième fois en moins de quatre ans, Phnom Penh tombait, et le cours des événements changeait aussi brutalement.

Cette fois, le monde entier avait les yeux tournés vers le Cambodge ! Les Occidentaux dénoncèrent cette invasion. Les Russes respectaient le statu Quo … Les Chinois accueillaient Sihanouk …

Quant aux Cambodgiens, ils furent partagés entre soulagement et fureur. Soulagés car la terreur prenait fin, qu’ils se débarrassaient enfin de Pol Pot et de son Angkar de malheur. Furieux parce que le pays se trouvait désormais aux mains du libérateur indésirable, et redouté depuis toujours.

Les dirigeants de la Chine communiste fulminèrent contre les Vietnamiens, qu’ils menacèrent d’une terrible punition qu’ils exécutèrent d’ailleurs en février en envahissant le Nord du Vietnam.

Le 8 janvier, les envahisseurs annonçaient mettre en place un nouveau gouvernement composé des résistants cambodgiens du FUNSK.

Le 11 janvier, la « République populaire du Kampuchea » était créée, soutenue par les Vietnamiens et par l’URSS. En remplacement du « Kampuchéa Démocratique ». Le commandant Hun Sen fut nommé Ministre des affaires étrangères et chargé de faire reconnaître ce nouveau gouvernement par d’autres pays mais très vite qualifié de marionette par la presse internationale.

Les nouveaux ministres cambodgiens cherchèrent à former un Cabinet et des équipes de travail mais ils ne trouvèrent autour d’eux qu’une centaine de personnes ayant le niveau baccalauréat pour prendre les postes de conseillers du gouvernement … ! Mais 150000 soldats d’occupation.

C’est comme cela, sans le moindre intellectuel que le pays redémarrait et demandait aux anciens ambassadeurs de revenir au pays ce que fit alors un peu plus tard l’excellent SOK An.

Pourquoi la décision de choisir de nommer Pen Sovann Premier Ministre en juin 1981 ? – Sans doute parce qu’il était d’origine vietnamienne mais aussi d’un bon niveau comme ancien ambassadeur et chef d’un nouveau parti. Qu’importe il se confronta avec Le Duc Tho qui voulait accroître le nombre de troupes d’occupation et jeté en prison à Hanoï. Remplacé alors par son ami Chan SY, un militaire communiste qui avait rejoint très tôt le Viet Minh, avait connu la prison au Cambodge et combattu avec Hun Sen en décembre 1978.

Chan Sy mourait à Moscou en 1984. Pen Sovann toujours en prison.

Hun Sen pendant ce temps se révèlait intelligent et courageux. Il allait prendre la place de Premier Ministre en 1985. Choisi par les Vietnamiens. Hun Sen, petit paysan qui n’avait connu que les bombardements et pas l’école, devenait Premier Ministre et ouvrait un chantier à la fois civil pour remettre en route le pays et nourrir la population, militaire et diplomatique pour retrouver la paix et chasser les Vietnamiens.

Dès lors, Norodom Sihanouk, fut prince en exil puisque le Cambodge devenait une seconde république (après celle de Lon Nol ?). Il n’eut de cesse de dénoncer l’invasion de son pays devant l’Assemblée des Nations Unies, à New York, qui décida un embargo contre le Cambodge, puis à Paris… Nouvelles erreurs historiques. Sa volonté, son sens politique, son courage et sa ténacité, firent cependant de lui, au regard du monde, le seul homme capable de retrouver la voie de la réconciliation nationale. On pourrait dire pourtant la même chose du jeune Premier Ministre qui lui tint tête durant encore plusieurs années et dont l’Histoire à ce moment-là ne pouvait que reconnaître ses qualités.

Ainsi, un terrible bras de fer commença entre l’un des libérateurs, Hun Sen, et ses amis vietnamiens toujours présents comme « occupants » et le reste du monde. Peu importaient les dégâts collatéraux et les milliers de morts qui en résulteraient ; il fallait anéantir, détruire par tous les moyens, cette nouvelle république et ses dirigeants placés par l’occupant !

L’Occident était ému mais ne voyait pas comment empêcher le retour des Khmers Rouges. La famille royale cambodgienne voulait continuer le combat et les USA, de loin, dénonçaient l’invasion d’un pays par son voisin.

Russes et Chinois étaient des ennemis communistes du monde occidental. Alors la facilité fut de condamner l’intervention vietnamienne et de choisir d’aider les Cambodgiens à repousser l’envahisseur.

Ainsi, l’ONU militairement prenait le parti des Khmers Rouges et de Pol Pot ? Aucune autre issue que cet embargo total isolant le pays et ses habitants que l’on savait affamés ? Il en restait six millions à ce moment-là de la fin du génocide.

Le jeune gouvernement de Hun Sen, ne pouvait que compter sur les Vietnamiens, trop contents il est vrai de profiter du Cambodge

Le jeune commandant dirigeait maintenant le pays en faisant face aux pires difficultés. Celle de gérer les envahisseurs, celle de faire face à l’embargo, celle de continuer la guerre à l’Ouest du pays où les KR s’étaient retranchés et se trouvaient maintenant soutenus par une coalition militairement armées et financées par les Occidentaux, la famille royale, les Chinois et … les commerçants thaïlandais.

C’est Hun Sen qui bâtit une nouvelle armée. Courageusement pour lutter et faire mieux que résister. Les Khmers continuèrent à tuer des Khmers.

Jusqu’à ce que un jour, priant les Vietnamiens de partir, réécrivant une nouvelle Constitution, celle de l’Etat du Cambodge, il commence à négocier avec l’ancien Roi…

La suite c’est octobre 1991, les Accords de Paris…

JMDF

(sources très diverses, souvent orales, peu sûres, merci de compléter avec moi si vous le pouvez)

 

 

 

* Hun Sen, d’abord un brave troufion (1). Ensuite, une aventure militaire extraordinaire (2).

Attention, cet article 1 demande une suite qu’il vous faut consulter 2 (* NOEL)

Rappel / La dictature des Khmers Rouges (KR) et leur génocide (contre le peuple khmer), c’est : 1975-1979.

En 1976, commencent des purges au sein de l’armée dirigée pat Pol Pot et ses acolytes. En 1977, les dirigeants ne sont pas satisfaits des résultats de leurs actions et sentent des résistances au sein même de l’Organisation KR appelée ANGKAR. Les purges internes apparaissent et commencent à toucher des cadres mêmes de l’organisation.

Au début de l’année 1978, pour échapper aux purges qui se multipliaient dans la hiérarchie de l’Angkar, en particulier envers ceux qui pouvaient avoir du sang vietnamien dans leurs veines ou dans leur famille, l’un des officiers Khmers Rouges, le Commandant Hun Sen, décida de rejoindre les forces Vietnamiennes à l’Est de la province de Kompong Cham.

Le Vietnam avait gagné la guerre contre les Etats-Unis mais les Cambodgiens avaient été trop souvent des victimes collatérales. Ceux des provinces de l’Est haïssaient les bombardements américains qui avaient si longtemps et si durement pilonné le Cambodge, pourtant pays membre de l’Organisation des Pays non alignés.

—————————————

Le jeune Capitaine Hun Sen, engagé militairement dans la jungle à l’âge de 15 ans, originaire de la province de Kompong Cham, blessé au combat, celui qui n’avait que 20 ans lorsqu’il « prit » Phnom Penh avec sa brigade de gamins, en 1975, était devenu Commandant au sein de l’armée du Kampuchéa Démocratique.  Conscient deux ans plus tard de l’échec des leaders et du drame qui se jouait pour la population décimée, il décida de fuir dans le pays voisin, espérant sans doute sauver sa propre peau mais aussi se sentant prêt à combattre en militaire aux côtés des Vietnamiens.

Après de longues journées de marche à travers le Cambodge, traversant les plantations, parfois caché le soir dans la jungle, évitant les pièges et quelques mines, il parvint à franchir la frontière au sud de Memot mais il fut alors immédiatement refoulé par les soldats vietnamiens au-delà de la frontière cambodgienne.

Seul ou pas ? Il se dit qu’il avait alors une poignée d’amis avec lui puisque d’autres fuyards, notamment des militaires, tentaient la même chose durant ces semaines-là, avant les fortes chaleurs de l’été cambodgien.

Obstiné, Hun Sen tenta une seconde fois (seul cette fois ?) de passer de l’autre côté et il réussit à pénétrer au Vietnam. Il fut arrêté quelques centaines de mètres après avoir franchi la frontière. Et puis jeté immédiatement en prison puis interrogé. Là, il subit des interrogatoires durant des jours et des semaines, soupçonné d’être, non pas un militaire en fuite mais un espion, envoyé par les dirigeants KR.

A la longue, toujours de sa prison, il réussit à convaincre les Vietnamiens que son objectif n’était pas d’espionner le pays voisin mais de pouvoir se mettre à lutter contre les Khmers Rouges, ses anciens amis. Comme un résistant.

Les mois suivants, d’autres cadres de l’armée Khmère Rouge rejoignirent le Vietnam. Tous se retrouvèrent dans un camp de rééducation. Des cours de communisme leur furent donnés et ils obtinrent alors le droit de créer une organisation politique et même militaire contre-révolutionnaire ayant pour but de reconquérir leur propre pays.

Ensemble, ils eurent l’accord du Général Veng Tïèngtïam Dung pour constituer le Front Uni National pour le Salut du peuple Khmer (FUNSK), pour renverser Pol Pot. Henh Samrin, actuel Président de l’Assemblée Nationale, originaire lui aussi de la province de Kompong Cham, en était déjà un des leaders !

Deux mois après son arrestation, HUN Sen et quelques amis (Penn Sovann, Chea Sim, Heng Samrin ?) sont autorisés à s’infilter sans armes (?) au Cambodge pour une mission d’observation des forces en place alors que la famine est dramatiquement généralisée …

Le but des Vietnamiens est de vérifier qu’on peut compter sur ces gens-là et de pouvoir mettre sur pied une possible réflexion militaire, voire une stratégie pour s’activer éventuellement chez le voisin. Pour le FUNSK, cette mission est aussi l’occasion d’encourager des compatriotes en désérance à fuir le régime et à les rejoindre. La résistance apparait alors à ce moment-là au sein même du Cambodge.

À son retour au Camp vietnamien, le Commando espion expliqua la situation (d’insécurité) et les sentiments de la population au gouvernement vietnamien qui accepta d’envisager une future attaque commune. Six mois plus tard, les forces contre-révolutionnaires cambodgiennes représentaient environ 10 000 Khmers. Ils étaient rassemblées dans la ville de Dông Nai et peu à peu furent équipés par les Vietnamiens pour un éventuel combat.

Les KR semblaient inconscients que l’armée vietnamienne était maintenant « libérée » des Américains rentrés chez eux. Attaquer un poste frontière VN, ou une île, comme ce fut le cas, dans ces conditions, c’était ignorer la puissance de feu disponible derrière du puissant voisin ! Et qui disposait de troupes disponibles, bien « aguerries », qu’il … fallait bien si possible utiliser. C’est pourtant ce qui se produisit. Le communisme maoïste soutenu par la Chine contre le communisme pro-russe commit cette stupide faute. Les Viets étaient « chauds » !

Les nouveaux dirigeants vietnamiens étaient exaspérés par la situation cambodgienne et les attaques génocidaires contre des Cambodgiens d’origine vietnamienne. Dans le même temps, le monde occidental (les KR siègeaient à l’ONU !) commençait à s’interroger sur ce qui se passait réellement à PP mais personne ne bougeait. Les gens mouraient de faim. Les Vietnamiens, eux, grâce justement aux infiltrés, connaissaient la situation de près. Les Chinois essayaient bien de modérer les uns et les autres, mais …

HUN Sen et ses amis militaires khmers,  (dé-) formés à l’idéologie communiste vietnamienne (et russes, après les rêves maoïstes des KR), attendirent pendant des mois le moment que les Vietnamiens de Hanoï choisiraient pour intervenir ensemble.

Sûrement après la fin de la saison des pluies, se disaient-il !

…

JMDF  /  A suivre … NOËL 1978. Ne manquez pas la suite  !

Jours fériés pour nouvel an chinois ?

Au Cambodge, le Ministère de l’industrie et de l’artisanat s’active depuis un an à essayer de supprimer des jours fériés, afin de rendre l’économie cambodgienne plus compétitive.

Or, voici que le Nouvel An Chinois se pointe cette année dès le 24  janvier et va durer au moins trois jours. Un arrêt total et la fête trois semaines après les grandes fêtes du Nouvel An international 2020. Evènement que ne connaissait même pas le Cambodge il y a 30 ans mais maintenant tellement populaire que bien des entreprises sont contraintes de baisser pavillon.

Le Cambodge compte 27 jours fériés, tandis que son voisin vietnamien octroie une dizaine de jours seulement. Alors que le Ministre voudrait réduire d’une semaine le mois de congés pris de fait par les employés cambodgiens, l’élan pro-Chinois que connait le Cambodge remet à plat cette idée. Trois jours pour le Têt, le nouvel an Vietnamien concomittant du Chinois ?

Au moins d’avril prochain, le Nouvel An Khmer ce sera du lundi 13 au jeudi 16. Autant dire que les deux week-ends seront des temps de grande transhumance et … des vacances. Qu’importe, le croissance cambodgienne « croît » et les salaires des « petits » sont stables.

La productivité des usines est en question mais comme les investissements chinois sont très nombreux dans l’industrie textile, bien des ateliers de production ferment en cette fin de semaine. D’ailleurs, les écoliers ce vendredi sont déjà tous rentrés chez leur parents …

On ferme !

Ceci dit, bonne année du Rat à vous tous …

JMDF

U-Tapao capital de Siam

Trois aéroports pour la Capitale Thailandaise ?

Le plus ancien des aéroports de Bangkok, aussi le plus proche, est celui de Don Muang. Il est très utilisé encore aujourd’hui mais uniquement pour l’ensemble des compagnies à bas coûts et pour certaines lignes domestiques.

C’est l’ancien Premier Ministre Taksin qui créa le second aéroport il y a près de vingt ans avec une ambition qui semblait démesurée : Suvarnabhumi. Il est lui aussi fonctionnant à sa pleine capacité actuellement. Moderne et fonctionnel, relié par une voie expresse à péage, c’est un outil remarquable à moins de 30 km du centre de Bangkok et il attire autour de lui des entreprises et des pôles logistiques.

C’est maintenant une troisème étape dans la vie des voies aériennes de communication du pays qui se met en place avec le projet de développer l’aéroport provincial de U-Tapao, une base aérienne américaine de la deuxième guerre d’Indochine, actuellement de plus en plus utilisée pour les vols charters. U-Tapao est situé à plus de 150 km au Sud de la Capitale, au delà de la ville de Rayong, elle-même située au-delà de la station balnéaire si courue de Pattaya.

Un troisième aéroport international va donc voir le jour et, en même temps, la création d’une ligne moderne de « train express » est prévue pour relier les trois centres aériens.

Ce chemin de fer à grande vitesse devrait permettre aux passagers de parcourir une distance entre les trois plate-formes aériennes d’environ 220 kilomètres et ceci en moins d’une heure chrono.

Le projet d’aménagement du territoire est ambitieux pour permettre de désengorger les activités de Bangkok. Diverses industries seront encouragées financièrement à se rapprocher du nouvel aéroport et tout ce qui est lié à l’aviation et à l’aéronautique serait promu dans ce nouveau périmètre.

Les autorités cherchaient autrefois à déplacer la Capitale qui s’enfonce dans les eaux au fil des ans. Le déplacement sera donc aérien !

JMDF

Réchauffement au Cambodge !

Niveau historiquement inquiétant de l’hiver cambodgien !

Cette année 2019- 2020, ce qui est souvent un « hiver doux » au Royaume du Cambodge – décembre et janvier – deux mois où le thermomètre peut descendre en-dessous de 20° la nuit, il n’y a quasiment pas eu de froidure… du tout !

La nuit à moto, les années précédentes, il fallait toujours prévoir un blouson pour « couper » l’air froid. D’ailleurs, pas mal de Cambodgiens fin novembre ont sorti le leur de bon matin pour aller au travail. Le mien est resté au clou tout ce temps. A peine une écharpe certaines nuits. Les journées à 30° c’est anormal en cette saison et cela promet un été très rude dans les tous prochains mois …

L’Australie fait peur actuellement et n’est pas si loin ! Nos 40° de forte chaleur risquent fort de grandir aux mois d’avril et de mai.

D’ailleurs, il suffit de regarder l’état des rivières… Le manque d’eau fait réfléchir. Et puis …

Le Mékong a atteint un niveau historiquement bas en pleine saison des pluies de juillet à octobre dernier et le cours du Tonle Sap s’est inversé avec trois mois de retard d’après les relevés de la « Mékong River Commission » (MRC) alors qu’en novembre la Fête des eaux est le point de réjouissance de ces hautes eaux.

Mi-juillet, au cœur de la première partie de la mousson, à la confluence du Tonle Sap et du Mékong, les niveaux relevés étaient inférieurs de 2,5 mètres à la moyenne habituelle. C’est réellement inquiètant.

Plusieurs chercheurs prédisent pour cette année la pire des sécheresses sur le bassin inférieur du Mékong, c’est-à-dire principalement le Cambodge et le Delta vietnamien. Les forêts de bordures du lac inondées par le Tonle Sap grossissant pendant plusieurs mois, sont un habitat favorable pour la reproduction des poissons migrateurs venus du Mékong lorsque celui-ci se déverse dans la rivière et le Grand Lac. Cette année, le niveau de l’eau est notoirement insuffisant et cela ne peut qu’affecter la reproduction de certaines espèces et avoir des conséquences terribles pour les pêcheurs.

Les marais dans les campagnes sont presque partout déjà asséchés en janvier 2020. Les habitants ramassent les poissons à la main…

Plus dur sera demain.

JMDF

Jurons ensemble, merde alors !

Jurer, insulter, s’exclamer,
Rien que de plus habituel dans certaines circonstances de la vie qui vous poussent à sortir un mot face à une surprise ou la découverte d’une situation, cocace ou franchement désagréable !
Le juron peut aider à évacuer quelque chose en soi. Une émotion, une colère, un sentiment bloquant. C’est alors une respiration…

« Merde », et « Merdum » plus sobres, sont les plus usités en France depuis le Général napoléonnien Cambronne.

Pour ma part, je pratique surtout « Bon sang » car je ne n’aime pas le juron si répandu « putain », encore moins le blasphématoire « Bon dieu ». Mais il faut reconnaitre que varier ceux-là avec : « Bigre », « Parbleu », Fichtre », est plutôt chouette. Cependant ces jurons sont moins classes que les presque précieux : « Dame » ou « Diantre » ou le populaire et féminin « Mazette ».

Pour faire dans le populaire, certains jurons signifient seulement la surprise désagréable comme : « Saperlotte », « Saperlipopette », « Sacrebleu », « Morbleu », « Scrogneugneu »… D’autres s’insultent sur la base du mot au radical « sale » comme Saleté ! Salaud ! Salopard ! Sale bête !

Pourquoi donc revient-elle souvent la couleur bleue ? Jarnibleu, Morbleu, Vertubleu, Parbleu.

  • En fait, « bleu remplace « dieu » pour ne pas blasphémer, tout simplement, évolution au fil du temps.

Car ils sont multiples ces jurons liés à la religion : Cordieu, Mordieu, Tudieu, Ventredieu, Pardieu… et le joli juron phonétique « Dédiou », (au lieu de « nom de dieu »).

Mais les plus jolis prennent le temps de s’exprimer sans vraiment nommer la cible. Des expressions : Nom de diousse, Nom d’un petit bonhomme, Nom d’une pipe, Nom d’une pipe en bois du japon, Jarnicoton, Purée, Passencore, Ventre-saint-gris, Charogne, Péloponèse, Kesako…

Plus communes, des insultes grossières : Enfoiré ou la série des « c » : Con, Connard, Cornecul, Crétin, Cornichon,

Ou bien liés au sexe : Malotru, Moncul, Enculé, Branleur, Foutre, Genfoutre, Mal baisé, Froide…

Ou tendentieux : Scélérat, Malfrat, Mafieu, Communard, Vendu, Jaune…

Jurons animaliers : Chien ! Pie, Corbeau, Charognard, Morpion, Vache, Chèvre, Guenon, Pisse d’âne !

Plus culturel : Bachibouzouk ! Ectoplasme, Malabar, Bigleu, Baltazar, Chinawatra, … K.R., Polepottamerd.

Enfin, faites-vous plaisir et soyez créatifs avec des jurons imagés plus que des insultes : Trumpette, Macaron, Depardieuva, Du-tronc, Sansévérinocéros, France2minutes, Hors Scène Na, Sanmanche, Lloriskezépéril, Gardien de putes, et même : Mandandamêmeplus, Pas vu Pas pin, espèce d’O.M. ! Paris Taquart de point !

ou encore au quotidien : Banane, Pisse-froid, Enfumeur, Carpette, Espèce 2,

Journaleux !

Pistecyclap !

Toussepourris !

« JM2F » 2020 – 2024

L’année des espérées !

J’ai toujours pensé que le suicide était une idiotie. Crasse. Lorsque l’on est désespéré, il faut partir. Changer de vie pour quitter la sienne et en trouver une autre. Fuir le plus vite possible pour « se sauver » dans tous les sens du terme.

Tuer la vie qui vous pèse pas son corps. Tuer cette « lourdeur » mais seulement pour renaître ailleurs.

Souvent j’ai enseigné cette philosophie autour de moi et, bien sûr, à ceux qui parlaient d’en avoir marre et pouvaient laisser entendre que … peut-être. « Touche pas à ta vie! » disais-je, change de vie. Pars … Cesse de ronger du noir. A courte vue. Va, cours , vole … Tu verras. Tout recommencera et mieux qu’avant …

Le problème c’est que le temps a passé.

Il est déjà parti…

Le problème c’est que le fuyard est maintenant sans jambes, à l’énergie vieillie et incapable de courir vers d’autres immenses forêts, d’autres chimères.

2019, était l’année des espérées ?

Comment fuir ? Saint Sylvestre, priez pour nous.

 

JMDF

Soifs de vivre

 

Ma vie avait la saveur d’une jolie blonde ,

Charpentée, pulpeuse, voluptueuse,

Celle-ci est partie.

Alors que me reste-il ?

La Vie !

 

Ma Vie avait le saveur d’une belle brune,

Corsée, parfumée, ensoleillée,

Celle-la est partie aussi.

Que me reste t-il ?

La Vie !

 

Ma Vie avait la saveur d’une bière moussue,

vibrante, embrassée, pétillante,

Si elle  part aussi,

Que me reste t-il ?

– La derniere … bière !

 

JMDF

La revanche des bananiers !

រូបភាព

Phnom Penh/Cambodge
Alors que le gouvernement prépare un sous-décret pour bannir les objets en plastique à usage unique – sacs, vaisselle, pailles – n’entendez-vous pas dans les campagnes la franche rigolade des bananiers ?
Et n’entendez-vous pas toute la nature qui, avec eux, rit sans retenue.
Ça rigole dans les bosquets de bambou, ça s’esclaffe dans les mares de lotus tandis que les palmiers chatouillent les nuages en se tordant de rire et que du fin fond des forêts suinte un ricanement moqueur.

Il faut dire que ce n’est pas tous les jours qu’elle s’amuse, la nature, avec tout ce que ce bipède à tête pensante lui fait manger et respirer tous les jours : des gaz toxiques, des pesticides, des herbicides, des métaux lourds, des déchets nucléaires, des OGM, etc.

Et puis du plastique, des kilos de plastique, des tonnes de plastique, des millions de tonnes de plastiques de toutes les couleurs, de toutes les formes, de toutes les consistances, durs, mous, collants.
Ecœurants, étouffants, indigestes.  Mortels.
Il fut un temps pas si lointain où, au Cambodge, en guise d’emballage, de récipient ou d’ustensile de cuisine, l’homme se tournait vers la nature, lui empruntait quelques feuilles de bananier, une tige de bambou ou noix de coco pour en faire sa vaisselle avant de les rejeter dans les rizières où tout était recyclé.
Et puis les temps modernes sont venus. Les temps chimiques. Les temps plastiques.
Au diable feuilles de bananiers, tiges de bambou et noix de coco.
Je plastique, tu plastiques, il plastique, nous plastiquons, vous plastiquez, ils plastiquent.
N’importe quand, n’importe où pour n’importe quoi.
Jusqu’à la nausée, l’asphyxie.
Jusqu’à ce que la Nature n’en puisse plus et, surtout, que l’homme n’en puisse plus lui-même.
Car l’homme pense d’abord à lui. Toujours.
Alors arrive le sous-décret qui sous-décrète le bannissement des plastiques à usage unique.
La Nature respire.
Et dans les campagnes, bananiers, bambous et cocotiers savourent leur revanche.
Ne les entendez-vous pas rire de nous ?

Haute trahison chez les démocrates du Siam …

En Thailande, il était un vieux parti politique faisant rêver plusieurs générations d’intellectuels : un parti Démocrate vieux de 73 ans !

Plusieurs espoirs d’hommes et de femmes de gauche étaient portés dans ce petit royaume complètement ancré à droite depuis deux siècles de pouvoir royal totalitaire et de « lèse-majesté » dominante. Ils avaient espéré le changement persuadés qu’une évolution arriverait un jour pour que les gouvernants prennent soin des valeurs essentielles les plus humanistes.

Déjà, beaucoup avaient été déçus lorsque, étant devenus « chemises jaunes », les Démocrates thailandais luttaient sans comprendre contre les revendications des « chemises rouges ». Celles des pauvres gens du Nord-Est du pays. Le parti virait-il à droite ? – Sans doute puisqu’il ne comprenait pas les conséquences des revendications de démocratie pointant et s’affirmant au Nord-Est du pays, dénonçant la pauvreté et les inégalités. Et rejoignant les classes défavoriséesde la Capitale Bangkok.

Les voici, après quatre ans de junte militaire, les perdants des dernières élections législatives – avec seulement 53 sièges sur 500 – et incapables de s’entendre avec les vainqueurs – élus par les vrais démocrates subsistants, du Nord et du Sud – pour écarter des militaires fortement organisés pour rester au pouvoir. Et surtout pour ne rien changer dans ce pays si mal géré en termes de démocratie et de politique social.

Leur leader, Abhisit Vejjajiva, ancien premier ministre destitué par le Coup d’Etat ne voulait pas soutenir le général aujourd’hui redevenu Premier Ministre et homme fort du pays.

Dénonçant la trop présente corruption de la classe politique Abhissit s’est trouvé trahi dans son propre camp. Ses amis ont rejoint le « pouvoir » et lui a démissionné. Pauvre parti en train de mourir et adieux à tant d’espoirs et de rêves.

 

JMDF.