Siam d’aujourd’hui ou la fathaïlité

Comment étaient les Siamois dans le passé ?

Plus j’étudie l’Histoire de la désagrégation progressive de l’Empire Khmer sous les coups de butoir de son grand voisin de l’Ouest, plus je me dis que les temps ont bien changé pour ces derniers.

Les « TAÏS », à l’origine (un peu moins de 1000 ans de conquêtes), étaient en effet un peuple de quelques milliers de guerriers et dans leur exil vers les contrées de plus en plus situées au Sud de la  Grande Chine, ils emmenaient femmes et enfants et s’installaient comme des tribus organisées, hardies et victorieuses le long des rivières de l’Asie du Sud-Est.

Créant des sites urbains à eux (exactement au point de passage entre l’Empire Birman et l’Empire Khmer) dont les vestiges au fil des siècles révèlent de multiples talents architecturaux et artistiques et un courage hors normes, les Siamois ont peu à peu construit un vrai pays flambant neuf. Le Siam. Certes, les populations croissantes et se mélangeant plus ou moins au fil du temps avec les indigènes survivants, étaient sûrement dociles puisque sous l’autorité suprême d’un vrai chef de guerre respecté et dans la peau duquel se façonna un Roi tout puissant…

Cependant, ils espéraient toujours mieux du lendemain. Ils rêvaient et repartaient à la conquête des fleuves et des mers… Atteignant la péninsule malaise et la descendant…2000 kilomètres au Sud de leur première capitale… aujourd’hui au Laos ! Puis à Chiang Ma ï au Nord du pays. La Capitale actuelle, Bangkok, (qui ne s’appelle d’ailleurs pas comme cela mais : Krunghtep Mahanakorn…) ne date que de 250 ans !

L’épopée de tout un peuple.

Les TAïS devenus les Siamois sont maintenant redevenus des THAïS (La seconde guerre mondiale a vu le Siam choisir le mauvais camp, celui des perdants, changer de nom s’est imposé pour redorer le blason royal).

Comment sont-ils ?

Les « THAÏS » d’aujourd’hui sont devenus d’une docilité effrayante durant le dernier siècle (leur calendrier est différent) sans doute mais aussi et surtout ces dernières années (20 ans de troubles politiques avec des chemises pour blasons colorés) lorsque l’armée par deux fois a pris le pouvoir. Un Roi vieillissant, puis un Roi issu de l’armée et voilà un pouvoir fort qui règne sans partage sur une population de près de 70 millions d’habitants  qui acceptent !

Rêvent-ils encore ? – Sûrement pas puisqu’ils passent leur temps à se préoccuper principalement de leur nourriture et un peu de leur corps.

80% de la population est passée par l’école du royaume (le reste dans les écoles religieuses, chrétiennes, coraniques) et le niveau d’apprentissage du respect est maximum alors que celui de l’ouverture à la culture et à la réflexion est minimum.

80% est pauvre mais tout le monde survit avec le sourire même dans la détresse ou la misère. Les perspectives d’avenir ? on ne connait pas vraiment les lendemains qui chantent car le bouddhisme vous apprend à tout sauf à réussir ensemble un projet, un parcours, un pays … Chacun pour soi doit survivre, chacun son karma, chacun sa mort …

La fatalité est probablement quasiment enseignée entre l’école et la pagode.

Depuis des années, les gens bien pensants prennent la main des citoyens pour leur dire ce qu’ils doivent choisir comme bulletin de vote… La loi les y aide ; le « lèse majesté » les bride par nature a priori de tout … Et maintenant, les Thaïs seraient prêts à respecter une sorte de silence relevant du « lèse-army ». C’est désarmant …

 

Conduite à droite

Sur la route, où rouler ?

Quelles sont les habitudes de circulation automobile ? Lorsqu’on arrive dans un pays, si l’on est conducteur, il peut être utile de le savoir ! Et même pour les piétons qui traversent !

Parce que le Viet-Nam, le Laos et le Cambodge (l’ex-Indochine) ont été sous « protectorat » français, il y a plus d’un siècle, au moment de la commercialisation des premières automobiles, les véhicules roulant dans ces trois pays indochinois utilisent la partie droite de la chaussée (on peut voir souvent quelques charrettes récalcitrantes dans les campagnes et parfois même dans certaines villes !).

Les voitures à moteur dans ces pays se conduisent avec un volant situé à gauche et, en principe, uniquement avec le volant à gauche.  Ce qui n’est pas toujours vrai pour certains véhicules importés !

C’est la règle. La conduite est à droite !

Toutefois, ce qui apparaît logique pour l’ex-Indochine ne l’est-il pas pour un autre pays, autrefois dominé par la puissance de la Grande-Bretagne. Quel est donc ce pays inattendu où la circulation routière se ferait à droite ?

Un quatrième pays de l’ASEAN ou ailleurs ?

En visitant Yangon, ex-Rangoon, Capitale de la Birmanie, pays appelé désormais de son ancien nom MYANMAR, il est permis de se poser la question du sens de la conduite automobile. En effet, puisque toutes les rues de Yangon sont à sens unique les véhicules, voitures, autobus, et cyclos, roulent autant à droite qu’à gauche. Ce qui interpelle c’est que certains véhicules ont le volant à droite et d’autres l’ont à gauche. Les vieux autobus ont cependant la descente des passagers à droite, ce qui est un signe (!) mais ils s’arrêtent en milieu de chaussée, au milieu des embouteillages, ce n’est guère complètement probant…

Sortir de la ville et rallier la province birmane déclenche alors chez le visiteur aux aguets un effet étonnant.

La surprise est totale : les voitures automobiles et tous les autres véhicules (les motos qui sont totalement absentes en ville parce qu’interdites apparaissent alors nombreuses !) roulent bien sur la partie droite de la chaussée ! Oui, au Myanmar, la conduite est à droite.

Incroyable mais vrai :

Les Birmans, libérés du joug britannique, ont voulu « faire la nique » aux Anglais colonisateurs, au moment de leur « Indépendance » obtenue en 1945 avec force négociation.

La première décision d’affirmation de souveraineté de la nouvelle République birmane fut de changer le sens de circulation choisi par les Anglais. Il y avait peu de voitures à l’époque et cela n’a pas posé de problème de changer.

Ainsi au Myanmar aujourd’hui, comme en Birmanie hier, la circulation des véhicules se fait à droite de la chaussée et le volant des voitures doit être à gauche !

Il y a donc quatre pays d’Asie où le Code de la Route impose la circulation à droite. On pourrait même peut-être y passer d’un pays à l’autre sans changer de voiture ?

Pas vraiment. Dommage qu’il n’y ait pas de frontière commune avec le Cambodge…

On en vient à regretter que Louis XIV n’ait pas enseigné aux émissaires thaïlandais de faire de même à Sukkhothaï, la Capitale siamoise de l’époque. Il a fallu du temps et moults accrochages pour choisir un côté de conduite. Rappelons que les chevaux, les calèches et les éléphants à l’époque ne connaissaient pas vraiment de règles. D’un côté dans les embarras d’un Paris il y avait seulement de petites ruelles, et, d’un autre côté : Bangkok n’existait même pas !

Quant à passer de Myanmar au Laos en voiture, ce n’est pas demain la veille. Nous sommes dans le fameux « Triangle d’Or » et aucune frontière n’est réellement ouverte. Aucun passage tranquille …

Au fait, il me semble qu’on roule « à droite » dans la grande Chine (in China !). Qui peut m’expliquer pourquoi  ?

JMDF

Battambang, la cité radieuse

Battambang !

la deuxième ville la plus peuplée du Royaume du Cambodge est située au Nord-Ouest du pays. Elle est méconnue. Cependant depuis plusieurs années elle semble bouger, au moins dans la perception des visiteurs, et son image grandit peu à peu. A tel point qu’elle pourrait bien connaître, en 2020, le sacre d’une ville … d’art, de culture et d’architecture.

Parions que Battambang pourrait devenir dans la prochaine décennie, de fait, la Capitale culturelle du Cambodge, oui dès l’an prochain, et dans cinq ou dix ans pourquoi une des capitales culturelles de l’ASEAN.

D’ailleurs, comme par hasard, la ville accueille de nombreux architectes khmers et étrangers, Français, thais, chinois, tentant de préserver son patrimoine en modernisant la cité, style qui vient pour une part de l’époque coloniale, celle de l’occupation française mais aussi d’influences diverses, chinoises et thaïes. Une petite Université ambitieuse semble géante face à un aéroport sans avion … Allez donc boire le thé ou un jus de palme sur la piste envahie par des échoppes roulantes que la muette tour de contrôle de cet endroit ignore superbement? C’est une expérience à faire pour prendre le temps de « penser » la ville …

Une ville jeune qui chante et qui danse.

Cette « métropole régionale » qui n’en a pas l’air devient le terrain de jeu de quelques architectes et surtout de divers designers venus chercher l’inspiration dans cette ville tranquille qui semble neutre et paisible au bord de sa rivière. Les galeries d’art font leur apparition et enchantent … entre des bâtiments aux inspirations coloniales et un centre-ville où les codes architecturaux sont malgré tout éminemment khmers et rappellent que l’on se trouve bien là. D’ailleurs, les couleurs et les formes ne cessent d’améliorer la vue et la vitalité d’un charme de bon goût. Une ville s’éveille …

Battambang est aujourd’hui l’une des seules grandes agglomérations cambodgiennes, avec Kompong Cham peut-être, à échapper à la fois aux grands projets immobiliers d’investisseurs étrangers comme ceux pullulant dans la Capitale Phnom Penh sur les bords du Tonlé Sap ainsi qu’à la frénésie touristico-frico-universelle de Siem Reap.

La cité est calme mais active. Les ressources sont nombreuses, la campagne environnante est riche, les routes commencent à être rénovées. Les artisans sont nombreux et particulièrement capables, les ONG sont reconnues comme performantes, à l’image de PHARE, et les jeunes ne sont pas du tout désœuvrés comme dans les autres villes.

Le Battambang d’autrefois renaît. La ville séduit et devrait séduire de plus en plus, si les Chinois ne s’en mêlent pas… …

JMDF

Produits chinois en transit par le Cambodge ?

Le Cambodge essaie de préserver depuis les dernières élections très particulières au regard des observateurs les conditions économiques et fiscales préférentielles accordées par l’Europe (ABA) et par les USA (GSP) pour l’importation de produits fabriqués au Cambodge. Les droits de douanes sont très favorables pour aider le Cambodge et ses exportations…

Or, il se pourrait que les Chinois (alors que la guerre économique sino-américaine bat son plein en 2019) qui se sont depuis deux ans établis dans la Zone économique spéciale de Sihanoukville, le plus grand port cambodgien (le lieu des super casinos !), fourmilière où les Cambodgiens ne maîtrisent pas tout, pourraient contourner la hausse des tarifs douaniers décidée par le Président américain Donald Trump, en « passant » leurs produits chinois par ce port cambodgien … Ni vu, ni connu.

Ainsi non seulement certaines productions chinoise éviteraient la hausse des droits de douanes américains mais en plus bénéficieraient des avantages accordés au Royaume Khmer.

L’Ambassade US à Phnom Penh pense que la tentation de contournement est trop forte et reste vigilante tandis que le Gouvernement cambodgien envoie des observateurs avertis sur la zone vérifier l’activité des sociétés exportatrices. Gageons qu’ils parlent et lisent le chinois et pas seulement la langue khmère car les contrôles ne seront pas du tout aisés pour eux dans un embrouillamini naissant.

Et bientôt les chinois fabriqueront leurs produits au Cambodge, n’est-ce pas ? Tout le monde sera-t’il  gagnant ?

Récemment, le Vietnam a observé que des produits venant de Chine (textiles, légumes, fruits de mer, … ) portaient la mention « Made in Vietnam !

Zone économique « spéciale ». Voilà au moins que le lieu porte bien son nom. Même si feu le Roi Sihanouk doit regretter dans sa tombe le nom de cette ville toujours appelée par le petit peuple : Kompong Som.

 

JMDF

Au Cambodge, la Chine avance…

Il ne faut pas se voiler la face.

L’Europe a commencé à laisser tomber le Cambodge du fait des manipulations politiques et électorales qui ont marqué ces dernières années l’orientation du régime fort et populiste régnant désormais au Royaume du Cambodge (sans doute plus ou moins directement encouragé par l’arrivée du Président Trump).

En supprimant quasiment l’opposition, le Parti du Peuple cambodgien a rompu un accord démocratique datant de Accords de Paris de 1991, ce qui a particulièrement irrité le monde occidental.

Le gouvernement cambodgien qui s’est montré pour le moins malin depuis vingt ans s’est trouvé confronté à une risque énorme pour son développement économique, parti sur la base de 7 % par an depuis quinze, et où la moindre récession risquait d’amener une nouvelle génération de jeunes sortis des universités, dans … la rue !

Alors le Cambodge s’est-il jeté pour cela dans les bras de la Chine ?

C’est évident pour les observateurs présents dans la région.

Certes, il n’est pas établi qu’un ou des accords signés entre la Chine et le Cambodge puissent toucher autre chose que les investissements, le tourisme et le commerce (main basse sur le riz cambodgien), mais il apparaît de manière sous-jacente qu’un accord secret aurait pu également être signé par le Premier Ministre cambodgien touchant des secteurs qualifiés de … logistique !

De fait, il y a plus que les prémices d’une coalition régionale « défensive » pour l’instant qui semble se dessiner depuis que les positions du Cambodge au sein de l’ASEAN semblent avoir évoluées pour ne pas contester les côtés impérialistes de la Chine dans l’océan Pacifique …

Les médias cambodgiens semblent même résolus, sauf exception, à expliquer, avec des informations orientées et sans doute non libres, que la Chine est le meilleur partenaire que pouvait trouver le Cambodge (sous-entendu : contrairement aux Etats soutenus par Washington, à commencer par l’Inde !). La politique cambodgienne est faite dans l’intérêt du Royaume et la Chine avance ses pions.

Les objectifs politiques nationaux rejoignent les objectifs internationaux. Tout va donc bien !

JMDF

 

 

 

Une moto en prime ?

Cambodge : Approbation des projets de loi sur l’e-commerce et la protection des consommateurs

Le gouvernement cambodgien a approuvé vendredi 12 juillet 2019 les projets de loi sur le commerce électronique et sur la protection des consommateurs, a annoncé le porte-parole du gouvernement, Phay Siphan.

Le projet de loi sur le commerce électronique vise à faciliter et à réglementer les opérations commerciales en ligne pour les investisseurs et les consommateurs.

Le projet de loi a été rédigé après une augmentation remarquable du nombre d’entreprises en ligne dans le pays au cours de ces dernières années, grâce à la croissance rapide du nombre d’utilisateurs d’Internet.

Selon les chiffres du Ministère de la Poste et des Télécommunications, environ 14,1 millions des 16,2 millions d’habitants que compte le pays, ont accès à Internet. La plupart d’entre eux se connectent via un smartphone. 86,% de la population ! Record du monde des pays pauvres ?

En ce qui concerne le projet de loi sur la protection des consommateurs, M. Siphan a déclaré qu’il avait été conçu pour protéger les intérêts des consommateurs et promouvoir une concurrence loyale !

« Cela protège non seulement les consommateurs des commerçants malhonnêtes, mais stipule également quelles informations doivent être fournies aux consommateurs et permet à l’autorité de gestion de préparer des réglementations sur les normes d’information auxquelles les commerçants doivent se conformer », a-t-il déclaré.

Mais rien ne semble venir enfin réglementer ce qu’on appelle « la vente avec prime ». En effet, au Cambodge, plus on boit de bières plus on a de chance de gagner une moto (ce qui encourage toute la jeunesse à boire) et même, chez un de ces producteurs locaux, de gagner une voiture en ouvrant une seule boite de bière de 33cl. (c’est du délire et personne ne réagit !).

Les ventes se portent très bien effectivement …

 

JMDF

Quand le Vietnam ose dire tout haut …

Le Vietnam se bat de manière diplomatique depuis toujours avec son voisin du Nord et ceci n’empêche de fréquents incidents de frontières avec la Chine ! Depuis des décennies.
La Chine est devenue un investisseur important permettant au Vietnam de progresser sans cesse dans son développement et sa croissance.
Néanmoins, le 19 juillet 2019 officiellement le Vietnam, par son Ministère des Affaires Etrangères, a demandé à la Chine de bien vouloir cesser immédiatement les violations territoriales en mer orientale de la mer de Chine, ces eaux qui conduisent à l’Océan dit Pacifique  !
Et de retirer tous les navires qui n’auraient rien à faire dans ses eaux … mentionnant que ceci ferait avancer la paix et la stabilité dans la région.
Le Vietnam demande le respect de ses droits souverains, de ses juridictions et de ses relations bilatérales qui pourraient se dégrader …
Affaire à suivre dans la politique des « corridors »…

 

La porte-parole du ministère vietnamien des Affaires étrangères, Lê Thi Thu Hang. Photo: VNA/CVN

La diplomate a fait cette déclaration en réponse aux questions de journalistes sur la position du Vietnam concernant la déclaration faite le 17 juillet par le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères sur l’évolution de la situation en Mer Orientale.
Lê Thi Thu Hang a fait savoir que le groupe navires d’étude géologique Haiyang Dizhi 8 a récemment violé la zone économique exclusive et le plateau continental du Vietnam au sud de la Mer Orientale, qui appartient intégralement au Vietnam conformément à la Convention des Nations unies sur le droit de la mer de 1982, à laquelle le Vietnam et la Chine sont parties.

Le Vietnam a pris contact avec la partie chinoise à plusieurs reprises via différents canaux, remis des notes diplomatiques pour protester contre ces violations, a-t-elle indiqué, ajoutant que les autorités vietnamiennes en mer continuent de prendre les mesures qui s’imposent pour faire respecter sa souveraineté, ses droits souverains et sa juridiction de manière pacifique et conformes au droit international pour protéger ses eaux territoriales.

Comme ce qui a été affirmé le 16 juillet par la porte-parole du ministère vietnamien des Affaires étrangères, la position du Vietnam est de lutter résolument avec des mesures pacifiques conformes au droit international et à la Convention des Nations unies sur le droit de la mer de 1982 contre toute violation de sa souveraineté, de ses droits souverains et de sa juridiction sur la mer en conformité avec la Convention des Nations unies sur le droit de la mer de 1982, a-t-elle dit.
Elle a aussi indiqué que le maintien de l’ordre, de la paix et de la sécurité dans la Mer Orientale constitue un intérêt commun pour les pays dans et hors de la région, ainsi que pour la communauté internationale. Par conséquent, le Vietnam souhaite que les pays concernés et la communauté internationale protègent et maintiennent cet intérêt commun.

Une prison privée pour les riches cambodgiens

Des prisons « VIP » doivent-elles exister ?

Alors que la première pierre d’une telle prison – un projet de quatre millions de dollars –  était inaugurée à grand renfort de communication médiatique à Phnom Penh il y a quelques semaines, la polémique désormais grandit !

Les groupes de Défense des Droits de l’Homme s’insurgent contre cette décision et même crient au scandale contre les décideurs d’un tel projet. Au Cambodge, crier au scandale, il faut déjà le faire et mesurer ses propos. Oser contester.

Néanmoins, la décision de construction de cette prison, bien sûr validée par la Ministère de l’Intérieur, est désormais considérée comme suspendue, en attendant une décision majeure du pouvoir suprême ! Pour une fois, elle tarde.

Tant de questions se posent en effet sur le fonctionnement d’une telle prison privée pour des VIP à même de payer leur chambre comme dans un hôtel ! Et quel management ? Privé ou public ? Dans un pays déjà tellement gangrenné par la corruption.

Evidemment qui connait l’état des prisons cambodgiennes et la situation difficile de bon nombre de détenus, des jeunes, des femmes, des innocents, des détenus en attente de procès … se dit qu’il y aurait des choses à faire.

 

Et encore que si rien ne se fesait, pourquoi faudrait-il des conditions de détention plus douces pour les riches que pour le commun des criminels ?

Encore que … Il y aurait des détenus qui ne seraient que des suspects, sans procès durant des mois et des mois … dans des cellules surpeuplées !

Les consignes élémentaires des Nations-Unies sur le minimum humain des prisons sont-elles bien respectées au Cambodge ?

JMDF