Le Cambodge est au coeur de l’ASEAN.

Situé au cœur de l’Extrême Orient, à mi-chemin entre la Chine au Nord et l’Indonésie au Sud, à mi-chemin d’Ouest en Est entre la Birmanie et les Philippines, le Cambodge est entré très humblement dans l’Organisation de l’Asie du Sud Est qui regroupe aujourd’hui 10 pays.

En 1999, le Cambodge (en fait le Kampuchéa !) fut le dernier à rejoindre l’organisation pour des raisons liées à son Histoire récente (Accords de Paris en 1991, élections en 1993, retour de la Paix en 1994, retour à la croissance économique en 1995, Coup d’État en 1997, et candidature ASEAN  instruite en 1998) !

L’A.S.E.A.N regroupe aussi à l’Est Pacifique de l’Asie : Thaïlande, Malaisie, Singapour, Laos, Brunei et Vietnam (pays non cités précédemment + Timor Leste en cours) et peut s’appeler en français l’Association des Nations du Sud-Est (on pourrait dire ANASE).

Créé en 1967 et au complet depuis 1999, ce regroupement de pays et de nations semble bien disparate, entre Singapour la chinoise, place financière mondiale, Brunei la riche pétrolière, Myanmar (ex-Birmanie), Laos et Cambodge si pauvres, la Malaise à la fois complexe et harmonieuse, la Thaïlande (ex-Siam) si bouddhiste et lévitante, le Vietnam encore communistement centralisé, l’Indonésie immense et musulmane et les Philippines éparses et si chrétiennes.

Ne parlons pas des langues car, en dehors des langues locales propres à chacune nation, on y parle couramment, selon les lieux, le chinois, l’anglais, l’arabe, le français et l’espagnol. Et le Pali dans les pagodes !

Évidemment, plus on monte vers le Nord, plus les relations commerciales entre la Chine et la diaspora chinoise sont criantes dans une langue qui peu à peu s’impose…

Le Cambodge, même resté refermé sur lui-même durant trente ans (un moment maoïste ! un autre Sihanoukiste pro-pékin !), accueille aujourd’hui tant d’investisseurs chinois dans tous les domaines, publics et privés, que bien des Universités offrent maintenant des cursus en langue mandarine, avec un succès grandissant (alors qu’il y a 10 ans, les jeunes apprenaient le coréen, par amour des chansons à la mode mais aussi pour envisager d’émigrer).

15 ans d’ A S E A N ont suffi au Cambodge pour faire oublier le « petit dernier », et, avec ses 15 millions d’habitants en 2015, il joue maintenant un rôle respectable, d’autant plus que ses 7 % de croissance annuels (il fera sans doute un peu plus cette année) s’ajoutent à des perspectives crédibles de s’insérer dans les marchés d’envergure que représentent, pour un petit pays qui démarre en trombe, le marché chinois et le marché de l’ ASEAN qui s’ouvrent à lui.

Certes, c’est un peu tôt, tout n’est pas prêt pour l’ouverture du Marché Unique ASEAN, certes, il y a des risques de balance des paiements déficitaire, et de chocs de cultures et de populations mais il suffit de vivre à Phnom Penh pour se convaincre que, ASEAN ou pas, divers secteurs économiques bougent nettement et bruyamment et que ce n’est pas … agitation mais bien plutôt création de richesses.

J’M

ASEAN / Cambodge : Espace économique 2015 ?

Le Cambodge ne craint pas l’ouverture fin 2015 de l’espace ASEAN

Alors que la Chine a connu une croissance en baisse en 2014, que la Thaïlande a vu la sienne s’effondrer fortement, le Cambodge a maintenu la croissance de son produit intérieur brut (PIB) au niveau de 7 % … comme en 2011, 2012 et 2013 (il est vrai avec 12 % d’aide financière internationale !).

L’optimisme est de rigueur à Phnom Penh pour l’activité économique en 2015. L’année, éloignée des échéances électorales, devrait permettre au développement de se poursuivre dans tous les domaines, en particulier les services et l’industrie touristique, secteurs qui ne cessent de progresser.

L’Agriculture, traditionnelle et insuffisamment diversifiée, représente encore plus du 1/3 du PIB mais commence enfin à se moderniser. Le secteur de la construction est en plein « boum » et pas seulement dans la Capitale. L’industrie textile, importante mais fragile, du fait des conditions de travail et de ressources de ses salariés, pourrait compter sur des charges maîtrisées, avec ou sans paix sociale, alors que de nouvelles ressources pétrolières et gazières offshores sont annoncées pour cette année.

2015 est aussi et surtout une date importante pour les relations du Cambodge avec  l’ASEAN. L’organisation des pays de l’Asie du Sud-Est a négocié avec l’ensemble de ses Etats membres – dont le Cambodge fait partie – l’ouverture totale du marché dans l’espace ASEAN pour la fin de cette année (si possible !).

Il s’agit d’un vrai défi pour le Cambodge (15 millions d’habitants) et quelques autres pays (Myanmar) dont les économies ne sont probablement pas assez puissantes pour supporter le choc d’une ouverture brutale vers un marché unique de 640 millions de consommateurs. Ce qui rassure les économistes cambodgiens, c’est que l’ASEAN rencontre bien des difficultés dans la préparation de l’abandon des barrières douanières intra-Asean et que probablement la « deadline » devra être repoussée ou ne sera que très partielle… secteur par secteur ? La liberté de circulation de la main d’œuvre qualifiée des grands états surpeuplés semble impossible à supporter pour un pays qui doit déjà faire face à une immigration sino-vietnamienne importante. Sans doute les secteurs ciblés seront-ils bien limités dans les prochains mois.

La revue Horizon Asean, publication des services économiques de la Direction Générale du TRÉSOR, au Ministère français de l’Economie et Finances, relève sous la plume de Pauline LACOUR :

 » Si l’intégration commerciale dans la région est relativement avancée, l’intégration financière n’en demeure toutefois qu’à ses prémices. Certains pays doivent d’abord approfondir leurs marchés domestiques avant de mettre en œuvre une initiative régionale, les marchés boursiers et obligataires des pays les moins développés étant relativement étroits. L’intégration financière avance cependant doucement parmi les places financières les plus développées, avec des accords visant à harmoniser les règlementations bancaires et à faciliter l’offre transfrontalière de placement aux investisseurs particuliers.

Ces difficultés se retrouvent également au niveau de la libéralisation des investissements : l’hétérogénéité des niveaux de développement des infrastructures et des climats d’investissement limitent la transposition des initiatives régionales au niveau domestique et certains pays, tels que l’Indonésie, connaissent au contraire un renforcement des mesures protectionnistes.

En parallèle, il est difficile d’imaginer l’instauration d’un droit de la concurrence unique à l’échelle de l’ASEAN étant donné la diversité de pratiques dans la région (absence de droit de la concurrence générique à Brunei, en Birmanie, au Laos, et aux Philippines), ce qui favoriserait pourtant le développement des activités intra régionales. »

Le Cambodge est presque prêt. Le principe de la concurrence est inscrit dans sa Constitution mais le cadre légal reste à compléter. Et à faire respecter ! Des projets de lois sont en cours, notamment sur le droit de propriété, l’une des plaies de la Reconstruction. Toutefois, il ne faudrait pas que sa croissance soit déstabilisée par une ouverture brutale vers un marché unique alors que l’ASEAN n’offre pas suffisamment de garanties face aux questionnements des uns et des autres… Les sujets de discordes subsistent. Et ils sont nombreux.

L’ASEAN dispose d’un Fonds d’assistance à en principe opérationnel dans certains domaines comme les structures ferroviaires. Mais les projets de rénovation de réseaux ferrés archaïques se sont multipliés depuis plusieurs années dans plusieurs pays sans que l’ASEAN ne soit en mesure de servir de déclencheur. Le processus d’avancée vers un marché unique est peut-être à l’image d’un paysage très hétérogène qui tarde à démontrer une grande efficacité à moyen et long terme.

Depuis cinq ans bien peu d’avancées concrètes ont été faites. Les dossiers sont longuement négociés. Dans le domaine ferroviaires, par exemple, alors que la Thaïlande se tourne en ce moment vers le Japon pour créer une nouvelle ligne tant attendue Bangkok-Chiang Mai, le Cambodge attend les grands efforts promis. C’est sans doute, une fois de plus, la Chine qui viendra bientôt au secours d’un investissement multi-national lui permettant de créer une ligne passant par le Laos et gagnant la mer, sur un projet longuement préparé par la Banque Asiatique de Développement.

Gageons que 2015 se passera bien pour le petit Royaume des temples d’Angkor, voire même très bien, avec une croissance probablement en hausse, si les intempéries ne contrarient pas l’Agriculture, avec en fin d’année l’achèvement d’un nouveau pont stratégique sur le large Mékong et d’une liaison routière à quatre voies entre Phnom Penh et Siem Reap, un axe majeur du transport des biens et des personnes.

L’optimiste règne sur 2015. Cependant les deux années suivantes seront sans doute plus difficiles avec d’autres échéances politiques plus sensibles et certainement nécessaires.

En hommage à Cabu, Tignous, Wolinski, Honoré et Maris, « Lettre aux culs-bénits » de Cavanna !

LETTRE AUX CULS-BENITS (extraits)

« Lecteur, avant tout, je te dois un aveu. Le titre de ce livre est un attrape-couillon. Cette « lettre ouverte » ne s’adresse pas aux culs-bénits. […]

Les culs-bénits sont imperméables, inoxydables, inexpugnables, murés une fois pour toutes dans ce qu’il est convenu d’appeler leur « foi ». Arguments ou sarcasmes, rien ne les atteint, ils ont rencontré Dieu, il l’ont touché du doigt. Amen. Jetons-les aux lions, ils aiment ça.

Ce n’est donc pas à eux, brebis bêlantes ou sombres fanatiques, que je m’adresse ici, mais bien à vous, mes chers mécréants, si dénigrés, si méprisés en cette merdeuse fin de siècle où le groin de l’imbécillité triomphante envahit tout, où la curaille universelle, quelle que soit sa couleur, quels que soient les salamalecs de son rituel, revient en force partout dans le monde. […]

Ô vous, les mécréants, les athées, les impies, les libres penseurs, vous les sceptiques sereins qu’écœure l’épaisse ragougnasse de toutes les prêtrailles, vous qui n’avez besoin ni de petit Jésus, ni de père Noël, ni d’Allah au blanc turban, ni de Yahvé au noir sourcil, ni de dalaï-lama si touchant dans son torchon jaune, ni de grotte de Lourdes, ni de messe en rock, vous qui ricanez de l’astrologie crapuleuse comme des sectes « fraternellement » esclavagistes, vous qui savez que le progrès peut exister, qu’il est dans l’usage de notre raison et nulle part ailleurs, vous, mes frères en incroyance fertile, ne soyez pas aussi discrets, aussi timides, aussi résignés!

Ne soyez pas là, bras ballants, navrés mais sans ressort, à contempler la hideuse résurrection des monstres du vieux marécage qu’on avait bien cru en train de crever de leur belle mort.

Vous qui savez que la question de l’existence d’un dieu et celle de notre raison d’être ici-bas ne sont que les reflets de notre peur de mourir, du refus de notre insignifiance, et ne peuvent susciter que des réponses illusoires, tour à tour consolatrices et terrifiantes,

Vous qui n’admettez pas que des gourous tiarés ou enturbannés imposent leurs conceptions délirantes et, dès qu’ils le peuvent, leur intransigeance tyrannique à des foules fanatisées ou résignées,

Vous qui voyez la laïcité et donc la démocratie reculer d’année en année, victimes tout autant de l’indifférence des foules que du dynamisme conquérant des culs-bénits, […]

À l’heure où fleurit l’obscurantisme né de l’insuffisance ou de la timidité de l’école publique, empêtrée dans une conception trop timorée de la laïcité,

Sachons au moins nous reconnaître entre nous, ne nous laissons pas submerger, écrivons, « causons dans le poste », éduquons nos gosses, saisissons toutes les occasions de sauver de la bêtise et du conformisme ceux qui peuvent être sauvés! […]

Simplement, en cette veille d’un siècle que les ressasseurs de mots d’auteur pour salons et vernissages se plaisent à prédire « mystique », je m’adresse à vous, incroyants, et surtout à vous, enfants d’incroyants élevés à l’écart de ces mômeries et qui ne soupçonnez pas ce que peuvent être le frisson religieux, la tentation de la réponse automatique à tout, le délicieux abandon du doute inconfortable pour la certitude assénée, et, par-dessus tout, le rassurant conformisme.
Dieu est à la mode. Raison de plus pour le laisser aux abrutis qui la suivent. […]

Un climat d’intolérance, de fanatisme, de dictature théocratique s’installe et fait tache d’huile. L’intégrisme musulman a donné le « la », mais d’autres extrémismes religieux piaffent et brûlent de suivre son exemple. Demain, catholiques, orthodoxes et autres variétés chrétiennes instaureront la terreur pieuse partout où ils dominent. Les Juifs en feront autant en Israël.

Il suffit pour cela que des groupes ultra-nationalistes, et donc s’appuyant sur les ultra-croyants, accèdent au pouvoir. Ce qui n’est nullement improbable, étant donné l’état de déliquescence accélérée des démocraties. Le vingt et unième siècle sera … »

CAVANNA
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Cela fait réfléchir, ça fait du bien, ça décoiffe certes, mais en cette période ça me parait naturel de remettre les pendules à l’heure. JM

CHARLIE

Je suis Charlie !
Et pas seulement HEBDO, mais quotidiennement !

Bizarre, depuis quelques jours, j’avais changé le titre « Faim d’années » devenu obsolète après le Jour de l’An, en … « Le dessein des mots ». J’aurais du aller plus loin sans doute avec Le dessein des dessins !?

Les mots ont un sens. Les dessins aussi. Certains préfèrent donner la mort, d’autres ne choisissent que … l’indécence !

ILS faisaient partie de notre vie. Je les aimais. Y compris l’économiste dont je me sentais bien proche. Tous unis ces jours-ci mais tous libertaires. Pour ne jamais se taire…

Oui, tous unis, pour la LIBERTE’.

JAN

Le dessein des mots – 2015 haute en couleur

Amis lecteurs,

En cette période de « multiplication des pleins » de vœux, le seul profond souhait qui tienne pour les mortels que nous sommes, ne serait-ce pas d’avoir une grande faim de nombreuses années de vie ? C’est pourquoi je vous invite à regarder au delà de 2015 et d’avoir envie de vie, et de vies. Énergie de vie. Envie de vivre un long temps. La faim repousse la fin …

Il m’est susurré parfois que ces mots choisis peuvent être crispants et que la répétition des sens tend à l’agacement du lecteur. Dans ce domaine, il n’y a pas de sens interdit. C’est comme on le sent ! Chaque mot est vivant ou, plutôt, la locution les rend vivants, si l’on a le temps de se laisser transporter… Je leur trouve souvent cinq sens lorsque je les aligne et que je les marie. La locution me ravit. Je « locue » sans complexe. Le lecteur interlocute alors … ?

Au règne incontournable de l’image dans lequel nous baignons quotidiennement, évanescente, subissant le plus souvent, les toucher, choisir ses mots, devient une nécessité pour sortir des clichés et des trop-pleins visuels qu’on nous assène et qui nous assomment. Passons , s’il vous plait mon dieu, à l’image du verbe qui se fait cher.

Lorsque je joue de l’écriture, je recherche la couleur comme le dessinateur, en y ajoutant de la musique, à fleur de peau, et du sens non dit. Le non-dit a l’odeur de l’incompris. C’est une forme de poésie qui ne peut plaire à la lunette de courte vue ni séduire le somnambule. Dans quel sens dormez-vous ? Vous ai-je chatouillé ? Les mots ont des couleurs, encore faut-il les voir. Les mots ont des tons. Encore faut-il les entendre. Les prononcer en les couchant dissipe mal leur musique. Dans le fond, à la lettre, il y a d’autres sens, celui de la séduction et celui du symbole. Encore faut-il accepter le jeu dans l’esprit subtil qui joue du temps et comble l’absence.

La séduction du verbe s’envole de la parole à l’écrit et y gagne au change ? Ah, le dessein de l’écrit ! J’aime dessiner les mots, en m’inspirant du flot à fleur de peau. Que deviennent-ils ? Où vont-ils ? Qui en fait quoi ? Improviser devient un moment de délice vertébral. La scène s’ouvre sur l’acteur. Je dé-fosse de l’orchestre les morceaux et je mélange les partitions. A capella… Haut de gamme comme un « spirit hors d’age ». Comme on coupe les cheveux et qu’ils volent au vent, en 4.

A votre santé ! … de parfums, humez,cognez vos vers et votre prose, tchin-tchin, groquer ensemble pour une … fête. Aux chants. Jouez hautbois ; flute, seuls les troncs pètent, dans la musette dé-raisonnée.

Les mots ont des couleurs. Les voyez-vous ? Le verbe vous caresse, le sentez-vous ? Le mien n’est pas le tien, le savez-vous ? Entre j’imprime et j’exprime, que choisissez-vous ? Le quel sexe prime ? Laissez donc naître l’être et paraître. Laissez-vous transporter par un vent de folle poésie.

Au-delà des mots, timbales et cymbales, un univers se crée. Se crée ? Pas un art, mais un rap (un rap à trier, je le confesse, … là (l) j’ai ri !).

Le choix des symboles que je cisèle recherche un petit « plus » d’élan poétique, entre vous et moi. Émois ? Créer un mot peut être une jouissance. Le couper, l’associer, le décrire sans l’écrire, le crier sans respecter sa forme, c’est la création de mes doigts. Ma vue au bout des ongles. C’est mon tête-à-queue. C’est la plume qui s’envole, qui s’expatrie… Ne vous déplaise. C’est ma Java niaise.

Le masque et la plume, la majuscule nous laisse minuscules…

Oui, je jette au vent léger des mots qui savourent leur liberté. Laissez-moi essaimer les images et les sons. Sans doute alors mon envie d’écrire, sortie de bouche a oreille pour « espiter » autour de moi de la joie et de l’espoir, trouvera t-elle, telle, encore corps. L’oubli des maux reste dans mes mots

et dans mes vœux pour vous. Riez. Riez de vous. Riez de moi. … ça, ma muse.

L’ ajance de création vous souhaite une bonne faim de moi et d’années.

(et pardon si je vous ai un peu sorti des rangées !)

Bonheur solitaire – Solitudiness

Récemment un ami, Franck, en peine avec sa compagne, son travail, ses projets de vie, me posait cette question par messagerie :
*
 » Selon toi, le bonheur existerait-il seulement a deux ?
Y aurait il une barrière infranchissable qui empêcherait d être heureux tout seul ? « 

*
Voici la réponse que je lui ai adressée :

 » … Nous sommes quand même nés incomplets et forcément conscients et angoissés par la mort, dont nous, humains, … nous savons qu’elle est notre destinée ! Alors, déjà, comment puis-je être heureux si je me sens incomplet, seul, et en plus fragile et mortel … ?!

Il y a peut-être des exceptions parmi les gens qui se sentent doubles, masculin et féminin à la fois, sans souci de la procréation, celle-ci naturellement « innée » pour la survie de l’espèce animale que nous sommes. Mais comment savoir si ceux qui recherchent la solitude sont vraiment heureux ?

Le partage est la meilleure réponse à l’état naturel de mal-être. La présence de l’autre, même à défaut d’échange de sentiments, semble indispensable pour une vie moins angoissée, ou plus apaisée, donc s’approchant du bonheur. La seule présence de l’autre à côté de soi crée un sentiment (lequel ?) et conduit au partage. Chaque être est naturellement social même s’il contrôle avec sa tête son instinct grégaire… et même si la société souvent révulse.

La solitude, c’est la vie monastique ! C’est cependant encore la recherche d’un autre qui existerait dans le ciel et nous donnerait la vie éternelle comme pour répondre à nos deux angoisses ! C’est même parfois un « mariage » avec un dieu, disent les bonnes sœurs !

Les ermites ? Des gens exceptionnels. Ceux qui parviennent à vivre à l’écart, le font avec une philosophie qui est aussi la recherche d’un dieu… Ou bien ils deviennent dieu eux-mêmes. Comme ils meurent seuls, personne ne sait s’ils ont été heureux ! Certains deviennent fous ou doivent épouser la nature ou croire à des « partages » affectifs avec … des animaux ! Non, la solitude ne peut être un but, même si chacun la rencontre dans la société, dans certaines étapes d’une vie, et parfois s’y trouve bien. Un moment.

L’Homme peut compenser le manque qu’il ressent par le mysticisme, l’ascétisme, la méditation, etc… Ou bien certains jouent avec la mort jusqu’à ce qu’elle les prenne (comme les drogués, les joueurs, les sportifs de l’extrême !). C’est fou.

Il reste, cher ami, que je suis parfois heureux tout seul. Par moments… Au bout de chacun de ces moments, je cherche qui j’aime, qui me manque, de qui j’ai envie. Je recherche l’autre. Comment étouffer son envie d’aimer ? Même dans les moments de déception amoureuse, on a envie d’aimer une personne, celle qui, que, quoi, dont, où …

Et si je ne trouve pas, dans mon cœur, dans mon carnet ou mon Outlook, je sors. Je vais rencontrer les gens, converser, échanger, satisfaire le besoin de l’autre et le besoin de trouver mon égal ou mon double, ou ma moitié. Alors, j’approche du bonheur. L’amour est notre issue de secours !

Parce que, Franck, dans ta question, il y a quelque chose qui ne va pas : « heureux », ça veut dire quoi ?
– apaisé ?

Oui, on peut être heureux tout seul… mais la seule barrière franchissable dont il ne faut pas s’éloigner, c’est le groupe. Je bonheur est fait de plein des « autres » qui se posent la même question que toi et qui, sans que tu le saches clairement, … comptent bien sur toi. Seul mais jamais seul.

J’M

LA CAMBODGIENNE

LA CAMBODGIENNE
ou les Cambodgiennes !

………………………………………………………… sous le regard d’Ajarn Jan.

Les célestes divinités sculptées sur les murs des temples d’Angkor de l’ancien empire khmer nous l’apprennent : la Cambodgienne est une « Apsara », une créature à la fois mythique et humaine, proche des dieux, qui transporta jusqu’à nos jours l’image idéalisée de la gente féminine. Dans la réalité comme dans l’art.
*
Dure réalité dans le Cambodge d’aujourd’hui : si on examinait, un à un, les problèmes sociaux, on devrait sans doute commencer par le dossier de « la place des femmes » puisqu’il recoupe plusieurs aspects essentiels du fonctionnement et des dysfonctionnements du pays. Les femmes sont ici si particulières que le pays offre un caractère matriarcal plutôt trompeur. En effet, elles demeurent au second niveau dans une société d’ex-guerriers.
*
Les institutions internationales, conscientes, et le gouvernement royal, se préoccupent de la situation de cambodgiennes exclues trop souvent des institutions et des bénéfices du développement naissant. Mais qui sont-elles donc ? Peut-on déceler entre elles des traits communs ? Comment trouvent-elles leur place dans une société dominée par le machisme ? Pourquoi donc apparaissent-elles pauvres et malheureuses et comment peuvent-elles sortir de leur condition actuelle ?
L’avenir, celui qu’elles construisent, envers et contre tout, sûrement le dira.
*
1 – NAÎTRE FEMME AU CAMBODGE, N’ÊTRE QU’UNE FEMME

( Si vous souhaitez accéder à l’intégralité de cet article LA CAMBODGIENNE, déplacez-vous sur le bandeau supérieur dans « Mes écrits » puis dans « Textes publiés ». )


Alerte : je recherche Madame OUK Monna, ancienne Secrétaire d’Etat à la Santé du GRC …

Un livre à lire ! … En vente au Cambodge dans toutes les bonnes librairies.

    »   IL RÊVAIT D’UNE AUTRE RIVE   « 


Publié par les Editions du Mékong à Phnom Penh. Vient de sortir !

10 $


JEAN MOREL

Le récit romanesque se déroule il y a vingt ans au Cambodge, entre l’arrivée d’un professeur français à Phnom Penh, les pagodes Wat Unalom et Wat Kien Khleang, et la vie d’un jeune cambodgien victime directe (ou indirecte ?) d’une éducation teintée de la violence issue de la période des Khmers Rouges.

Le roman commence et finit à Kompong Cham, une ville de province, là où légendes et Bouddhisme se confondent, entre ciel et rizières, entre douceur de la vie paysanne et violence des éléments climatiques.

Il décrit – avec quatre yeux – la capitale d’alors et les relations amusantes et particulières des Cambodgiens accueillant des « Barangs » séduits par la chaleur et par l’eau. Un regard poétique sur le noble Mékong et les arbres centenaires n’efface cependant pas le drame qui s’annonce …

La violence perdure t-elle chez les enfants des Khmers Rouges ? Une génération ne suffirait pas pour répondre à cette question ; seuls les traumatismes se soignent au contact d’un quotidien … qui s’améliore au fur et à mesure que l’on s’éloigne des crimes impunis du génocide.


Carnets d’Asie – Institut Français du Cambodge

Monument Books

Va t’elle ?










Succès de VATEL THAILAND


En 2003, Vatel Thaïlande, c’était trente étudiants motivés par la nouveauté des études offertes par l’Université des Beaux-arts « Silpakorn », pour ceux qui voulaient s’approprier les connaissances de l’Hospitalité, flambeau du tourisme national, développé par un des pays les plus accueillants du monde et qui sans cesse s’adapte et innove.

En 2014,

Ils sont 500 étudiants thaïlandais, un peu plus de filles que de garçons, à fréquenter le cursus universitaire de quatre années de VATEL et à croire dans les mêmes perspective de carrière, à savoir ceux de la grande hôtellerie internationale et les multiples métiers de la restauration et de la gastronomie à la française.

Nombreux sont les atouts de VATEL à Bangkok qui peuvent expliquer l’engouement des étudiants et leur insertion professionnelle rapide : la complémentarité d’une équipe de formation polyglotte à la fois thaïe et internationale, des locaux éducatifs et techniques et des équipements adaptés, une structure pédagogique qui a fait ses preuves dans le monde à travers plus de 20 partenariats internationaux du Groupe Vatel, et enfin et surtout un enseignement technique basé sur l’alternance. Chaque année les connaissances professionnelles sont acquises par des stages de plusieurs mois qui préparent à l’entrée dans le monde du travail.

De plus, le restaurant d’application VATEL de Bangkok, situé en centre vielle au pied de la Tour CAT offre maintenant une image de gastronomie à la française qui profite autant à la formation qu’au plaisir des visiteurs et des convives invités. A ses côtés, un « café-pâtisserie » attire une clientèle de connaisseurs et offre des produits raffinés dignes des meilleurs pâtissiers.

Le succès appelant le succès, la plupart des étudiants VATEL trouvent rapidement des offres d’emploi après quatre stages d’études dans de grands hôtels et des palaces de renom à travers le monde. Vatel Thaïlande étonne par le succès des ses étudiants dans tous les métiers de l’Hospitalité et notamment ceux qui gravissent rapidement les échelons du management.

Enfin, la référence indéniable de cette réussite remarquée est que le cursus VATEL offre aux étudiants locaux, mais aussi des pays voisins, la possibilité d’un stage pratique en France, lors de leur la troisième année d’étude, dans l’un des grands palaces de Paris et des plus grandes villes touristiques françaises, telles que Lyon, Cannes, Nice, Bordeaux ou Gérardmer. Ce stage expatrié est unique et ne peut exister que grâce au concours du Groupe VATEL, implanté en France, et des professeurs de langue française qui managent ces stages à partir de Bangkok.

A noter cependant que le niveau de langue française des dernières promotions estudiantines ne semblait pas suffisant pour atteindre l’efficacité attendue de tous les stages et des rapports de stages en métropole. Comme quoi il ne faut pas se satisfaire des succès ponctuels mais sans cesse les remettre en cause pour plus de certitude à l’avenir. Certains stages non validés signifient une image écornée qu’il faut redresser. Les étudiants en sont conscients et la sélection se durcit d’autant sur le niveau acceptable de langue française. Pour voir la Tour Eiffel et accéder aux marques de la « Fashion Image » parisienne dont rêvent bien des Thaïs, l’effort commence à Bangkok …

Pas de problème. Partout il y a du pain sur la planche. Même à Bangkok. Training, formation alternée, débriefing, management, renforcement, innovations pédagogiques, …
Mais partout, semble t-il, le pain servi est de qualité. Manger avec des « Baguettes » prend chez VATEL un autre sens. Quant aux « Pains de campagne », servis en tartines moelleuses, avec une châtaigne de beurre frais, ils semblent presque descendre des palmiers et des cocotiers, parce servis tiède, à la chaleur des tropiques que l’air conditionné un instant vous fait oublier.
N’est-il pas vrai qu’en matière de gastronomie à la française, un établissement de restauration prétentieux se juge « a priori » à la qualité de son pain, dit-on, et de son café ?
Venez donc voir le Café VATEL BANGKOK. Le reste c’est une … question de goût.
JM

School Website: http://www.vatel.co.th
Restaurant Website: http://www.vatelbangkok.com

Il rêvait d’une autre rive

La publication du roman de Jean Morel  « Il rêvait d’une autre rive », par les Editions du Mékong, est prévue officiellement à Phnom Penh le 29  août 2014. L’ouvrage sera en vente immédiatement à la Librairie Les Carnets d’Asie, au sein de l’Institut Français de Phnom Penh. Une réception avec dédicaces sera donnée le 31 août au 10 boulevard Sothearos à 18 heures en présence de nombreux amis.

 

 

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