L’Inde aide ses pauvres agriculteurs

Les paysans indiens comme dans toute l’Asie sont mal considérés, sont pauvres et en plus deviennent ces derniers temps endettés !

Face au surendettement des paysans qui ont été plus de 300.000 à se suicider au cours des 20 dernières années, le gouvernement indien vient de proposer une aide financière directe pour tous ceux qui possèdent moins de deux hectares de terre, soit environ 120 millions de paysans concernés. Mais cela ne concerne quand même que 10 % de la population indienne mais 20 % quand même des possible votants.

Cette aide 6000 roupies « par an » nous fait sourire puisqu’elle correspond à moins de 100 dollars ! C’est ne pas connaître le niveau de vie de ces pauvres gens laissés le plus souvent à leur sort.

Elle fait moins sourire l’opposant au régime pour les élections du mois prochain : un certain Rahul Gandhi qui a quand même qualifié cette d’aide d’insulte aux paysans !

Il est vrai qu’avant chaque élection en Inde, le Budget de l’Etat sert au « fonctionnement » uniquement. Les enveloppes n’existent pas !

 

JMDF

Les Chinois au Cambodge

La présence (assez visible depuis deux ans) de nombreux chinois au Cambodge est très controversée.

Le gouvernement et certains économistes ont vu de manière positive l’émergence des investissement chinois un peu partout dans le Royaume. Mais cela n’empêche pas que d’autres se montrent inquiets, se méfiant même d’investissements jugés … sales ?

Je comprends que la présence grandissante des Chinois au Cambodge ces dernières années soit controversée. Elle est source d’inquiétude voire de peurs… Moi aussi, à titre personnel, quelquefois, je suis un peu dérangé et inquiet de penser : – Jusqu’où aller comme cela ? N’est-ce pas trop ? Mais en tant qu’économiste, je considère que le « développement par l’investissement » est une bonne chose. L’immobilisme en économie est source de régression. Il y a plusieurs voies pour déclencher du développement et de la croissance. L’important est de choisir et d’avancer.

Le Cambodge a des atouts. Il n’est ni pauvre comme on le dit parfois, ni riche puisqu’il subit bien des aléas. Depuis vingt ans, la croissance économique a été soutenue par l’aide extérieure. Les bailleurs de fonds bilatéraux (la France, le Japon, …) et multilatéraux (la Banque Mondiale, la B.A.D., …) ont soutenu la reconstruction d’après-guerre. La croissance économique a été au rendez-vous (7% chaque année durant plus d’une décennie) et à suivi la croissance importante de la démographie et de l’arrivée d’une nouvelle génération de citoyens sur le marché de l’emploi.

La décennie 1990-2000 est celle dite du Baby-boom ! Ces enfants sont devenus grands en 2019. Comment trouver un emploi et un futur si la société ne crée pas ces emplois pour une jeunesse qui légitimement se pose la question de son avenir ? L’aide internationale s’essouffle. Certains pays se font discrets. L’UE s’insinue dans la politique pour éventuellement retirer certains avantages essentiels. Comment faire alors ?

La pire chose en économie-politique c’est de ne pas décider. Il faut agir. Garantir la croissance c’est rechercher des investisseurs qui veuillent bien répondre aux besoins locaux. Le gouvernement royal a fait le choix du développement « tout de suite » en accueillant l’aide de la Chine pour son Budget et pour ses projets urbains et interurbains.

Il était possible de faire du développement avec d’autres secteurs économiques comme l’agriculture, l’élevage, les mines, les ressources pétrolières offshores. Mais cela prend plus de temps. Le gouvernement n’a rien négligé mais il est allé au plus pressé, notamment l’industrie touristique. Il est judicieux aussi de faire du développement à moyen et long terme par l’Education (et par la Santé !). Le peuple instruit se prend plus facilement en main pour créer lui-même des emplois et des « start-up » .

Aussi, les investisseurs chinois c’est, en quelque sorte, une opportunité. C’est une facilité pour créer de la richesse et du développement. Ce n’est pas sale. Sauf si l’on importe des gangsters, des repris de justice et de l’argent sale. Il faut y veiller. Ce n’est pas nous qui le savons. Certains organismes internationaux surveillent le « money laundering » et lorsque cela « is smelling » l’argent de la prostitution et de la drogue…

Il faut juste rester vigilants

JMDF

Recherche d’alliances en Asie

Qu’est-ce qui peut bien changer la géopolitique de l’Asie et de l’Extrême Orient en ce moment ?

– La puissance chinoise, bien sûr.

La Chine est à l’origine de tout ce qui se passe ces derniers temps. « Quand la Chine s’éveillera, elle fera mal », disait-on, il a quarante ans !

Elle est éveillée. Elle fait déjà bien mal (n’est-ce pas uncle Donald Duck ?).

Tellement active et vorace que tout le monde politique environnant s’inquiète en se posant des quetions : Suis-je son ami ou pas ? Que puis-je faire ? Quelles concessions ? Quelle acceptation des visées impérialistes du puissant peuple chinois vers l’océan Pacifique puis-je oser entreprendre ou réfuter ?! Je discute ? Je négocie ? Je signe ou je ne signe pas ?

Pacifique ? De moins en moins pacifique justement cet océan de malentendus masqués par des intérêts financiers. Les menaces sur Taiwan du Président à vie Xi, les intimidations sur les îles vietnamiennes et philippines inquiètent jusqu’aux Japonais (le Kouryles jaune !). A tel point que la peur de la création d’une nouvelle base militaire navale tournée vers l’Océan indien a fait récemment traînée de poudre…

Ainsi également, les Indiens et les Japonais se sont-ils récemment rapprochés en faveur d’un « front démocratique » qui ne disait pas son nom, en fait : tous unis face à la Chine non-démocratique et tentaculaire (avec ses visées clairement déclarées sur les « Nouvelles Routes de la Soie », les fameux corridors) !

Ce n’est pas la peur qui fait que le Cambodge est en train de basculer dans le clan très fermé du « meilleur ami » des Chinois au sein de l’ASEAN. C’est l’intérêt. Intérêt économique et financier. Economique car c’est le « boum » immobilier en ce moment sur tout le pays, de la capitale Phnom Penh jusqu’à la côte (toute la côte, pas seulement Sihanoukville). Financier car il y a longtemps que le Budget cambodgien ne tiendrait pas la route sans l’aide des subsides  Chinois.

De tout côté de l’ASEAN, les alliances trépignent, sont secouées et se redessinent. Elles semblent soudain prises au sérieux comme si ce nouveau monde découvrait ce qu’est la nouvelle géopolitique et mesurait quelles sont les conséquences des divers rapprochements sur les perspectuves d’avenir de la grande région …

Même la très chinoise « perle » de Singapour s’interroge avec clairvoyance sur sa situation et sur ce que pensent ses voisins et alliés, proches ou lointains. Heureuse sans doute est-elle que la Malaisie voisine vienne de retirer (provisoirement ?) sa signature sur l’arrivée d’un train express financés par la Banque de Pékin (bondé de Chinois ?) le long de la péninsule thaie et malaise.

Quant à son inverse, le traditionnel anti-chinois Vietnam, tout aussi peu démocratique que son ennemi intime du Nord, et en plein boum économique ambitieux, il feint de ne pas entendre les sirènes du danger et ne dit mot. Bizarre. L’intérêt encore.

En somme, les trois petits chinois flottent dans l’air : rien vu, rien dit, rien entendu…

A quand le grand mal-entendu ?

JMDF

 

Nouvelle compagnie aérienne vietnamienne

 

« Bamboo Airways » est le nom de la nouvelle compagnie  aérienne vietnamienne qui devrait apparaître sur les écrans cette semaine !

Cette nouvelle enseigne sur le marché asiatique possédée par un Groupe local hotelier (FLC) est annoncé depuis des mois mais il devient une réalité pour les Vietnamiens où des vols domestiques pourraient connaître un prix du billet inférieur à 10 euros.

37 différentes destinations sont ciblées dans ce pays extrêmement allongé entre le Nord et le Sud. La liaison entre Saïgon et Hanoï est déjà fréquentée comme une … une ligne de métro qui n’existe pas. World Record  !

Mais plus tard dans l’année des vols internationaux seraient mis en place notamment vers Singapour au Sud et vers les grandes capitales au Nord. Excepté la Chine !

Bamboo Air va donc entrer en compétition direct avec le drapeau national Vietnam Airlines en interne. La compagnie majeure possède des courts et long courriers de bonne renommée internationale, assortis d’une image de sécurité apportée par sa partenaire Air France.

Cependant c’est l’autre compagnie à bas coûts qui sera visée et concernée : VietJet Aviation. Sans problème car le nombre de voyageurs et de touristes devrait être en progression de 15 %.

Le Vietnam est certainement un des pays au monde où le développement aérien est le plus pensé depuis vingt ans et développé à la vitesse supersonique du progrès économique voulu par le parti unique… Cinquante millions de passagers en 2017 et plus de cent millions de billets avec les compagnies étrangères !

Heureusement, surtout des Airbus,

Mais pas seulement, American dreams … !

Combien de citoyens resteront quand même sur le tarmac … à regarder décoler les avions ? Sans doute un peu moins !

 

JMDF

 

 

 

Un barrage hydroélectrique au Cambodge

 

Le Cambodge inaugure son plus grand barrage

Photo: PhnomPenh Post

 

Le Premier ministre cambodgien, Hun Sen, a inauguré lundi 17 décembre le plus grand complexe hydroélectrique du pays dans la province de Stung Treng au Nord-Est du pays.

Ce projet représente un investissement de 780 millions de dollars dont 39% proviennent de Royal Group au  Cambodge, 51% par la société chinoise Hydrolancang International Energy et 10% du groupe Vietnamien EVN International.

Construit sur 36.000 ha, le barrage de « Lower Sesan 2 » mesure 56,6 mètres de haut et comprend surtout 8 turbo-alternateurs d’une capacité unitaire de 400 MW.

Il a été construit dans le cadre d’un contrat de BOT (Bâtir-Opérer-Transférer)  d’une durée de 45 ans, dont les cinq premières années consacrées à la construction et les 40 années suivantes à l’exploitation.

En fait, cet ouvrage « privé » sera remis au gouvernement cambodgien après 40 ans de fonctionnement. En attendant l’électricité sera vendue au prix du marché cambodgien, bien plus cher qu’en Thaîlande et surtout au Laos.

 

Agence VNA

Source : Asia Connexion JMA.

 

 

 

Sexe des Anges

Avatar de jean morel de froissartJean Morel de Froissart

Le genre qui nous dérange

De toute évidence, il y a deux sexes pour l’humanité entière et sa reproduction ainsi rassurée par accouplement. L’auteur s’interroge sur l’existence possible d’un troisième sexe. 

L’analyse, la réflexion et l’expérience, le conduisent à observer des comportements sexuels qui, à travers différentes civilisations, font apparaître la nature des êtres humains vers la diversité. A la recherche d’une définition du « genre » humain, c’est la multiplicité des genres qui se révèle peu à peu objectivement.

Le sexe déterminerait t’il vraiment le genre ? Les genres relèvent-ils de choix ou sont-ils la résultante d’effets de la nature ou des effets conjugués des pressions sociales, philosophiques et religieuses ? 

L’approche sociologique et les études biologiques connues ne se rejoignent pas dans l’analyse du naturel, du plaisir, de la perception sociale de la différence. 

Dans diverses sociétés, ou plus ou moins conscientes, à travers un monde disparate, cette question apparaît complexe (un…

Voir l’article original 54 mots de plus

Singeant

Tradition oblige,
Chers amis,

je fête cette année, le 27 décembre, une petite Saint-Jean, pas celle des feux du 24 juin. Mais, celle de 26 ans de mon arrivee au Cambodge quelques mois plus tôt.

Ce soir du 27 décembre 1992, j’étais avec mon vieil ami Pierre en train de parler du premier journal francophone à créer dans la région. Et logiquement au Cambodge.

Nous y brulerons tous les vieux demons du passé, disions-nous.
Venez bavarder quelques minutes sur mon Blog si vous n’êtes pas dans mon jardin de Siem Reap en ces jours de fête !

Le jardin est accueillant et mes chiens aussi. Attention quand même aux amis vieilles branches, elles s’emflamment pour un rien et leurs promesses sont des feux de paille…

Ne vous precipitez pas non plus, y a pas le feu au lac, mais le Mekong va neanmoins s’embraser de feux d’artifices (que ce nom est bien choisi !) avant que je vous embrasse personnellement

pour vous souhaiter une Bonne Année 2019 !

Quel plaisir de vous aimer a petits feux…
A bientot ?

Les THAIS en attente des élections !

Après les affrontements ente les Rouges et les Jaunes, après des années de privation des droits civiques par la junte militaire, voici le peuple thaïlandais enfin sur le chemin de l’espoir démocratique !

L’espoir réside dans le retour à la liberté de débattre.

Le régime militaire, la Junte, en place depuis 2014 a effectivement levée interdiction de se rassembler et de faire de la politique.

Les élections sont officiellement cette fois prévues pour le 24 février 2019 !

Cependant la campagne électorale ne commencera en principe que le 2 ou le 4 janvier. Donc les débats attendront encore…

Parti des Démocrates et parti Pheu Thai attendront. Et les citoyens aussi qui ne peuvent pas se réunir à plus de cinq personnes.

Et le Premier Ministre, Chef de la Junte, Prayut Chan-o-cha devrait être … candidat !

 

Production de sel cambodgien en péril ?

 

Pourquoi du sel chinois importé au Cambodge ?

Une femme récolte du sel dans la province de Kampot au Cambodge
Une femme récolte du sel dans la province de Kampot au Cambodge
(Photo : Khmer Times)

La réponse la plus facile à cette question est la suivante :

  • Le Cambodge importe du sel chinois pour répondre à la demande intérieure !

Ce n’est que la moitié de la vérité. Vraisemblablement. En effet, j’apprends que les Chinois qui sont en train de racheter toutes les terres disponibles (et même plus !) dans la province de Sihanoukville (Kompong Som pour les Cambodgiens) s’attaquent maintenant à la belle province voisine de Kampot.

Kampot est connu pour son poivre et ses poivres : vert, noir, rouge et blanc (de manière internationale), son sel et ses fruits exotiques !

Ils auraient rachetés toutes les salines ?

Cette année, la production de sel a été entravée par des conditions climatiques défavorables, et pendant la saison des récoltes, qui va de janvier à avril, les fortes pluies ont contraint les producteurs à rester chez eux. En conséquence, la production a été décevante. En fait, à qui appartienent ces terres à sel ?

Si la demande intérieure était réellement forte on devrait développer les salines et la Kampot-Kep Salt Association devrait être dynamique et créative …

4 657 hectares de terres sont utilisés pour la récolte de cette ressource et 200 agriculteurs travaillent sur ces terres. Le sel est principalement produit dans les provinces de Kep et Kampot. Ces agriculteurs vont-ils mourir pour laisser place à des casinos ?

En fait, avec une production décevante et des profits en baisse (en économie la raréfaction fait monter les prix)… les terres rapporteraient plus à … ? A être vendues ! Surtout en bord de mer. D’ailleurs, si les prix montent le sel chinois à importer coûterait moins cher !?

Les premiers bateaux transportant cette marchandise sont entrés dans le port autonome de Phnom Penh en ce début de mois de décembre 2018. Avec l’accord des producteurs de Kampot ? – Sûrement pas !

Importer du sel de Chine plutôt que de l’acheter à Kampot est nettement plus facile aujourd’hui. 30 000 tonnes sont attendues. Sur un marché local de 80 000 tonnes ! Dans cinq ans, parions que les les Chinois fourniront tout le sel … cambodgien.

Elles me font monter le poivre au nez ces importations. Et quand ça pique, on ferme les yeux. Ici on ferme un peu trop souvent les yeux devant les yuans.

Sources JIRA, Khmer Times et Asia Connexion/JMDF

La souveraineté des données nécessite un projet de loi partout ! Et en « même temps ».

Les Américains et leurs Big datas nous volent chaque seconde toutes nos données et tous nos échanges personnels et professionnels. A chaque instant, ils peuvent espionner chacun d’entre nous et chaque peuple, au choix, selon les besoins du moment…

Il serait temps de réagir contre ceux qui ont les clefs d’Internet…

Ce n’est pas en quittant la modernité et les réseaux sociaux. Faire la tête et fermer son compte Facebook ne sert à rien et ne fait pas du tout progresser le problème. Mais en agissant autrement ! L’homme n’est pas « nu » devant ce problème qui le rend prisonnier des datas. Rejetons la camisole, de force.

Des décisions juridiques et législatives sont à prendre en Europe, et de toute urgence. Comme d’autres tentent bien de le faire loin de nous  !

Entrée en vigueur lundi 15 octobre, la très stricte réglementation indienne sur la souveraineté des données produit déjà ses premiers effets : à chaque transaction opérée avec l’une de leurs cartes bancaires sur le territoire indien, Visa, Mastercard et American Express sont désormais dans l’illégalité. Voté en avril, le texte impose aux acteurs financiers de stocker toute information liée à une transaction impliquant un Indien.

Stocker sans pouvoir s’en servir. Et sur place. Car, après-tout, en cas de conflit planètaire qui saurait bien prendre sur votre compte l’argent qui serait multiplié par des millions de compte ?!

Les géants américains de la Carte bancaire tentent de se conformer à la nouvelle loi indienne. Et quand ils auront plein de lois européennes, nous parviendrons peut-être à mettre en place notre propre « fusée » !

Ce que nous essayons de faire avec les lanceurs de satellites, avec Airbus, avec le concurrent du GPS, sachons le faire dans tous les domaines, les Américains ne sont pas plus malins que nous. Au contraire, vu qu’ils élisent un Président qui n’a pas la majorité des voix …

Et dont la seule voie est de ne pas respecter ce qui a été voté avant lui …

JMDF