La circoncision en question !

2012/2019******************************************************************

La circoncision en question   (contre la posthectomie)

I – La circoncision / L’appareil génital masculin

  • Certains dysfonctionnements
  • En quoi consiste la circoncision ?
  • Quelles sont les conséquences de la circoncision ?

II – Pourquoi se fait-on circoncire ?

  • Raisons sociales
  • Raisons religieuses
  • Raisons médicales
  • Choix personnel

En conclusion : le sentiment actuel – Avenir de ce tabou-médical. Et un projet de recherche « violence ».

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Dans le monde des « droits humains » où l’on aborde avec lucidité les droits de l’Enfant, il est d’actualité de se poser la question des outrages physiques irréversibles opérés sur des enfants à la naissance, ou peu après, pour différents motifs, la plupart du temps pour motif religieux, sinon pour un motif d’hygiène qui avait sa raison d’être au … Moyen Age.

Une mère qui a mis au monde un enfant, quel que soit son genre, porte une responsabilité de respect sur son intégrité physique et ne doit pas ignorer les conséquences de toute intervention, manuelle ou chirurgicale, sur l’avenir sexuel de son bébé. Responsabilité qui devient vite collective du fait des lieux de naissance et des usages chirurgicaux des maternités à travers le monde. Et même dans notre monde francophone occidental civilisé.

Comment ne pas mentionner certains « us » de minorités ethniques (tribus africaines) ? Celles qui ont des décennies ou des siècles de coutumes auxquelles les mères ne peuvent que se référer, encouragées qu’elles sont par des hommes gardiens des traditions tribales, traditions auxquelles il ne faudrait surtout pas déroger…!

Mais observons au-delà.

Aujourd’hui, l’ablation du clitoris des bébés filles est quasi-unanimement condamnée (une interdiction en 2019 au Niger). L’UNICEF (bien neutre sur la circoncision) et nombre d’ONG et de gouvernements travaillent efficacement pour dénoncer la pratique de l’excision de jeunes filles parce qu’elle est une mutilation de l’enfant et, partant, « amputation » de la femme en devenir. Dans le monde civilisé, de plus en plus de femmes « coupées » s’élèvent pour que leurs propres filles ne subissent pas les mêmes ablations définitives limitant et même supprimant le plaisir sexuel ou une partie de celui-ci lors de l’accouplement.

Accepter que des filles soient « cousues » en garantie de chasteté apparaît inacceptable et condamnable, non seulement comme une atteinte sans consentement aux corps des enfants, mais aussi comme une sorte de « barbarie » limitant les droits essentiels de chaque être humain à disposer de son corps et de sa liberté d’en jouir dans le respect des autres. Faisant aussi des enfants une forme de « propriété privée » des parents, contrôlée uniquement par les géniteurs sans autre « droit » ?

Il est clair que beaucoup de gens et d’organismes agissent au niveau international en faveur des filles et des femmes. Supprimer dès la naissance le plaisir de la femme pour le seul besoin de l’homme (ou le respect des traditions) est une avancée vers les droits de la femme et de l’enfant.

Cependant, couper la peau des lèvres du vagin des filles et couper la peau du prépuce de la verge des garçons relèvent de la même démarche ! Démarche honteuse. Contraire au respect du corps que chaque individu « est » en droit d’exiger à la naissance.

Pour les garçons, c’est le grand silence convenable !

Il convient d’aborder ce sujet « tabou » et de sensibiliser les parents et l’opinion publique sur la question de la circoncision des garçons. Elle est une forme de mutilation définitive pratiquée sur un être auquel on ne demande pas son avis.

Sur Terre, la population humaine mondiale comprend : 30 % des hommes effectivement circoncis sur cette planète : 90% des Juifs le sont, 70% de Musulmans le sont, 10% seulement chez les autres populations mâles sont circonsis. Pense t’on, car il est difficile de ne pas avoir de source fiable. Les « autres » sont surtout des Britanniques et des affiliés du commonwealth. Une partie en Amérique du Nord.

Etant données ces statistiques (crédibles) bien peu de gens osent mettre, à partir d’une pratique née de « religions antiques », le dossier médical de la circoncision sur la table. Le silence est pesant sur cette question. Un débat devrait naître…

L’acte de circoncire devrait en effet être, au XXI° siècle, la conséquence d’une réflexion avertie. Les problèmes de société, de religion, les problèmes médicaux, les problèmes juridiques ou ceux de la liberté de choix dont chacun devrait disposer, avant l’âge adulte comme après, sont évacués par l’appel constant et convenu à la tradition millénaire et au respect des usages familiaux. Pourquoi ?

A nous d’examiner ici ce sujet de la manière la plus logique qui soit, sans a priori, en observant la morphologie et la physiologie de l’humain de sexe masculin.

Les mères commencent à être mieux informées mais connaissent-elles les tenants et les aboutissants de l’organe sexuel de leur garçon ? Une femme connaît-elle le corps d’un garçon qui vient de naître et le développement d’un enfant mâle ? Comment peuvent-elles, en toute connaissance de cause, prendre les décisions les meilleures pour l’avenir du bébé ? Il leur suffit peut-être d’apprendre.

Observons d’abord l’appareil génital masculin, son fonctionnement, certains dysfonctionnements, fréquents ou possibles. Puis, les techniques médicales et leurs conséquences permettront de décrire ce qu’est la circoncision, en quoi consiste t’elle et quelles sont les pratiques sociales qui conduisent à cette pratique venue d’un autre âge.

L’appareil génital masculin

L’appareil génital des êtres mâles comporte sur le plan externe la verge et les testicules. Les testicules, appelées communément «  bourses », glandes plus ou moins grandes qui fabriquent les spermatozoïdes et qui se déchargent, en cas de copulation, au moment de l’éjaculation créée par le plaisir. Ce sont deux glandes productrices  extérieures au corps, qui peuvent se rapprocher des ovaires chez les femmes qui sont, eux, internes et produisent les ovules qui sont fécondées au contact avec un spermatozoïde. L’appareil génital lui-même consiste en la verge qui se confond au repos avec l’appareil urinaire (urètre). La verge se termine par un renflement qui s’appelle le « gland » et qui est recouvert d’une peau dont il s’écarte au moment de l’érection ou de la copulation.

Distinguons plusieurs parties majeures de ce membre, devenant organe sexuel :

  • Le conduit, l’urètre, consistant en un canal urinaire entouré de tissus pouvant se gonfler de sang, au signal déclenché par le cerveau. La verge devient turgescente ce qui crée un gonflement et engendre ce qu’on appelle l’érection.
  • A l’extrémité du membre se trouve une protubérance, le « gland », qui est une « muqueuse sensible ». Cette partie se gonfle un peu plus que les autres tissus lors de l’érection et surtout lors de l’accouplement et se trouve doté d’une grande sensibilité. Elle présente un anneau (base du gland) particulièrement sensible et qui joue un rôle important lors de l’accouplement en terme de contact vaginal, de sensibilité, voire de mécanisme de rétention de la verge au sein du vagin. La forme du gland révèle en quelque sorte que le membre est aisé de rentrer dans un espace lubrifié, et permet plus de contact pour en sortir du fait de cet anneau. D’où l’acte de va et vient. Cette hyper sensibilité du gland (comparable à la grande sensibilité du clitoris féminin) et de l’anneau qui est à sa base est un élément déclencheur du plaisir et de l’éjaculation.
  • L’ensemble du membre, y compris le gland, est recouvert d’une peau extensible dont l’extrémité (qui recouvre entièrement le gland jusqu’à l’orifice) est appelé : « le prépuce ». Cette bande de peau est utile puisqu’elle possède quelques milliers de terminaisons nerveuses. Lors de l’érection, le prépuce rejoint la peau de la verge et peu à peu ou complètement le gland qui se trouve alors  » à découvert « . Lorsque l’érection se termine, la peau reprend sa place si le sexe perd son érection ou bien la main l’aide à la reprendre et à recouvrir à nouveau le gland qui, lorsqu’il n’est pas recouvert, se trouve plus sensible encore. Voire possiblement un peu douloureux. Il ne peut pas, en fait, rester non recouvert sans finir par gêner au contact de quoi que ce soit, y compris un contact, un drap, un sous-vêtement …
  • Le gland et le prépuce sont attachés. Le prépuce est relié à la base du gland et se resserre au niveau de l’origine (du méat urinaire) qu’il recouvre même complètement chez le jeune garçon (comme un morceau de peau qui peut apparaître inutile lorsqu’il est plus long que le gland). Il peut être plus grand surtout chez le bébé. Il peut être moins grand parfois dès le début de la croissance. Le gland n’est pas simplement sphérique : il comporte un canal inférieur relié par ce qu’on appelle « le frein », relié à la peau du prépuce. Ce frein est « plus ou moins » le point de de la virginité du garçon comme l’hymen l’est nettement pour la fille (mais pas toujours). Or, des actes (notamment maternels inconscients !) de retrait forcé du prépuce par pression sur la verge d’un bébé peuvent briser ce frein (geste à ne pas faire). En fait, le frein sera (en principe) détendu ou brisé lors de la première pénétration d’un garçon et parfois un très petit saignement peut être alors plus ou moins perçu.

Durant l’adolescence, il est possible, voire fréquent, que des actes d’excitation forte, de « pollutions nocturnes » d’un garçon, ou de masturbation, durant le sommeil ou en demi-sommeil tourmenté, provoquent ce décalottage avec cette tension sur le frein tout simplement sans l’approche d’un partenaire.

Lorsqu’il y a une légère douleur voire un saignement (peu fréquents ?), le garçon pubère sait qu’il vient de rompre un lien du petit garçon et, qu’il a perdu un peu de sa virginité masculine. Il comprend surtout qu’il a grandi et que son « appareil » est opérationnel.

Certains dysfonctionnements

Il arrive parfois que le prépuce ne puisse pas modifier sa position. Toute la peau du sexe est forcément très flexible et mobile comme un étui de la verge centrale mais le prépuce peut être exceptionnellement retenu autour du gland.

Si le prépuce ne peut pas se rétracter et descendre sous le gland, ni en position de repos ni en pleine érection, il faut intervenir manuellement ou médicalement (par une incision).

On dit « décalotter » l’action de retirer le prépuce du gland. Lorsque le sexe du garçon ne peut pas être décalotté naturellement, c’est un état anormal qu’on appelle médicalement le Phimosis. Environ un garçon sur 100 connaît un phimosis. Plus rarement le prépuce est entièrement fermé à la naissance et dans ce cas l’impossibilité d’uriner impose l’acte chirurgical immédiat. Il est permis de penser que la circoncision évite de se poser la moindre question au sujet du Phimosis … Il est tellement plus facile de couper tout … à tout le monde !

Lorsque l’orifice préputial est trop étroit, peuvent survenir les conséquences suivantes :

  • Difficultés hygiéniques. Lorsque le nettoyage des parties génitales n’est pas fait régulièrement (quotidiennement), notamment dans les pays sans douche ou sans espace personnel de douche (il faut qu’elle soit prise le corps entièrement dénudé), ou bien lorsque la toilette intime n’est pas possible entièrement du fait du non décalottage du prépuce, l’accumulation des sécrétions du gland sous le prépuce crée une sorte de « fromage » que les jeunes garçons découvrent au moment de la puberté, en même temps qu’ils découvrent le nouvel appareil génital et peu à peu ses érections répétées et quasi automatique chaque matin.
  • A défaut de pouvoir laver l’ensemble du gland – il est partiellement retenu par le frein – des rougeurs peuvent apparaître au contact entre le gland et le prépuce, proche du méat urinaire et parfois même un affreux bouton au bord du prépuce. C’est un signe de début d’infection. Il convient alors de traiter et de nettoyer régulièrement. Il est difficile de désinfecter avec des produits vifs car le gland recouvert est une muqueuse sur laquelle on ne peut panser comme on le ferait sur de la peau. Dans certains cas, par facilité et pour éviter que « cela ne recommence » le médecin conseillera la circoncision, la posthectomie ou la plastie, du prépuce. D’où l’intérêt important de l’hygiène (et de l’information des mères).
  • Érections douloureuses. Lorsque l’orifice prépucial est trop petit pour laisser passer le gland les érections sont alors douloureuses et difficiles. Le verge se gonfle, le gland se gonfle mais reste enfermé au niveau de l’orifice prépucial. Parfois une petite partie seulement du gland se présente vers l’extérieur de manière turgescente et l’érection est source de souci et de peine. Ceci retarde le plus souvent les rapports sexuels des jeunes gens concernés.
  • Accouplement difficile. Lorsque le gland ne se décalotte pas, l’accouplement peut être difficile, douloureux et/ou de moindre source de plaisir. La conséquence est le plus souvent alors l’absence d’éjaculation puisque la gêne trouble le plaisir. La douleur chez le garçon peut alors durer si elle ne met pas fin prématurément à l’accouplement ou à  l’érection elle-même.

Dans tous ces cas – qui expliquent en grande partie les diverses traditions de circoncision prématurée à travers le monde – le praticien doit entreprendre un acte chirurgical. La pratique d’une incision circonférentielle autour de la base du gland, s’appelle la prosthectomie, circoncision partielle pour les jeunes hommes connaissant ces difficultés.

Dans le cas où le prépuce semble pouvoir se retirer du gland mais avec difficulté, du fait d’un resserrement de la peau à proximité de l’extrémité de la verge, ce sera simplement la « plastie » qui sera effectuée, à savoir conserver le prépuce tout en élargissant l’orifice prépucial trop étroit. Une décision moins radicale que la circoncision qu’il faut suggérer au chirurgien souvent favorable à l’ablation, parce que plus simple à réaliser !

Aujourd’hui, la plastie est aussi souvent sacrifiée au profit de la circoncision pour des raisons médicales liées à la prévention des maladies sexuellement transmissibles (MST). La transmission du SIDA et des MST est de fait facilitée par le biais du manque d’hygiène dans le recoin d’un prépuce. Le risque serait moins grand sans prépuce. C’est devenu facile d’affirmer que ciconcire est bon pour la prévention du VIH. Il y a bien d’autres moyens de prévention !

En quoi consiste la circoncision ?

La circoncision – mot d’origine latine circumcisio, signifiant : couper autour – consiste bien en l’ablation totale de la peau du pénis qui recouvre l’extrémité de la verge autour du gland.

L’ablation chirurgicale, l’opération s’appelle posthectomie en médecine, consiste à couper le morceau de peau qui recouvre le gland, appelé « le prépuce ».

Elle se fait parfois, hélas, de manière bien peu chirurgicale dans bien des pays en voie de développement, et même ailleurs… C’est-à-dire de manière très artisanale sur le bébé, en tirant la peau – avec de simples pinces – et en la coupant en évitant de toucher à l’urètre. Cette opération, même en clinique, n’est pas sans risque. Notamment de couper l’urètre… mais aussi des risques d’une infection qui peut survenir des suites de l’opération.

La circoncision peut être totale  et, dans ce cas, le chirurgien pratique à la base du gland une incision circonférentielle du prépuce. Lorsqu’elle est partielle, elle peut s’avérer plus tard inesthétique. Cependant la circoncision partielle peut maintenir une certaine flexibilité de la peau vers le gland et favoriser à la fois le maintien de la sensibilité d’une partie du gland et d’autre part le plaisir de la masturbation qui est un des points sensibles de la circoncision ou des conséquences de la circoncision.

  • Deux différentes interventions peuvent se faire la Prosthectomie et la Plastie. Dans le premier cas, c’est une circoncision partielle qui conserve une partie du prépuce et intervient souvent chez des adultes, la seconde est un simple élargissement de l’extrémité du prépuce qui intervient chez des adolescents lorsque l’érection n’est pas totale ou lorsque l’accouplement ne procure pas la fin attendue.

Le Phimosis est, en effet, une particularité naturelle qui intervient chez 1% des garçons sous la forme d’un gland enfermé par un prépuce presque fermé (plus rarement complètement fermé). Une intervention de circoncision très partielle apparaît alors normalement souhaitable. Sinon, le gland enfermé dans le prépuce ne pourra pas sortir dans sa position sexuelle turgescente et sera source de douleurs. En principe d’ailleurs, à l’adolescence, par masturbation ou au premier rapport amoureux, l’effort de turgescence conduit à une petite rupture saignante du frein.

Quelles sont les conséquences de la circoncision ?

Les risques immédiats liés à la circoncision sont ceux inhérents à toute opération chirurgicale. Ils sont, bien sûr, accrus lorsque les praticiens ne sont ni des chirurgiens ni des médecins. Il s’agit d’un coup de bistouri mal placé ou trop profond, ce qui va entrainer des saignements et des lésions dont certaines peuvent être dramatiques lors de la puberté, et même avant ou après…  Le lésion de l’urètre est un dérapage d’une circoncision ratée et peut être poursuivie en justice dans certains pays, notamment en Europe.

L’autre conséquence courant est l’infection car pendant trois jours les tissus coupés doivent être traités sinon ils peuvent naturellement s’infecter. Aussi des crèmes et des médicaments sont-ils vivement recommandés pour cautériser le mieux possible la plaie après opération.

La coupure d’un morceau de peau du corps humain est une opération chirurgicale qui laisse une trace à vie. Irrémédiable à cet endroit.

La cicatrice qui en résulte peut rester sensible voire douloureuse pendant plusieurs semaines. Elle disparait totalement ensuite. Cependant, à terme de quelques mois ou quelques années, elle peut devenir rétractile ou complètement inesthétique chez l’adolescent. Ces « parties » du corps ne sont pas vues de la famille, dans les pays où on la pratique, alors qu’en Asie où l’on ne pratique pas la circoncision, les petits garçons sont nus les premières années. Personne ne remarque la moindre cicatrice. Les conséquences restent cependant marquées durant l’adolescence de l’enfant et, porte des effets sur ses premiers contacts amoureux, sans qu’il en est toujours conscience !

Toute cicatrice inesthétique, néanmoins, peut créer un handicap psychologique certain lors des premiers attouchements et peut engendrer des attitudes particulières, notamment lorsque le garçon observe sa « différence ».

D’autres risques sont bien plus graves à terme :

Le gland peut ne pas apprécier de se trouver décalotté en permanence et peut « réagir » de manière négative. Dans tous les cas, il va évoluer à commencer par la disparition progressive des sécrétions naturelles de cet organe. Cette absence de protection facilite certes l’hygiène (la toilette) mais elle ne facilite pas l’accouplement, le gland n’étant plus par lui-même humidifié et glissant. On comprend ici que la sexualité s’en trouve forcément modifiée, négativement pour les hommes et plutôt positivement pour les femmes.

Plus grave mais assez exceptionnelle est la « nécrose » du gland. Dans bien des cas, le grand n’étant plus retenu pas le prépuce va voir son anneau plus libre et donc plutôt plus élargi. Dans certains cas, le gland sera moins épanoui et aura tendance à diminuer de taille, tout en perdant ses qualités, principalement sa sensibilité. Dans ces cas-là, il peut arriver que l’orifice urinaire lui-même se rétracte ou se rétrécisse, alors que c’est l’inverse dans la cas d’un gland épanoui, il s’ouvre et s’allonge.

Dans tous les cas de circoncision, dans la durée, le temps joue peu à peu vers une perte de sensibilité du gland.

Sans circoncision, le gland est naturellement l’organe majeur de la sensibilité sexuelle de l’homme. C’est la partie sensible du membre sexuel.

En cas de décalottage permanent, le gland qui touche alors en permanence les sous-vêtements (ou le sarong ou la robe ou le pantalon !) perd au fil du temps de sa sensibilité.

Sur un forum internet, un quinquagénaire nouvellement circoncis pour raison médicale se plaint de ne plus parvenir à jouir lors de l’accouplement. En fait, les accouplements durent plus longtemps en cas de circoncision puisque l’homme a plus de mal à exciter le gland  et à atteindre le réseau complet de la jouissance. Un non-circoncis (un mâle normal) reçoit dans son cerveau le contact de la muqueuse qui s’ajoute à l’émotion du plaisir de l’instant.

Certaines femmes peuvent ressentir des douleurs de frottement d’une peau moins glissante parce que plus sèche chez un homme circoncis. D’où parfois l’ajout de gel facilitant la pénétration.

Pour les mêmes raisons, la masturbation manuelle masculine est rendue beaucoup plus difficile mécaniquement. Les hommes privés d’accouplement sont dans la difficulté d’auto-jouissance ou de recherche d’éjaculation pour calmer un besoin non satisfait.

L’action d’agitation de la peau du membre sexuel qui ne remonte pas sur le gland, ou parfois de frottement sur un gland qui a perdu de sa sensibilité, ne conduit pas de la même façon au sentiment de plaisir que le geste d’un membre recouvert. Aussi, le prépuce participe t-il à la souplesse de la peau et du mouvement.

II – Pourquoi se fait-on circoncire ?

  • Raison sociale

La circoncision est rarement volontaire, on se retrouve circoncis depuis l’enfance. C’est un phénomène de pérennité, le père est circoncis et veut que son fils le soit. La circoncision intervient alors peu après la naissance du bébé ou quelques mois ou quelques années plus tard.

La circoncision est un marqueur d’identité au sein de certains groupements sociaux. L’enfant doit être conforme à la lignée. Les ancêtres étaient circoncis, le nouveau le sera aussi… Tout le monde doit être pareil dans une même communauté, l’ablation du prépuce est identitaire comme peuvent l’être des tatouages au autre signes corporels. C’est un phénomène de cohésion sociale.

De plus, être circoncis rend l’image du sexe plus masculin. Ce serait donc un élément de virilité ? Pourtant les Grecs qui passent pour des guerriers virils et connaissant des pratiques homosexuelles, n’étaient pas circoncis comme le révèlent bien des statues antiques.

A la Cour d’Angleterre, depuis plusieurs siècles, les descendants mâles sont circoncis. Cependant, la Princesse Diana, preuve de sa modernité s’il en faut, a refusé la chose pour ses deux fils William et Harry.

Dans le monde anglo-saxon, le XIX° siècle a tenté de lutter contre les pratiques de masturbation des jeunes. Une des techniques pour la limiter s’est trouvée être la circoncision. En effet, les sexes circoncis connaissent des difficultés pour le plaisir manuel ! La masturbation est plus difficile sans la peau et, de ce fait, la jouissance est bien moins fréquente. Circoncire est donc efficace pour diminuer le plaisir personnel d’un être. Et ainsi réduire le risque de masturbation pratiquée entre garçons dans les écoles ou autres. D’où intervention de la morale (parentale, éducative, sociale, religieuse ?) sur l’intégrité du corps.

Dans l’intimité des familles, certains jeunes parents ignorants – le plus souvent la mère  – tentent de décalotter le nouveau né mâle pour vérifier qu’il peut l’être comme celui d’un adulte. Erreur. C’est une pratique regrettable, sans intérêt, ni pour l’hygiène la plupart du temps, ni pour prévenir l’évolution de la verge à l’adolescence. Elle relève plutôt d’une sorte de sadisme ou d’attouchement intime sans fondement, alors que certains gestes ou certaines douleurs pourraient peut-être faire naître des traumatismes ultérieurs. De plus, ces gestes altèrent la virginité comme pour une petite fille. Quel que soit l’âge, le décalottage est douloureux. La douleur ne doit pas venir de la mère. Une bonne hygiène avec des produits appropriés est uniquement nécessaire dès lors que le médecin de la maternité ou le médecin de famille a fait son observation.

Il vaut mieux laisser le garçon s’arranger avec son corps. Il le découvrira à l’adolescence et saura se comparer aux autres et prendre soin de ses attributs.

Ajoutons, au chapitre social, que la circoncision n’est pas remboursée par les diverses compagnies d’assurances. Elle n’est donc pas un acte encouragé dans un état laïc, bien au contraire ! De plus, bien des médecins sérieux estiment que pratiquer cet acte chirurgical est contraire au serment d’Hippocrate de préserver la vie et l’intégrité de la vie.

Cela est bien un acte inutile.

  • Raison religieuse

La plupart des Musulmans sont circoncis. Avant l’Islam, ce sont les Juifs qui ont créé cette tradition millénaire. Ils l’accomplissent le septième jour après la naissance. Chez les Musulmans, on retrouve le même chiffre biblique : la circoncision se fait avant l’âge de sept ans !

La circoncision ne figure pas dans le Coran. Ce n’est donc pas un précepte coranique. Mais elle figure dans plusieurs HADITHS et elle est pleinement respectée par les adeptes de la religion islamique. Elle tient au respect que portent les Musulmans au prophète Abraham qui se serait « dit » circoncis mais qui ne l’a pas écrit ! Qu’en sait-on ?

D’évidence, autrefois, c’était une nécessité hygiénique. Dans des pays chauds, sans lavage régulier, sans structure sanitaire … la muqueuse de la verge peut s’infecter.

Jésus était circoncis (roi des juifs ?) et une cérémonie en garderait le souvenir. Mais l’Évangéliste Saint-Paul – qui ne l’a pas connu ! – est le seul à aborder le sujet. Les premiers Chrétiens n’étaient d’ailleurs pas circoncis.

  • Raison médicale

Orifice prépucial trop étroit qui a pour conséquences :

  • Des difficultés d’hygiène puisque le gland ne peut pas être nettoyé de ses sécrétions permanentes qui accumulent un résidu « fromager » ! D’où parfois des infections qui peuvent se développer sous le prépuce et qui peuvent devenir douloureuses en rendant le gland malade et hypersensible.
  • Depuis toujours, on justifie la circoncision par des raisons hygiéniques. Il n’en est rien. C’est un faux discours. C’est surtout une explication qui n’a plus de raison d’être dès lors qu’une population a accès à l’eau et à la douche quotidienne.
  • Lorsque l’orifice est trop étroit, l’érection peut devenir douloureuse puisque le gland ne peut pas se gonfler entièrement parce qu’il est coincé par un anneau prépucial trop petit et qui n’est pas assez extensible.
  • Forcément, si l’hygiène du pénis n’est pas bonne, les chances de développées de maladies sont plus grandes. Ce sont les MST. Puisque le pénis circoncis est plus hygiénique, il est aussi recommandé de circoncire pour être moins transmissible de MST.
  • L’épidémie de Sida à travers le monde a véhiculé également des contre-vérités. Il est faux de dire que le virus du sida se répandrait et se transmettrait plus aisément chez les hommes non décalottés que chez les hommes circoncis. Des médecins ont répandu ces dires en Afrique, sur la base de l’hygiène face aux MST, alors que l’OMS n’a jamais pris cette position erronée.
  • Les cas de VIH seraient, selon des études récentes sérieuses, notamment aux USA, moins fréquents chez les sujets circoncis. De même pour le cancer du gland.

La première dodécennie du XXI° siècle semble commencer à réfléchir à ce phénomène qui ne cesse de prendre de l’ampleur sans réaction des communautés médicales et sans souci du cadre juridique des grandes démocratiques. Cependant, grande première, Il y a quelques années, une revue médicale allemande s’est interrogée sur l’opportunité de freiner la circoncision des enfants dans l’Allemagne réunifiée. Un tribunal a confirmé la désapprobation publique.

  • Raison plaisir

La notion de plaisir sexuel est propre à chacun dans son intimité. Cependant il existe des constats épidémiologiques hospitaliers qui révèlent des différences selon que le pénis est circoncis ou non. En effet, la circoncision est parfois pratiquée chez les adultes.

On peut en effet choisir à l’âge adulte de se faire circoncire pour accroître le temps du plaisir lors de l’accouplement. En effet, des hommes, à éjaculation précoce répétée, choisissent l’intervention chirurgicale et la libération du gland hors de la peau puisque de toute évidence la perte de sensibilité accroit la durée de la copulation pour attendre la phase finale.

Ces interventions « plaisir » confirment que la question de la circoncision n’est pas neutre du tout et qu’elle devrait faire partie des choix possibles d’un adulte et non demeurer une mutilation définitive imposée aux enfants par leurs parents.

La prise de conscience se confirme au fil des ans chez les juristes allemands, en avance également sur la définition des genres. Fin juin 2012, un Tribunal de Cologne a surpris tout le monde en condamnant un médecin qui avait raté un acte de circoncision sur un enfant musulman de quatre ans, d’avoir porté atteinte au « droit fondamental » à l’intégrité physique d’un enfant.

Le Conseil de coordination des Musulmans d’Allemagne s’est élevé contre cet arrêt risquant de faire jurisprudence alors que la circoncision des enfants musulmans et Juifs roule depuis des millénaires à travers le monde ! Être contre la circoncision, ce n’est pas être contre une religion.

Ma foi ! regardez les choses en face.

Couper un bout du pénis d’un garçon c’est comme couper le clitoris des filles !

Il serait temps de mettre fin à des millénaires de pratiques barbares qui n’ont souvent comme légitimité que des aspects occultes ou religieux, sans aucun fondement avec des préceptes qui auraient un sens ou même simplement une base théologique.

Les Juifs sont la plus ancienne civilisation qui pratique et véhicule cette ablation sur tous les garçons dès le plus jeune âge, non seulement sans leur demander leur avis, mais aussi sans autre fondement qu’une marque physique qui permet de se reconnaître d’une même famille ayant les mêmes pratiques. Rentrer dans un clan.

La perte d’une zone érogène, l’une des plus directement liée au sexe et au plaisir de l’accouplement, est une chose odieuse que les garçons circoncis ne connaissent pas. Et pour cause.

Outre ce point, la perte du glissement du pénis est aussi un facteur mécanique qui entrave les actes sexuels quels qu’ils soient. Il est pourtant un élément fourni par la nature et qui a sa raison d’être. On retrouve d’ailleurs cette faculté chez la plupart des mammifères sans que personne n’imagine de … couper quoi que ce soit. Les hommes sont encore des sauvages.

Le gland dégagé du prépuce vieillit plus vite. Par un phénomène de kératinisation, il perd peu à peu sa qualité de muqueuse et développe une simple « peau » qui le protège (puisqu’on a ôté sa protection !). Il y a un phénomène de perte progressive de sensibilité du gland dès lors qu’il n’est plus couvert. Le gland devient sec et rugueux. De plus, il sera, selon les coutumes vestimentaires de chaque pays, frotté sans cesse par un vêtement ou un sous-vêtement, et il perdra sa sensibilité et l’érection ne fonctionnera plus avec les mêmes moteurs.

Cette perte de sensibilité conduit aussi parfois les jeunes garçons circoncis à placer leur pénis entre leur jambe, tourné vers l’anus, comme pour éviter le frottement d’un vêtement ce qui conduit celui-ci avec le temps à se courber de manière non naturelle, dans un sens inverse de celui de la nature et peu propice à la qualité de la pénétration lors de la copulation (la courbe de la banane s’inverse).

La pénétration d’un pénis circoncis peut s’assimiler à un pénis protégé par un préservatif. La perte de sensibilité est évidente. La femme peut en souffrir et perdre en partie ses sécrétions vaginales, ce qui rend alors l’acte sexuel plus difficile et conduit à des orgasmes tardifs assortis de douleurs.

L’ESPOIR

Une étude américaine de 2007 vient renforcer nos observations et nos connaissances sur le sujet (Chercheur Sorrells). Une autre, danoise, sur les conséquences de la circoncision sur les rapports sexuels confirme que l’acte d’amour n’est pas le même, tant pour les hommes que pour les femmes.

Fin juin 2012, un Tribunal de Cologne en Allemagne a surpris tout le monde en condamnant un médecin qui avait raté un acte de circoncision sur un enfant musulman de quatre ans, d’avoir porté atteinte au droit fondamental à l’intégrité physique d’un enfant.

Le Conseil de coordination des Musulmans d’Allemagne s’est élevé contre cet arrêt risquant de faire jurisprudence alors que la circoncision des enfants musulmans et juifs roule depuis des millénaires à travers le monde sans que personne ne s’en insurge ! Dans les pays civilisés, on progresse quand même,

même si ces pratiques demeurent !

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Il serait temps de mettre fin à des millénaires de pratiques chirurgicales barbares ! Elles n’ont souvent comme légitimité que des aspects occultes ou religieux, sans aucun fondement avec des préceptes qui auraient un sens ou même simplement une base théologique.

Les sociétés occidentales d’aujourd’hui ne peuvent plus justifier la pratique de la circoncision uniquement pour des raisons sanitaires ; ça suffit.

Les Juifs pratiquent cette ablation sur tous les garçons dès le plus jeune âge, non seulement sans leur demander leur avis, mais aussi sans autre fondement qu’une marque physique corporelle qui permette de « se reconnaître » d’une même famille ayant les mêmes pratiques … dont le pouvoir matriarcal n’est pas près à se défaire.

Aujourd’hui où les fous de dieu du Jihad n’ont plus la même vision – le sens de la vie et de la mort – que le reste des humains, particulièrement dans les pays en guerre, allez donc tenter de leur enseigner ceci : préserver un petit bout de prépuce et se garantir à vie du plaisir.

Impossible.

De plus, les puissants de ce monde, et les oligarques, et les mollahs, sont peut-être en grande majorité eux-mêmes circoncis ! Tradition oblige. Comment un circoncis peut-il comprendre le présent texte et connaître réellement le problème soulevé puisqu’il ignore tout de la sensibilité d’un gland-muqueuse ?

Le seul argument médical qu’ils peuvent invoquer est que l’absence de prépuce réduit fortement le risque de transmission de maladies sexuellement transmissibles. C’est le discours abscons des médecins bien peu courageux, à tendance archaïque, que l’on répète à souhait depuis l’invasion du HIV dans les pays développés.

N.B. : Il reste une recherche à entreprendre dans le lien entre circoncicion et insatisfaction sexuelle et … violences. Pourquoi pas dans les prisons.

Il pourrait (c’est une intuition !) y avoir un rapport entre le crime et le sexe masculin qui ne parvient pas à jouir. Parmi les violeurs condamnés et emprisonnés, combien sont-ils circoncis ? Voici une étude possible à réaliser dans les pays occidentaux si m’adminitration le permet. En effet, lorsque le pénis ne parvient plus à jouir, le cerveau ne peut-il pas « se dérégler » en vue d’y parvenir, jusqu’à la violence. Et l’on sait que la répétition de la violence conduit à la criminalité. Que des étudiants dans différentes branches se saisissent de la question !

La proportion de condamnés circoncis (pour actes de viol ou de violence) pourrait être parlante en terme de statistiques si l’on décomptait systématiquement la circoncision dans les prisons des pays où la circoncision n’est pas répandue. Facile d’ailleurs techniquement à l’entrée des détenus qui sont déshabillés à l’entée des lieux de détention. Statistique manquante et peut-être parlante pour les analystes.

Si cela s’avérait révélateur il serait possible de penser qu’avec moins de circoncision, il y aurait peut-être un peu moins de violence. Le débat s’ouvrirait enfin !

Hommes de tous les pays, « sortez couverts ». « Couvrez » vos garçons avec leur peau naturelle et dénonçez ce tabou et cette pratique inacceptable et inculte qu’est la circoncision. Ne perpétuez pas ce crime.

Jean Morel de Froissart

5 réflexions sur “La circoncision en question !

  1. Je suis tout à fait d’accord avec vous dans votre combat contre cette mutilation. Je partage vos propos, si ce n’est un détail qui n’est pas tout à fait exact, dans votre description anatomique du prépuce, et plus exactement du frein. Vous dites qu’il est la « virginité » masculine.
    « En fait, ce frein est brisé lors de la première pénétration d’un garçon et le plus souvent un petit saignement est constaté ».
    Ce n’est pas exact, et le frein n’est pas le pendant de l’hymen. Contrairement à votre affirmation, il ne se rompt pas lors de la première pénétration. Chez la grande majorité des hommes non-circoncis, il reste intact la vie durant. Cependant, il peut arriver qu’il se déchire partiellement, ou complètement lors du premier rapport, mais pas forcément ; ce peut être parfois au cours de la vie sexuelle. Cela peut survenir aussi lors d’une masturbation.
    Ce qui exact par contre, c’est que cette idée d’assimiler la frein à l’hymen est assez répandue chez beaucoup de personnes ou de sociétés quelque soit le lieu ou le pays. Il s’agit plus d’une « croyance » que d’une vérité. Mais cela fait qu’un certain nombre d’adolescents, mal dans leur peau ou mal renseignés, souvent inquiets avant leur premier rapport sexuel, par peur d’être reconnus comme puceaux, tentent de rompre leur frein volontairement. En soi, ce n’est pas très grave, si ce n’est que cela peut déclencher un saignement, assez abondant chez certains (rupture de l’artère du frein), une douleur plus ou moins vive selon les individus, La perte du frein, qui est le point sensoriel le plus réceptif du pénis, entraîne de facto, une perte de sensibilité au niveau du gland. Ce qui peut être bénéfique chez les hommes souffrant d’éjaculation précoce d’ailleurs.
    A noter aussi, que chez certains hommes, le frein est un point de concentration tel du plaisir, qu’il les entraîne à intensifier l’excitation de ce point précis de diverses façons. Cela peut être par de fortes tractions dessus, parfois jusqu’au point ultime de la rupture, ou des piercing destinés à recevoir des anneaux dont la manipulation intensifie la montée du plaisir.

    Aimé par 1 personne

    • Je vous remercie de votre affirmation et je la partage. En effet, j’ai été un peu trop vite sur le rapprochement avec la perte de virginité et l’hymen. C’est exact. Cependant, à mon avis, chez certains garçons, le décalottage, et le recalottage, peuvent ne plus être exactement le même après une première expérience, le plus souvent masturbatoire. D’ailleurs, lorsque le gland turgescent est important l’action de recalotter manuellement peut se faire. action tellement naturelle. Ce qui renforce l’idée d’un prépuce qui est protecteur. Merci de votre apport. JMDF

      Aimé par 1 personne

  2. Vous signez un texte très complet et oui il faut pouvoir faire émerger un débat sur la circoncision. C’est une atteinte manifeste aux droits des enfants et aux droits de l’homme.

    J’ai quelques remarques :

    Il est à noter que l’UNICEF a une position neutre en ce qui concerne les circoncisions rituelles. Cependant cette position neutre fait complètement abstraction de la douleur des circoncisions pratiquées sans anesthésie et des complications parfois graves, en particulier dans les pays en développement.
    Lien : https://ladagueetlefourreau.wordpress.com/2020/06/10/circoncisions-sans-anesthesie-et-sans-consentement-unicef-france-doit-sortir-du-silence/

    « Supprimer dès la naissance le plaisir de la femme pour le seul besoin de l’homme (ou le respect des traditions) est une avancée vers les droits de la femme et de l’enfant. »
    Il y a une erreur dans le sens de la phrase il me semble.

    « 90% des Juifs, 70% des Musulmans, 10% seulement des autres »
    10 % des Juifs plutôt, non ?

    « En fait, le frein sera (en principe) détendu ou brisé lors de la première pénétration d’un garçon et le plus souvent un petit saignement est alors plus ou moins constaté. »
    Sur quelles sources vous appuyez-vous ? Je suis un peu surpris par ce passage.

    « Aussi des crèmes et des médicaments sont-ils vivement recommandés pour cautériser le mieux possible la plaie après opération. »
    Cautériser ? Faire cicatriser plutôt.

    « en Asie où l’on ne pratique pas la circoncision, les petits garçons sont nus les premières années »
    Ce n’est pas vrai de toute l’Asie : la circoncision est pratiquée aux Philipines et en Indonésie notamment.

    « Cette absence de protection facilite certes l’hygiène (la toilette) »
    Je ne suis pas d’accord : décalotter prend 1 seconde. Laver son pénis n’est pas plus difficile ensuite.

    « On comprend ici que la sexualité s’en trouve forcément modifiée, négativement pour les hommes et plutôt positivement pour les femmes. »
    Je ne comprends pas ce passage : positivement pour les femmes ?

    « les Grecs qui passent pour des guerriers virils et connaissant des pratiques homosexuelles, n’étaient pas circoncis comme le révèlent bien des statues antiques. »
    Il est à noter que les Grecs considérait la circoncision comme une mutilation.

    « Ajoutons, au chapitre social, que la circoncision n’est pas remboursée par les diverses compagnies d’assurances. Elle n’est donc pas un acte encouragé dans un état laïc, bien au contraire ! »
    Mais la circoncision rituelle est remboursée par la sécurité sociale par le biais d’une arnaque à la circoncisions où des médecins complaisants diagnostique un faux phimosis pour faire passer une circoncision rituelle pour une circoncision médicale et ainsi faire fonctionner l’assurance maladie pour le remboursement.

    « Avant l’Islam, ce sont les Juifs qui ont créé cette tradition millénaire. »
    Avant le Judaïsme il y avait l’Égype antique. On pense d’ailleurs que le Judaïsme a emprunté la circoncision à cette civilisation.

    « Des médecins ont répandu ces dires en Afrique, sur la base de l’hygiène face aux MST, alors que l’OMS n’a jamais pris cette position erronée »
    L’OMS défend l’utilisation de la circoncision contre la propagation du VIH dans les zones à très forte prévalence du VIH.

    « Couper un bout du pénis d’un garçon c’est comme couper le clitoris des filles ! »
    On ne peut pas mettre ces deux mutilations sur le même plan. Notons cependant que le gland du clitoris a lui aussi un prépuce qui est l’homologue du pénis et que son ablation est quasi universellement considérée comme une forme de mutilation sexuelle.

    Voir dans la circoncision un symbole du pouvoir matriarcal ne me paraît pas évident.

    « De plus, les puissants de ce monde, et les oligarques, et les mollahs, sont hélas en grande majorité circoncis ! »
    Cette affirmation vous appartient. De même qu’il ne faut pas sous estimer les dommages de la circoncision, je pense qu’il ne faut pas tomber dans une espèce de travers inverse qui consisterait à faire de la circoncision la source de tous les maux.

    Enfin concernant le passage sur le viol, que la circoncision engendre de la violence est évident : par l’acte même ou la colère qu’elle peut susciter chez certains hommes circoncis. Cependant émettre l’hypothèse qu’elle serait à l’origine d’un plus grand nombre de viols est très discutable. Le viol a fait partie de nombreuses sociétés, que ses hommes soient circoncis ou non. S’engager dans la voie d’un lien entre viol et circoncision me paraît inutile voir même dangereux. Il ne faut pas se tromper de combat.

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