Bhoutan, un bout d’temps suspendu sur l’Himalaya

Savez-vous où se trouve le Bhoutan ?

  • Oui, en Asie ! Mais où ? Une personne sur deux qui lira cet article ignore précisément où se trouve ce petit pays qui sent bon le paradis-sur-terre. Non, ce n’est pas le Laos qui a des qualités de « matin calme » et quelques montagnes au Nord du Cambodge et aux confins de la Chine. Pas le Laos qui sans doute fait rêver et le mérite.
  • Oui, c’est une petite trousse de bonheur pendue à la plus grande des montagnes. On n’y parvient qu’en avion … Nichée dans des lieux où vous ne penseriez pas aller – et pour cause le pays ne fait pas de bruit – elle se cache presque pour sauvegarder sa tranquillité. Son taux de bien-être est un des plus élevés du monde d’en bas … D’ailleurs les dirigeants le calculent comme nous le taux de croissance …
  • C’est un petit Royaume dirigé par un Prince élégant et séduisant. Smart comme on en fait plus ; et un peu céleste pour un pays bouddhiste. Faut vraiment croire à cette philosophie qui élève les âmes pour communier immédiatement avec la douceur de vivre et la quiétude des habitants. Des Bhoutanais ?
  • Au nord de l’Inde assurément ? A l’Est du Népal ou au Sud du Tibet ?

Allez, allez, vite une mappemonde, un tout petit boutd’temps à chercher… !

JMDF

Pour quelques dollars de plus…

En plein milieu de la campagne électorale au Cambodge (élections législatives le 29/07/18), les poitrines et les hauts-parleurs s’essoufflent sans doute un peu.

Alors comment s’étonner que les gens qui sont appelés à la rescousse pour participer aux défilés des panneaux de quelques partis politiques y vont (aussi !) parce que c’est payé ! Oui, pour certains animateurs : 20 000 riels pour la journée.

20 000 riels (un dollar US égale quatre mille riels), c’est le salaire journalier des travailleurs cambodgiens et des travailleurs-journaliers qui se demandent chaque matin comment payer sa soupe et son bol de riz.

5 dollars par jour cela fait 150 par mois et c’est le salaire de base des gens qui ont du mal à vivre. Alors, tant qu’à faire, pourquoi pas gagner sa journée … en faisant le bien ?

Honni soit qui mal y pense.

JMDF

L’armée cambodgienne montre ses muscles

L’armée cambodgienne est concernée par la campagne électorale. C’est ce qui ressort de l’intervention des états-majors de la Défense et de la Police qui ont enclenché des opérations d’entraînement un peu partout dans quinze provinces du royaume…

D’après les officiels, les exercices de terrain de ces forces de répression policières en démonstration sont destinés à prévenir la population que les manifestations et les grèves avant et après les élections du 29 juillet tout proche ne seront pas les bienvenues alors que vingt partis politiques seront en compétition.

Ce ne sont juste que des opérations de prévention !

D’ailleurs, dans la dernière semaine avant ce fameux jour du scrutin du 29 juillet une démonstration militaire de grande importance (4000 hommes armés) est organisée au Stade Olympique de Phnom Penh.

Rien de plus normal…

Cambodge : 20 partis politiques pour la victoire d’un seul ?

Qui a dit qu’il n’y avait plus d’opposition face au gouvernement du Cambodge et face au Cambodian People’s Party (C.P.P., le PPC en français !) du Premier Ministre cambodgien HUN Sen qui a gagné tous les scrutins postérieurs à 1993 ?

C’est en effet une idée répandue sur la planète politique depuis un an que le gouvernement royal du Cambodge a, par une décision de justice, démantelé le principal parti d’opposition (le CNRP) ; depuis qu’il a arrêté ses dirigeants et déchu de leurs mandats ses élus nationaux et communaux.

Pour ce scrutin, le fait est que 20 partis politiques cambodgiens vont concourir pour des élections législatives se tenant le 29 juillet 2018.

Il y aurait donc 19 possibles partis d’opposition, ou de possible opposition ? Les nouveaux petits partis se sont montés dans la rapidité et disposent de peu de moyens pour faire campagne. Le pro-royal Funcinpec (son président victime d’un surprenant accident routier est à l’hôpital), le Khmer National United Party (KNUP) et aussi le Parti de la League pour la Democracie (LDP) existaient déjà, avec des « histoires » bien différentes et parfois compliquées.

Le Cambodian Youth Party (CYP) apparaît plus récemment dans le paysage politique (créé par qui ?) avec la volonté réelle de représenter « la » jeunesse (incrédule ?) qui n’a pas connu la guerre.

Parmi  les nouveaux venus audacieux,  il se dit comme une rumeur qu’une personne derrière les barreaux serait devenu chef de parti. Juste sorti de prison, il aurait monté son équipe (opportunément). Avec quels moyens ? Celui-là serait forcément un opposant puisqu’il était aux arrêts ?

Pour rassurer le bon déroulement du prochain vote, des observateurs (une cinquantaine) ont été accrédités, venant principalement de Chine et de Singapour. Même du Myanmar… Peut-être quand même quelques Japonais ? Et bien non !

Un militaire thaï va t’il oser candidater en dernière minute ?

Le Khmer Will Party (KWP) s’est créé récemment à la va-vite avec quelques anciens opposants du parti dissous. Quel sera son avenir ?

Vivement la fin du mois pour en savoir plus.

La fin de ce jour ou un peu plus tard ?

Yangoon, tout le monde le sait !

Deux journalistes, photographes reporters de l’agence Reuters présente au Myanmar viennent d’être présentés aux juges après leurs interrogatoires suivant leur arrestation il y a plus de six mois dans l’affaire des Rohingyas birmans.

Accusé d’avoir violé d’importants secrets d’État parce qu’ils avaient tout simplement dévoilé la terrible crise de « poursuite » par les militaires d’une minorité musulmane en indélicatesse face à la montée de l’extrémisme bouddhiste… ils avaient aussi été en possession de quelques images non publiées mais de situations civiles ou militaires … ne respectant pas vraiment les droits humains. Enfin, pas les images !

Mais un parfum de massacre. Sur la route du Bangladesh.

Âgés de 28 et 32 ans, ces journalistes birmans qui ne faisaient sans doute que leur travail ont été inculpés et risquent désormais quatorze ans de prison. Ceci révolte un certain nombre d’associations de défense des Droits de l’homme et de liberté de la Presse, ainsi que nombre d’observateurs étrangers à Yangon.

Toutefois, le plaignant dans cette affaire n’est-ce pas l’État du Myanmar lui-même et la loi invoquée celle autrefois édictée par les Anglais du temps de la colonisation.

Madame, l’Armée est-elle toujours au pouvoir ?

 

 

 

Laos ose basculer à son tour !

Le Laos, ce « pays du matin calme » pourrait-il commencer à sortir de sa torpeur ?

Paradis de la nature, faite d’une géographie assez complète où seule manque la mer, il faut le connaître pour l’apprécier. Des montagnes, des vallées, des rivières, de longues pistes, variées, des routes et quelques carrefours, accueillent une population de sept millions d’habitants dont la moitié vivent de manière traditionnelles éparpillés dans les campagnes. Et ceci sans évoquer les richesses archéologiques et le grand fleuve Mékong.

Ce petit pays n’est pourtant pas petit puisqu’il est plus grand que le Cambodge et aussi grand que l’Angleterre. Il est simplement calme ! Non, il l’était. Car il semble que cela pourrait changer ces prochaines années du fait de nouvelles influences extérieures.

voisin de la Chine, les Laotiens sont tout sauf des Chinois. Épris d’une culture ancestrale, le peuple est l’un des plus gentil et des plus sûrs d’Asie. Dans les pays voisins du Laos, le visiteur tombe amoureux de la culture, de la nourriture, des paysages, de la nature. Du pays, quoi. Au Laos, si l’on ne connait pas la gentillesse de la population le visiteur passe à côté du pays.

Plus souvent attirés vers le Sud et vers le grand voisin thaïlandais, mais coupé du Siam en tombant très brutalement dans le communisme au milieu du vingtième siècle, les Laotiens ont connu des influences diverses. Ils sont toujours restés fidèles à eux-mêmes notamment sous l’influence de la domination de la France présente en Indochine et au Laos durant près d’un siècle.

Plus récemment, ce sont les Vietnamiens qui sont devenus envahissants par des investissements hardis. Ceux-ci plus compétitifs commercialement que les Thailandais, et toujours communistes (!) avaient dans le fond avec des points communs quand même bien différents.

Ce qui devait arriver dans le contexte d’une ASEAN phagocytée peu à peu, et « state by state », par les Chinois, est en train de se produire : Ils arrivent ! Les barrages sur les rivières sont en train de transformer foncièrement le pays, son mode de vie et son avenir. Dans la région les mots investisseurs et envahisseurs se rejoignent un peu. Est-ce à dire que les Laotiens vont en perdre leur âme ? – Pas si sûrs.

Il arrivera bien un jour où les Chinois buvant leur thé tomberont sur un os, là.

JMDF

 

 

Élections réussies, autre spécialité cambodgienne !

La campagne électorale pour le renouvellement du parlement cambodgien vient de débuter ce samedi 7/7 et, d’ores et déjà, les camions, les haut-parleurs virulents, autres t-shirts blancs et casquettes du Parti du Peuple Cambodgien (C.P.P.) sillonnent les rues des villes et des bourgs. Pas seulement. Ponctuels mais un peu seuls peut-être cette année. L’opposition restera t-elle muette ?

– Sans doute un bon moment. Dix autres partis sont en compétition mais sans grands moyens financiers et sans accès aux médias.

De sorte que ces élections législatives de fin juillet 2018 seront une nouvelle fois réussie. La recette du succès va sillonner la campagne puisque le motoculteur qui apparaît comme l’élément moteur du progrès relatif des villages… est souvent celui du chef, un peu plus riche que les autres ou qui a su rassembler les villageois pour acheter le progrès … ensemble.

La croissance ! ah, la croissance ! Elle est partout. Plus dans les banques et chez les Chinois du Cambodge que dans les maisons sur pilotis si vides que l’on ne sait même pas où cacher un billet vert qui vous tomberait du ciel.

Mais le pauvre avec sa vache qui ne sert plus à rien ira voter à reculons. Et combien n’iront pas voter cette fois ?

Rendez-vous le 29 avant que les heureux élus ne se mettent sur leur 31 !

 

JMDF

Gastronomie : le Amok, le plat typique cambodgien à base de poisson.

La cuisine cambodgienne comme toute la culture khmère avait été secouée par le régime destructeur de Pol Pot.

Aujourd’hui, elle est en train de renaître avec des influences diverses mais retrouvant l’essentiel de la tradition de la cuisine khmère.

Des plats typiquement nationaux. Parmi eux, le AMOK.

Voici les ingrédients essentiels pour une recette classique dont la base est le poisson. Évitez d’accepter au restaurant autre-chose que du poisson pour ce plat de amok. Des touristes peu avertis  commandent du Amok de poulet !

Le AMOK est d’ailleurs l’un des meilleurs plats de poisson de la gastrono,ie khmère car les soupes traditionnelles locales peuvent ne pas plaire à tout le monde du fait des feuilles et épices.

Pour 500 g de poisson cambodgien en filets (ou un morceau de Cabillaud ou son équivalent !), collectez une tige de citronnelle, un morceau de galanga de la taille d’un œuf de pigeon, une belle échalote, un seul piment, deux ou trois feuilles d’épinards et/ou de grosse laitue, et surtout :

  • quelques feuilles de citronnier ou de bergamote (au moins cinq) essentiel pour le parfum de ce plat hautement goûteux et du basilic et du coriandre si vous en avez. Le Nuocmam vietnamien est également indispensable. Il remplacera le sel (mais vous ajouterez une bonne pincée de poivre éventuellement ou pas de Kampot).
    Si vous disposez d’un brocoli, coupez le en petits dés.
  • Une boîte de lait de coco à trouver dans le commerce asiatique.
  • Quelques cacahuètes. Commencez par faire griller ces quelques cacahuètes et vous les concassez (possible de trouver un peu de farine d’arachide en remplacement mais alors la faire aussi roussir) . Puis mixer les aromates (sauf piment et coriandre à garder pour la pose finale), y compris les feuilles (sauf la salade utile pour la cuisson en papillote) et les mélanger à la crème de coco.

Après avoir coupé le poisson en morceaux, couvrez-les de deux cuillères à soupe de nuoc mam (ou mieux de Prahoc Mam (aie aie aie) si vous êtes au Cambodge) et poivrez légèrement.

  • préparer les papillotes (une par personne) en plaçant au fond : feuilles d’épinard, chou ou laitue puis mettre les cacahuètes grillées, le poisson et ensuite verser au-dessus le lait de coco avec la purée d’aromates,
  • Décorez le dessus avant cuisson de filets de piment et de feuilles de basilic, puis enfermez le tout  le mieux possible dans une feuille de bananier prédécoupée ou à défaut un morceau d’aluminium pour la cuisson à la vapeur (ou au bain-marie).
  • cuisson pendant 10 à 15 minutes.

Bon appétit et bon plaisir cambodgien (recommandé avec un riz thaï parfumé pas trop cuit).

JMDF 2024

Francisation et Sinisation au Cambodge

Il fut un temps au Royaume du Cambodge où tout semblait teinté d’un petit peu de culture française ou tout au moins de langue française. Les dirigeants, du Roi Norodom Sihanouk au terroriste Pol Pot, parlaient les belles lettres (sauf Montesquieu ?) même lorsqu’elles ne menaient pas à des rapprochements politiques avec la démocratie.

D’ailleurs, en cette période de Coupe du Monde de Football commentée sur les chaînes publiques cambodgiennes, il ne se passe pas cinq minutes sans entendre un mot de langue française laissé par les Français avant leur départ. Les noms de pays : Australie, Belgique, Colombie, Russie, Iran, Maroc, par exemple se prononcent en Khmer complètement à la française. Le Japon est un peu différent ! Mais on dit aussi « Suèd » et pas Sweden ! Et quotidiennement on entend « Anglais » pour England et « Allemand » pour Germany et « Croat » pour Croatia.

Parfois il est possible de percevoir dans les flots de paroles des commentateurs TV cambodgiens ces mots sympathiques à nos oreilles : gardien, passe, hors-jeu, coup-franc…

En plus, les Cambodgiens semblent reconnaître la Marseillaise.

Cependant dans la Ville de Phnom Penh, la « défrancisation » a commencé depuis belle lurette. Je connais des résidents de longue date qui accusent ouvertement certains anciens Ambassadeurs de France de n’avoir rien fait pour perpétuer les efforts de l’APRONUC (Untac) à préserver l’acquis francophone, depuis les années 1990 et 2000. Maintenir un niveau de langue française était faisable. Notamment dans l’administration et dans le Droit.

Avec peine, d’autres autorités ont soutenu le journal quotidien puis Hebdomadaire en langue française aujourd’hui disparu (Cambodge-Soir). Il est vrai saboté par quelques journalistes peu conscients des enjeux.

Seule performance :  sauver l’utilisation de la langue de Molière dans deux lycées, deux universités et une École de Technologie. Quel sentiment d’abandon de comprendre et voir que tout s’effondre sans la moindre réaction officielle, à part celle de l’Institut français  (qui a cependant dépensé plus d’argent qu’il ne fallait pour ouvrir … un inutile restaurant !).

La Sinisation, elle, est en route depuis quelques années déjà et connait depuis deux ans une croissance exponentielle. Le soleil levant s’est levé. Les entreprises chinoises ne sont pas les seules à débarquer au Royaume. Les travailleurs chinois de toutes conditions aussi bénéficient des largesses en matière de visas. Pendant que se développent les écoles chinoises et les cours d’apprentissage dans de petites échoppes. Celles-ci commencent d’ailleurs à oublier le coréen ou le japonais pour enseigner le chinois… Ne parlons plus des leçons de langue française. DISPARUES en mer de Chine.

Ce mouvement linguistique et culturel pourrait apparaître une simple adaptation à court terme. En fait, il est à long terme. Les Chinois ne jouent pas petit et ils n’investissent pas pour dévorer des opportunités tout crues. Au contraire, la minorité chinoise de tous les États de l’ASEAN le démontre depuis plusieurs décennies, les Chinois s’installent sur leurs bases, puis se fondent dans la masse et rapidement se multiplient, pour peu à peu maîtriser toutes les sources d’activités, de commerce et d’argent.

Dans un petit royaume où les gens sont promptes à s’arrêter de travailler (pour fumer, boire et dormir, surtout les hommes !), il y a de l’avenir pour ces Chinois courageux et déterminés, qualifiés ou pas.

L’Empire du Milieu avance inexorablement au Cambodge. Gare à celui qui n’en prendrait pas conscience. Certes, la culture française n’est pas morte dans ce pays si particulier et si attachant  mais elle est aujourd’hui submergée (comme une vague à Sihanoukville charriant des déchets).

Une vague ou un tsunami ?

La réponse dans les deux ans qui viennent…

(Deux ans plus tard 2020, oui le tsunami en plus du Covid 19)

JMDF

Un Malais épouse une Thaïe de 11 ans, comme troisième femme !

Le Sud de la Thaïlande est majoritairement musulman.

La Malaisie aussi.

Un père de six enfants ayant déjà deux épouses en Malaisie choisit une troisième femme âgée de … onze ans.
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La ville de Narathiwat est une ville frontière entre les deux pays et c’est là il y a deux semaines que le père de six enfants de 5 à 18 ans (avec deux épouses) et qui se dit « Imam » (autoproclamé !) d’un village dans sa province de Kélantan, aurait organisé une cérémonie de mariage avec une fillette dont il était tombé amoureux et que sa famille amie acceptait de lui remettre dès qu’elle aurait 16 ans.
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 Cette information est révélatrice de ce qui se passe dans cette zone troublée où la pauvreté sévit autant que les coutumes religieuses d’un autre âge.
Gageons que l’administration thaïe va oser aller vérifier…