Deux sortes d’étrangers en Extrême-Orient

La pandémie de Covid-19 en Thaïlande et dans les pays voisins d’Asie du sud-est soumis aux mêmes strictes règles sanitaires, permet avec un peu de recul de découvrir qu’il existe bien deux sortes de « foreigners » dans ces endroits propices pour le tourisme mais aussi cibles de l’aboutissement des rêves de résidence pas chère au soleil !

En fait, il y en a même trois sortes. Tout d’abord cette engence qui se déplace par hordes et disparait aussitôt. Surtout lorsqu’il y a un danger. On les appelle les touristes et ils ont fui les destinations de vacances pour se confiner avec leurs amis indigènes. La gêne est pour les pays touristiques en question qui en souffrent énormément maintenant économiquement et pour longtemps.

Et puis il y a les résidents. Ceux qu’on appelle en Thailande les «farangs» ! Certains sont des résidents de longue date ou permanents et se sont trouvés enfermés dans leur lieu de vie sans pouvoir en sortir depuis des mois. Les autres, ceux qui sont restés coincés à l’extérieur de leur pays de résidence par le confinement indigène puis par l’absence de vols de retour… sont ceux qui connaissent fortement en ce moment la frustration de ne pouvoir rentrer chez eux !

En fait, chez ceux qui sont restés coincés dans ces pays de rêve sans pouvoir rentrer voir leur famille cet été dans leur pays d’origine, il y a aussi deux catégories : ceux qui ont des revenus financiers assurés ou en provenance de l’étranger et qui ne souffrent pas actuellement. Au contraire, ils sont pour la plupart encore plus heureux d’être débarrassés des touristes bruyants et envahissants, de ne plus manquer de sièges dans le métro et de couchettes dans les trains, de ne plus avoir de supermarchés encombrés et même … de pouvoir aller à la plage sans qu’elle soit bondée !

Et puis ceux qui ont tout perdu sur le plan économique parce qu’ils vivaient du tourisme… Perte de revenus, perte de chiffres d’affaires, perte d’emploi, perte de valeur de leur bien ou de leur commerce invendable … Certes les prix baissent et le coût de la vie leur permet de survivre mais ils ont l’impression d’avoir tout perdu et rêvent de quitter le Siam ou le Mékong dès que possible.

Le plaisir de vivre n’est pas le même en ce moment dans les différents pays de l’extrême orient. De plus, les griefs contre les autoristés de chaque pays augmentent. Les Thais n’aiment pas les farangs. Les Khmers veulent les faire payer. Les Viets se méfient des cas importés. Tous imposent des quarantaines et verrouillent les libertés et surveillent les déplacements et les agissements.

Et puis, les autorités, gouvernementales et autres, de ces différents pays se sentent les mains libres et moins de regards étrangers posés sur eux. Ils en profitent pour durcir les règles de vie sociale et politique et imposer des mesures limitant les libertés à leurs citoyens trop souvent traités ces derniers mois comme des esclaves qui doivent se taire.

D’ailleurs, les prisons seraient pleines !

JMDF

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s