Avec les poules. Heu ! mon quotidien…

Les oeufs commencent à manquer chez moi.

En effet, j’ai perdu un petit sac en toile tout mignon qui contenait une paire de loupe (heu…, rien à voir !) et une boîte d’oeufs venant de France (la boite !) et qui faisait ici ma fierté car au Cambodge personne ne possède ou ne connait cette utilisation de la boîte en « papier maché » fort utile pour acheter et transporter des oeufs.

J’ai essayé de refaire le tour des commerçants pour retrouver mon petit sac et ma boîte, mais je suis … confiné au covid-poulailler. Au bercail (sans oeufs!). Comment mieux faire ?

Alors, oeufreusement, je suis allé acheter des oeufs au plus près de chez moi, à moto, à 1000 mètres environ. J’en ai pris cinq. Un oeuf 500 riels (un dollar = 4000 riels). Quelle idée…

Vous ne connaissez pas mon chemin de terre empierré qui me tasse regulièrement les vertèbres ? ça se voit. Sinon vous comprendriez que seuls trois oeufs soient arrivés entiers.

Le reste, je passe sur le mélange des blancs et des jaunes, car en ce moment il ne fait vraiment bon d’être étranger chez les Jaunes.

Au Cambodge, il y a quasi autant de Français qui ont contracté le Corona que de Cambodgiens, 35/35. Le virus est parti  de Chine en Peugeot (!) et revenu par Air France avec un stop à Bangkok. La plupart des Français sont arrivés contaminés ! Comme dans toute la région, ce que les gens retiennent : c’est un virus amené par les Etrangers …

Les Khmers se posent des questions et sont contents de voir les touristes repartir. Cependant tous les magasins et hôtels ferment et ils perdent leur travail et leur salaire sans la moindre protection sociale.

Alors, lorsque je sors de mon auto-confinement, en moto, masqué bien sûr, je chante doucement sur un air de salza : « Je suis un Cambodgien », je n’arrive pas de Rio-jeanère..!

Les boissons manquent aussi. Sans doute à cause de la chaleur (35°), je n’ai jamais autant bu et je dois refaire des glaçons tous les deux jours pour mes apéros bien mouillés.

Ah oui, apéro le soir pour essayer de tuer le temps. Mais personne à qui parler de ma journée qui passe trop vite et m’envoie au lit avec les poules !

Et oui, très tôt, « avec les poules ».

Au fait, elles se ressemblent toutes.

Les journées !

………………………

JMDF

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