Sihanoukville c’est aussi un aéroport !

 

 

Depuis deux ans il y a des changements palpables dans un petit coin perdu de l’Asie du Sud- Est. Il s’agit de l’activité de l’aéroport de Sihanoukville.

La ville de « Kompong Som », comme disent les Khmers, rebaptisée Sihanoukville en l’honneur du prénom d de feu le Roi Norodom Sihanouk, est depuis deux ans en pleine explosion économique et sociale. Destination balnéaire, site focus des investisseurs chinois et bientôt la nouvelle Macau au sein du Royaume du Cambodge.

Actuellement, c’est encore le nombre de touristes qui explose sur le Terminal de l’aéroport international local mais ceci va encore changer puisque l’immigration chinoise va, dans les prochains mois, obliger les compagnies aériennes asiatiques à multiplier les vols vers la côte cambodgienne.

Avec 350 000 passagers annuels, la progression de la fréquentation est de 170% par rapport à l’an dernier est stupéfiante.

Surtout, les liaisons avec Singapour, Kuala Lumpur et la Chine sont dorénavant quotidiennes. Un constat très positif pour la province car la durée de séjour des touristes est maintenant deux fois plus plus grande que sur les sites touristiques des temples d’ANGKOR à Siem Reap.

25 casinos tournent maintenant à plein pour élargir l’offre de services touristiques et au total une quinzaine d’autres sont programmés, y compris dans l’environnement de la ville et … dans les îles !

Sihanoukville, dans les années à venir, va changer de look. Dans la ville même, à proximité du port, de très hauts buildings sont en construction pour accueillir les hôtels des grandes chaînes internationales hôtelières. Ainsi se construisent :

* un Intercontinental,

* un Marriott,

* un Novotel du Groupe Accor de 600 chambres avec un terminal pour accueillir les bateaux de croisière,

* et un Méridien de 888 chambres sur … 58 étages. Bientôt les tours de Sihanoukville à survoler !

L’aéroport international ne suffira plus dans les prochaines années et il faudra l’agrandir ou comme disent les Chinois : en faire un autre.

 

JMDF

Mékong : inondations à prévoir en Octobre

La saison des pluies de moussons se poursuit cette année sans la moindre interruption. Avec le voisinage de typhons en plus … Les cours d’eau sont hauts. Les rizières sont fort inondées. Des dégâts surviennent actuellement en septembre un peu partout, y compris dans certaines plantations agricoles.

Des inondations sont probables dès le mois d’Octobre 2018 et surtout après le 15. Sachant que les pluies de moussons s’arrêtent en principe au 15 novembre ou un peu avant, il y aura des moments difficiles pour les agriculteurs durant cette période.

Aussi pour les Touristes …

Cambodge, les touristes ont bien changé en 5 ans !

Incroyable : tout change à grande vitesse au Cambodge. Après les Temples, les plages …

L’augmentation du nombre de visiteurs étrangers au Cambodge est impressionnante : ! million en 2000, et 5,6 millions en 2017. Cette année 6,1 millions sont prévus pour 2018 et ce chiffre devrait atteindre 7 millions en 2020.

la modernisation des voies d’accès au pays et aux trois aéroports internationaux et la relative montée en gamme de l’hébergement dans les villes touristiques expliquent cette sorte de frénésie du Cambodge a se développer tous azimuts a une vitesse rare et des plans de charge ambitieux et toujours finances !

Avec de nombreux projets d’infrastructures, la région côtière au Cambodge est relativement limitée mais les projets d’ infrastructures sont connus et engages de sorte que les investisseurs sont la et s’activent. Sans compter un engouement soudain vers les iles.

Après les temples, la plage ?

  • Oui, l’engouement est varié. Les Cambodgiens bougent, voyagent et découvrent un peu leur pays. Voir la mer est devenu une obligation alors que ce n’ était qu’un rêve, comme celui de voir leur « Angkor Vat », avant de mourir … il y a peu de temps encore.
  • Les Chinois sont attirés par cette destination cambodgienne devenue amie. La Chine n’est pas loin,  la diaspora est partout, les cousins sont Chinois avant d’être Vietnamiens, Thaïs ou Khmers …
  • Les Russes arrivent depuis cinq ans par vagues de fortunes. Et même bien des jeunes back-packers russes semblent bien en manque de soleil et courent vers la mer plus vite que vers les sites culturels.
  • Les Européens sont depuis longtemps adeptes des vacances dans la région mais ils semblent aussi moins portes ou moins longtemps sur la découverte enrichissante et le culturel que sur les nouveaux sites balnéaires et la plongée fait son apparition dans les loisirs recherchés.
  • Les Japonais et les Coréens sont la depuis longtemps et pour longtemps. Ils sont dans la danse et profitent de tout, les ONG fleurissent, les écoles de langues se multiplient, les voitures, les restaurants… et ces touristes ne sont pas le plus souvent que de simples touristes : ils sont ouverts a tous les projets.

 

A grande vitesse, partout, le Cambodge évolue rapidement et de manière surprenante et même en écrivant ceci il aura déjà changé…

 

Quand le Bouddhisme va mal, les moines vont mal !

 

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Pas de risque de faim dans les Pagodes ?

Le propre de la religion bouddhiste envers ses moines a toujours été d’imposer des règles de vie qui mènent naturellement à une forme d’ascétisme, voire de privations, favorables à la bonne santé de chacun. Ces moines sont d’ailleurs appelés à marcher comme il se doit au moins trois kilomètres par jour, chaque matin, à la quête de leur nourriture du matin et du midi mais ils ne mangent pas du tout le soir !

Tous les diététiciens recommandent ou montrent les bénéfices santé de ce style de repas quotidiens, style qui n’est cependant pas adapté à la vie de travail de chaque croyant dans la cité … Néanmoins, style exemplaire.

Il est vrai qu’en Thaïlande, comme en Malaisie, le rythme et la nourriture de style américain rendent peu à peu les populations obèses, comme outre-Pacifique. Mais quand même les moines… dsormais ?

Et 1% des bonzes thailandais d’entre eux seraient non seulement gras mais diabètiques !

Il est vrai que les bonzes deviennent dans ce siècle propice à l’oisiveté assez fainéants si on les observe bien. Sans activité en-dehors de nettoyer leurs chambrée et leur couche. Les temples sont d’ailleurs souvent sales. Parfois les fidèles – surtout des femmes – viennent nettoyer les parties communes, le reste du temps les moines ne cuisinent même pas et lavent juste leur cuillère et leur robe safran, souvent d’un jour à l’autre…

Le temps de la prière et de la méditation (4 heures seulement par jour !)+ le temps du sommeil (14 h. courte nuit certes mais sieste dans la journée !).

Quoi ?

Le Bouddha couché ! Ce n’est sans doute pas pour rien cette représentation… fréquente que visitent les touristes sans réfléchir plus loin. Attendre et voir; attendre et dormir; attendre et … digérer.

Ce qui est plus grave c’est que le confort semble aussi gagner les pagodes… Quel moine n’a pas son téléphone portable et sa connection internet ? Son ordinateur ! Sa télé ! Et son boy pour balayer la couche.

Les moines deviennent obèses.

Où est l’image de la plénitude qui colle à la vie monastique ? A celle du Lord Bouddha lui-même qui est représenté comme un gros homme heureux d’être repu au retour de ses périodes de diète ?! Le Bouddha est-il un être actif ou passif ? Il est permis de se le demander. Qui le fait ?

D’ailleurs Il y a bien ailleurs des moines qui prient dans leur prieuré. Qui font de la bière et du fromage…

Ce qui dérange cependant un peu, dans ces provinces pauvres, au-milieu des rizières – c’est que bien des fidèles donnent leur part de nourriture aux bonzes de bon matin, en espèrant que les esprits célestes et la chance (OMG !) leur enverront bien plus de riz dès le soir même ! C’est encore plus vrai au Cambodge. Plus les gens sont pauvres plus ils croient qu’ils faut donner pour recevoir.

La nuit venue, les chiens aboyent, la cara-chance passe, les pauvres restent affamés sur leurs nattes et les bonzes vont se coucher sur un lit, car la natte ne suffit plus à leurs rondeurs, avec les mérites acquis au creux de leur coeur, pour attendre le chant du coq à l’aube.

Sonnez les matines ! Ensuite petit-déjeuner.

JMDF

(photo A. Mustard/The New York Time)
 

 

 

Le Cambodge se vend bien ! Mais cela semble le grand casino …

Qui contrôle la roulette ?

Certes, il y a un Gouvernement Royal et un Super Premier Ministre, un Conseil de Développement du Cambodge qui reçoit les investisseurs, un Ministère du Tourisme qui fait face à tout avec gourmandise et efficacité mais le développement du Cambodge est-il encore vraiment sous contrôle ?

Il y a tellement de frénésie dans le développement actuel du tourisme qu’il est permis de se poser des tas de questions. Est-il maîtrisé ? Qui pilote ? Des choix stratégiques ont-ils été pris ? Apsara est une chose pour les temples d’Angkor mais y a t’il un équivalent pour la mer et les îles? L’industrie touristique cambodgienne semble effectivement basculer d’un tourisme de l’archéologie, de l’Histoire et des villages verdoyants vers les plages et le balnéaire ! Loin de la Culture, près du fric.

Le tourisme, de fait, dès maintenant semble avoir fait le choix de la mer. Les Chinois du Cambodge aussi. Le Cambodge dispose de caps rocheux et la jungle est à deux pas des côtes. Des ports de pêches isolés commencent à être reliés par des voies routières bien praticables. Au-delà des mangroves impénétrables se trouvent des plages de sable blanc et une des eaux couleurs de rêve.

Et puis des îles et des îlots. Couverts de verdure dont la seule vue donne envie de naviguer, les bateaux ne s’y trompent pas…

Entre la frontière de Thailande et celle du Vietnam comment ne pas envisager le développement d’une zone de tourisme paradisiaque. Le Code des Investissements permet d’ailleurs d’offrir aux investisseurs des zones spécifiques où le retour sur investissement est quasi-garanti ! Il ne manque plus qu’à faire.

La région côtière est en plein boum. De nombreux projets d’infrastructures voient le jour. Certains sont énormes. Voire démesurés. On se demande d’abord comment seront-ils financés ? Il est vrai que des Chinois arrivent en nombre et les poches pleines de dollars. Bizarre, non ?

Sihanoukville avait connu la mafia des Russes il y a une bonne décennie. Serait-ce une mafia chinoise ? Ou bien simplement celle de Macau, puisque les casinos fleurissent et les bordels vont suivre …

Certes, il y a une explosion normale du nombre de touristes sur les plages et plus récemment dans les îles. Le Cambodge se place désormais comme une attraction balnéaire et il st souhaitable que le développement suive sinon ne précède.

En 2020, le Cambodge pourrait devenir « la nouvelle destination du soleil et de la mer » en Asie-du-Sud-Est. C’est une évidence.

Dommage, ce ne sera pas Bali ! Parce que tout ce qui faisait le charme de la culture locale et celle des petits pêcheurs cambodgiens, va vaciller sous peu. Si ce n’est déjà fait à certains endroits où les Chinois achètent les terrains, les terrains et les maisons, et les Khmers se retrouvent avec un pactole à vivre chez les cousins … dans les faubourgs.

Faux bourgs ? Oui, il y a quelque chose de faux qui dérange.

 

JMDF

 

 

 

Mé kong me respecte !

Mais qu’on me respecte !

Hommage au fleuve Mékong de nos rêves de nature

 

O rage, O désespoir, vois mes rives qui saignent,

Les eaux troubles de mes yeux rouges veulent devenir.

Des siècles je charrie pour que le delta baigne

Avant que des connards poussent mes flots flétrir.

 

De l’Amont, ils me barrent, là-haut (Lao) tient cette infamie

N’ai-je donc tant coulé que pour cette cruauté

Qui brise, tue, dépoissonne et désespère la vie ;

Jamais je n’aurais cru(e) une telle destinée.

 

Mes bras sont ligotés mes pieds d’Aval brisés.

Sans vrai respect, ils verront ma colère grandir ;

( ici vient la cata strophe)

Un jour l’ami Mékong sortira inonder

Des rives ses enfants qu’il aime pourtant tant.

 

JMDF

Un barrage moins fragile au Cambodge ?

Le 29/07/2018,

c’est jour d’élections législatives au Cambodge.

Après l’effondrement d’un barrage hydroélectrique au Laos, en cette période d’orages et de pluies diluviennes de mousson, en cette période où les informations les plus diverses ne semblent pas toujours crédibles, voire honnêtes,

les observateurs politiques du petit Royaume Khmer peuvent se demander si le barrage cambodgien va tenir.

Le pays du sourire crispé ?

La réponse est dans les urnes.

Elle est positive, le barrage a tenu !

Qui veut tuer le Prince ? au Cambodge !

Le Prince a t-il des ennemis ?

Norodom Ranariddh est le fils de feu Roi-Père Norodom Sihanouk. Francophone et francophile. Exilé, il avait été professeur à l’Université d’Aix-en-Provence, avant de rentrer à Phnom Penh (et même encore peu après). En 1993, retour des élections sous l’égide de l’ONU. Il fut élu Premier Ministre à la fin de cette guerre qui avait tant pesé et détruit le Royaume du Cambodge, avec un régime communiste maoïste connu sous le nom de « Khmers Rouges ».

Cependant, par souci de réconciliation nationale voulue par son père rentré lui aussi d’exil, mais en Chine, il partageait alors le pouvoir avec un co-Premier Ministre, l’homme fort du Cambodge, autrefois soutenu par les Vietnamiens et qui est toujours en place depuis lors.

Alors, un vrai partage du pouvoir, bien que …

En 1997, il eut le tort de vouloir éliminer son alter ego HUN SEN par surprise. Les services de renseignements savaient tout. Le Coup d’Etat qui suivit, au début du mois de juillet, fut sanglant et gagné en trois jours par celui qui maîtrisait les arcanes, l’administration et surtout l’armée depuis la fin de la guerre.

Depuis, de pardons en exils, de maladresses en déboires, celui qui probablement rêvait de succéder à son père (c’est le fils cadet Norodom Sihamoni qui est devenu Roi à la suite de Père Sihanouk), essaie d’exister. Essayait d’exister.

Et essayait de revenir ?

Respecté par une petite Cour et adoré de quelques militants du vieux parti Funcinpec (un nom qui sent encore la guerre d’Indochine), le Prince semble avoir concocté secrètement,  avec l’homme fort du Cambodge HUN SEN, de revenir en politique cette année et de concourir pour les élections du 29 juillet 2018, comme un opposant disons de façade.

Drames : il y a trois ans, probablement lorsque les décisions fut prises, une voiture bélier emboutit la sienne violemment le blessant seulement par chance. Un accident qui aurait pu lui coûter la vie et qui aujourd’hui apparaît comme un premier avertissement.

En effet, il y a deux semaines, le convoi du Prince fut à nouveau l’objet de ce qu’on doit pouvoir appeler un probable « attentat ». Troisième voiture de son convoi officiel, sur la route à vive allure une voiture taxi (qu’est-elle devenue ? ) emboutit cette fois très violemment le véhicule dans lequel se trouvait à l’arrière le Prince.

Sa femme est tuée, lui est anéanti sur un lit d’hôpital à Bangkok où il va suivre de loin la campagne électorale.

Pas de chance ou bien … ?

Qui a donc intérêt à tuer le Prince ?

 

N.B. : C’est un Taxi chargé de six passagers qui serait l’auteur de l’accident semble t’il !

 

 

Laos, un barrage en construction s’effondre

La Laos perturbe toute la région du Bassin du Mékong avec une bonne dizaine de projets nouveaux de barrages Hydro-électriques, alors que le petit pays du « matin calme » fournit déjà de l’électricité à tous ses voisins ; ça rapporte tant !

Une société et des fonds (pas chinois pour une fois ?), coréens et thaïlandais (un milliard de dollars) sont semble t’il concernés par l’effondrement d’un de ces barrages en cours de construction causant une catastrophe énorme hier soir 23/07/2018. En partenariat avec le toujours parti unique communiste laotien (Lao Holding State Enterprise) ?!

Des centaines de personnes sont mortes emportées par les eaux ou sont portées disparues au lendemain de l’effondrement de ce barrage situé dans la province d’Attapeu au Sud-Ouest du pays, non loin de la frontière vietnamienne et de celle du Cambodge où les eaux du Mékong ont monté. Un barrage qui était en cours de construction depuis 2013.

Plusieurs dizaines de barrages sont actuellement en construction au Laos (52 ?), qui exporte la majeure partie de son énergie hydroélectrique vers les pays voisins, notamment en Thaïlande. Depuis plusieurs années, des organisations environnementales expriment leurs inquiétudes quant aux ambitions hydroélectriques du Laos, notamment l’impact des barrages sur le grand fleuve Mékong, sa flore et sa faune, les populations rurales et les économies locales qui en dépendent (Le Point).

Messieurs du Gouvernement communiste Laotien. Parlez ! Des disparus ? DES CENTAINES DE MORTS ? Des pauvres gens sans abri dans une dizaine de villages complètement inondés …

25 000 cambodgiens ont du être déplacés après ce drame et il n’y aurait que quelques morts au Laos ?Et les animaux perdus ? Des troupeaux noyés. Et les chiens !

Arrêtez toutes ces conneries et ces mensonges ! Laissez vivre le Mékong. Le fleuve nourricier de tant de gens.L’image contient peut-être : une personne ou plus, nuage, ciel, montagne, plein air et nature

Arrêter les barrages inutiles proposés par des investisseurs avides et des politiques irresponsables. Barrez-vous vous-même !

P.S. : informez-vous … https://wle-mekong.cgiar.org/maps/

JMDF