Amok, le plat cambodgien à connaître absolument.

La cuisine cambodgienne comme toute la culture avait été secouée par le régime destructeur de Pol Pot. Aujourd’hui, elle est en train de renaître avec des influences diverses mais retrouvant l’essentiel de la tradition de la cuisine khmère.

Des plats typiquement nationaux. Parmi eux, le AMOK.

Voici les ingrédients essentiels pour une recette classique dont la base est le poisson. Évitez d’accepter au restaurant autre-chose que du poisson pour ce plat de amok.

C’est d’ailleurs un des meilleurs plats de poisson car les soupes traditionnelles locales peuvent ne pas plaire à tout le monde.

Pour 500 g de poisson cambodgien en filets (ou un morceau de Cabillaud ou son équivalent !), collectez une tige de citronnelle, un morceau de galanga de la taille d’un œuf de pigeon, une belle échalote, un seul piment, deux ou trois feuilles d’épinards et/ou de grosse laitue, et surtout :

  • quelques feuilles de citronnier ou de bergamote (au moins cinq) essentiel pour le parfum de ce plat hautement goûteux et du basilic et du coriandre si vous en avez. Le Nuocmam vietnamien est également indispensable. Il remplacera le sel (mais vous ajouterez une bonne pincée de poivre éventuellement ou pas de Kampot).
    Si vous disposez d’un brocoli, coupez le en petits dés.
  • Une boîte de lait de coco à trouver dans le commerce asiatique.
  • Quelques cacahuètes. Commencez par faire griller ces quelques cacahuètes et vous les concassez (possible de trouver un peu de farine d’arachide en remplacement mais alors la faire aussi roussir) . Puis mixer les aromates (sauf piment et coriandre à garder pour la pose finale), y compris les feuilles (sauf la salade utile pour la cuisson en papillote) et les mélanger à la crème de coco.

Après avoir coupé le poisson en morceaux, couvrez-les de deux cuillères à soupe de nuoc mam (ou mieux de Prahoc Mam (aie aie aie) si vous êtes au Cambodge) et poivrez légèrement.

  • préparer les papillotes (une par personne) en plaçant au fond : feuilles d’épinard, chou ou laitue puis mettre les cacahuètes grillées, le poisson et ensuite verser au-dessus le lait de coco avec la purée d’aromates,
  • Décorez le dessus avant cuisson de filets de piment et de feuilles de basilic, puis enfermez le tout  le mieux possible dans une feuille de bananier prédécoupée ou à défaut un morceau d’aluminium pour la cuisson à la vapeur (ou au bain-marie).
  • cuisson pendant 10 à 15 mn.

Bon appétit et bon plaisir cambodgien (recommandé avec un riz thaï parfumé pas trop cuit).

JMDF

Francisation et Sinisation au Cambodge

Il fut un temps au Royaume du Cambodge où tout semblait teinté d’un petit peu de culture française ou tout au moins de langue française. Les dirigeants, du Roi Norodom Sihanouk au terroriste Pol Pot, parlaient les belles lettres (sauf Montesquieu ?) même lorsqu’elles ne menaient pas à des rapprochements politiques avec la démocratie.

D’ailleurs, en cette période de Coupe du Monde de Football commentée sur les chaînes publiques cambodgiennes, il ne se passe pas cinq minutes sans entendre un mot de langue française laissé par les Français avant leur départ. Les noms de pays : Australie, Belgique, Colombie, Russie, Iran, Maroc, par exemple se prononcent en Khmer complètement à la française. Le Japon est un peu différent ! Mais on dit aussi « Suèd » et pas Sweden ! Et quotidiennement on entend « Anglais » pour England et « Allemand » pour Germany et « Croat » pour Croatia.

Parfois il est possible de percevoir dans les flots de paroles des commentateurs TV cambodgiens ces mots sympathiques à nos oreilles : gardien, passe, hors-jeu, coup-franc…

En plus, les Cambodgiens semblent reconnaître la Marseillaise.

Cependant dans la Ville de Phnom Penh, la « défrancisation » a commencé depuis belle lurette. Je connais des résidents de longue date qui accusent ouvertement certains anciens Ambassadeurs de France de n’avoir rien fait pour perpétuer les efforts de l’APRONUC (Untac) à préserver l’acquis francophone, depuis les années 1990 et 2000. Maintenir un niveau de langue française était faisable. Notamment dans l’administration et dans le Droit.

Avec peine, d’autres autorités ont soutenu le journal quotidien puis Hebdomadaire en langue française aujourd’hui disparu (Cambodge-Soir). Il est vrai saboté par quelques journalistes peu conscients des enjeux.

Seule performance :  sauver l’utilisation de la langue de Molière dans deux lycées, deux universités et une École de Technologie. Quel sentiment d’abandon de comprendre et voir que tout s’effondre sans la moindre réaction officielle, à part celle de l’Institut français  (qui a cependant dépensé plus d’argent qu’il ne fallait pour ouvrir … un inutile restaurant !).

La Sinisation, elle, est en route depuis quelques années déjà et connait depuis deux ans une croissance exponentielle. Le soleil levant s’est levé. Les entreprises chinoises ne sont pas les seules à débarquer au Royaume. Les travailleurs chinois de toutes conditions aussi bénéficient des largesses en matière de visas. Pendant que se développent les écoles chinoises et les cours d’apprentissage dans de petites échoppes. Celles-ci commencent d’ailleurs à oublier le coréen ou le japonais pour enseigner le chinois… Ne parlons plus des leçons de langue française. DISPARUES en mer de Chine.

Ce mouvement linguistique et culturel pourrait apparaître une simple adaptation à court terme. En fait, il est à long terme. Les Chinois ne jouent pas petit et ils n’investissent pas pour dévorer des opportunités tout crues. Au contraire, la minorité chinoise de tous les États de l’ASEAN le démontre depuis plusieurs décennies, les Chinois s’installent sur leurs bases, puis se fondent dans la masse et rapidement se multiplient, pour peu à peu maîtriser toutes les sources d’activités, de commerce et d’argent.

Dans un petit royaume où les gens sont promptes à s’arrêter de travailler (pour fumer, boire et dormir, surtout les hommes !), il y a de l’avenir pour ces Chinois courageux et déterminés, qualifiés ou pas.

L’Empire du Milieu avance inexorablement au Cambodge. Gare à celui qui n’en prendrait pas conscience. Certes, la culture française n’est pas morte dans ce pays si particulier et si attachant  mais elle est aujourd’hui submergée (comme une vague à Sihanoukville charriant des déchets).

Une vague ou un tsunami ?

La réponse dans les deux ans qui viennent…

(Deux ans plus tard 2020, oui le tsunami en plus du Covid 19)

JMDF

Un Malais épouse une Thaïe de 11 ans, comme troisième femme !

Le Sud de la Thaïlande est majoritairement musulman.

La Malaisie aussi.

Un père de six enfants ayant déjà deux épouses en Malaisie choisit une troisième femme âgée de … onze ans.
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La ville de Narathiwat est une ville frontière entre les deux pays et c’est là il y a deux semaines que le père de six enfants de 5 à 18 ans (avec deux épouses) et qui se dit « Imam » (autoproclamé !) d’un village dans sa province de Kélantan, aurait organisé une cérémonie de mariage avec une fillette dont il était tombé amoureux et que sa famille amie acceptait de lui remettre dès qu’elle aurait 16 ans.
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 Cette information est révélatrice de ce qui se passe dans cette zone troublée où la pauvreté sévit autant que les coutumes religieuses d’un autre âge.
Gageons que l’administration thaïe va oser aller vérifier…